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BRE DE LA SOCIÉTÉ ANATOMO-CLINIQUE DE TOULOUS

rSEIGNEMBNT

MAMELLK — THORAX

L’Extirpation du Cancer du sein (1 vol. in 8, 245 pages, 38 figures, chez A. Maloine, éditeur, Paris, 1903).

Ce livre a pour origine le mémoire que je présentai en 1901, à l’Académie de médecine, sur le sujet suivant mis au concours du prix Daudet : Des meilleures méthodes chirurgicales à opposer au cancer du sein. La question étant d’actualité, comme le montraient les articles et monographies qui se publiaient en France et à l’étranger, je crus bon de tenter une mise au point et je refondis

dans ce sens mon mémoire couronné.

Dans ce parallèle entre l’ancienne technique et celle de Halsted, toute nécessité reprendre la question avec des docuomo-palhologiques, pour montrer que c’était une impar-

il fallait de

dans quel esprit était comprise, hier encore, l’o cer mammaire, alors que, dès 1867, un véri Ch. Moore, avait réagi contre cet esprit étroit fallait faire une opération adéquate au mal et, j tout le territoire envahi. Ce territoire comprenc

quûs et les' ganglions, territoire étendu dont j’étudie chaque

Pour la glande, d’abord, je reprends la description classique pour montrer combien elle's’éloigne des descriptions modernes du professeur Kirmisson, de Stiles, de Rieffel, de Zocher; la glande n’a plus cette forme régulièrement arrondie et par trop schématique, elle est au contraire plus irrégulière, poussant des prolonge*

le lobe inféro-externe de Zocher, le lobe sternal de Rieffel, les lobes erratiques de Stiles, enfin les mamelles supplémen-

par des lymphatiques émanés du sein, si bien qu’elle constitue une voie de propagation de la néoplasie. Aussi l’ablation complète estelle de rigueur. J’ai appelé spécialement l’attention sur une lame cellulo-fibreuse tendue entre la face postérieure du thorax et

Ceci m’amenait à examiner les arguments des adversaires de la méthode qui ont concentré toutes leurs critiques sur la légitimité dece curage. J’ai pu, grâce aux examens microscopiques récents de Fantino, et à d’autres personnels, montrer que tous ou presque tous les ganglions enlevés étaient cancéreux ; que d'autre part, il était impossible cliniquement de distinguer ceux qui sont pris de ceux qui paraissent indemnes, et, dans le doute, mieux valait les

décollements sous-cutanés de Morestin dont je me suis plusieurs fois très bien trouvé.

Lacritique de ces procédés fait l’objet du Chapitre IV.

Dès le début, je rappelle que les procédés de Boyer et de Velpeau réalisèrent toujours des opérations partielles donc incom-

Trop parcimonieuse encore était la technique de Verneuil dans son exérèse cutanée et musculaire et dont le curage par le doigtcrochet ne répond plus à la topographie précise que nous devons

. Bien au contraire, c’est à l’ablation large de la peau qu’il faut s’appliquer, « la peau du sein toute entière », dit le professeur Le Dentu; c’est l’avantage de l’incision de Halsted, de Cheyne, de

Dans un autre cas, c’était le sein du côté opposé, qui avait fourni l’étoffe, la cyclopie mammaire dura peu, car au bout de quelques semaines, le sein transplanté était revenu à sa place (fig. 29 et 37 de mon livre). Enfin dans un cas de récidive locale, dans, la cicatrice, je me trouvai gêné pour combler la brèche que je venais de faire par l’extirpation du noyau suspect, car la peau adhérait au plan costal ; j’eus recours à un petit lambeau pris à l’italienne sur le bras voisin, ce qui me donna un lambeau, bien nourri, et qui prit d’une façon parfaite.

Ligature des troncs veineux axillaires dans une amputation du sein, absence d’œdème. (Communication à la

Société de chirurgie, le 31 juillet 1902; M. DemouHn, rapporteur.)

avancé, je rencontrai des masses ganglionnaires tellement adhérentes à la veine axillaire que, dans la dissection, le vaisseau se déchira en trois ou quatre points. Je voulus faire Phémostase par la ligature latérale, mais j’éprouvai les plus grande? difficultés qui se changèrent vite en impossibilité, car les parois de la . veine codaient sous la pression des pinces, et l’hémorrhagie se reproduisait ; tenter la suture était encore plus malaisé, l’étoffe ne tenait pas le fil, je me résolus à la ligature de la veine en haut et en bas de l’aisselle. De plus, au cours de la dissection, les autres troncs afférents avaient déjà été liés, et j’avais des craintes sur llavenir de la circulation du membre.

Le lendemain et jours suivants, pas le moindre œdème ni troubles trophiques ou autres du membre. Je m’expliquai le fait en ce que la voie collatérale décrite par Langer et Kadyi, qui entoure l’artère humérale, avait dû prendre la fonction de voie principale depuis que la veine axillaire, comprimée et envahie par la néoplasie ne pouvait plus suffire à son rôle.

J’ai fait alors quelques injections sur le cadavre et j’ai été assez heureux pour retrouver et étudier les mailles de ce réseau périartériel, et je conclus que c’était à sa situation postérieure à

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