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Développement et structure du tissu tendineux [Ibid

Par divers procédés, je suis arrivé à appliquer aux tendons adultes les mêmes méthodes de fixation, de coupes et de coloration qu’aux tendons embryonnaires. J’ai suivi pas à pas les modifications que subit le protoplàsma du tendon embryonnaire pour se transformer en fibrilles conjonctives ou collagènes et j’ai pu connaître la forme et la valeur cellulaire de ces cellules tendineuses qui ont donné lieu à tant d’interprétations.*

Le tissu tendineux apparaît sous la même forme et se montre constitué par les mêmes éléments que le tissu conjonctif étudié

précédemment. C’est un complexus à protoplasma commun et à nombreux noyaux.

Le second stade se caractérise également par l’accroissement du protoplasma internucléaire et par sa différenciation en réticulum chromophile et en hyaloplasma. Pendant ces modifications, les noyaux et la portion périnucléaire du protoplasma continuent à se diviser par voie mitosique; mais les nouvelles générations nucléaires prennent une forme allongée dans la direction du grand axe du tendon.

Vers la fin de la vie fœtale et après la naissance, l’hyaloplasma du tissu tendineux subit une transformation ou condensation qui a pour effet de produire des fibrilles conjonctives ou collagènes. Sur les coupes transversales, on distingue des champs polyédriques de un g. à peine qui apparaissent en plein hyaloplasma; sur les sections longitudinales, c’est sous la forme d’une striation parallèle au grand axe du tendon que se montrent les fibrilles conjonctives. En raison de la.continuité du protoplasma des cellules originelles, les fibrilles s’étendent, dès leur apparition, d’une extrémité à l’autre du tendon.

Dans l’intervalle des faisceaux conjonctifs formés ainsi aux dépens d’une portion du corps cellulaire, persistent les noyaux, la portion périnucléaire chromophile, ainsi que les prolongements chromophiles. J’ai donné (fig. 3, p. 474, Journal de l’Anatomie et de la PhjsioL, 1900), le dessin de coupes longitudinale et transversale. Chacune des cellules originelles du tendon a pris la forme d’un prisme, allongé parallèlement au grand axe de l’organe; la zone périnucléaire chromophile occupe le centre de la cellule ou colonne prismatiquer-Des deux faces et des extrémités rayonnent des prolongements ou lames chromophiles continus avec ceux des cellules voisines.

Si l’on se borne à examiner des tendons par dissociation ou sur dés coupes épaisses, non sériées, on n’acquiert que des notions incomplètes : on isole les faisceaux de fibrilles conjonctives et on les sépare d’avec le noyau de la zone périnucléaire; la plupart des prolongements chromophiles sont déchirés et on n’aperçoit que les sériés longitudinales des lames chromophiles,. C’est ainsi qu’on est arrivé à prendre ces portions ou ces restes cellulaires .(corps /?,4ro-

plastiques, cellules plasmatiques, cellules plates) pour des cellules entières et à considérer Vhyaloplasma comme un produit, extracellulaire, une substance fondamentale.

L’étude de l’ensemble des stades de développement permet d’éviter cette méprise : l’hyaloplasma est une différenciation du protoplasma commun ; il est toujours contenu dans un réticulum chromophile et appartient à la cellule au même titre que la substance chromophile et ses prolongements. C’est cet hyaloplasma seul, et non point la substance chromophile, qui se transforme en fibrilles conjonctives ou collagènes.

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