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Grand épiploon et taches laiteuses

Dans le grand épiploon des jeunes mammifères, il existe des formations cellulaires (taches laiteuses) qu’on regarde comme des amas de globules blancs et dans lesquels se développent du sang et des vaisseaux. Il m’a paru intérèssant de voir quelle est l’histogenèse d’un organe manifestementd’origine mésodermique, comment s’y développent les taches laiteuses et quelle est leur structure,

120. — Histogenèse du grand épiploon {G. R. de la Société de Biologie,

121. — Histogenèse du grand épiploon. Développement des globules rouges et des capillaires avec une planche (Cinquantenaire de la Société de Biologie, volume jubilaire 1899).

En combinant les vues en surface avec la méthode des coupes, j’ai pu, sur le cobaye, le lapin et le chien, étudier le développement et la structure du grand épiploon et des taches laiteuses. Dans ses parties minces, le grand épiploon des jeunes mammifères est constitué par un ou deux plans de cellules aplaties qui offrent la structure et l’arrangement de cellules épithéliales ou endothéliales. Chaque cellule possède, outre le noyau, un protoplasma

composé d’un réticulum chromophile dont les mailles sont remplies d’hyaloplasma.

L’épaississement du grand épiploon se fait par division des cellules qui le constituent. Plus tard, il s’y forme des vides par résorption de certaines portions d’hyaloplasma, tandis que, sur d’autres points, l’hyaloplasma élabore des fibrilles conjonctives et le réticulnm chromophile se transforme en réseau élastique.

Là où vont se développer les épaississements localisés ou taches laiteuses, les divisions cellulaires sont plus nombreuses, et, le protoplasma, au lieu de se différencier en réticulum chromophile et en hyaloplasma, persiste à l’état de cytoplasma commun et à nombreux noyaux (tissu conjonctif primordial). Ces taches laiteuses, qui ne sont donc que des amas de protoplasma commun, servent à fabriquer des hématies : en effet, certains éléments se convertissent en masses hémoglobiques (globules rouges), tandis que d’autres persistent sous la forme de paroi vasculaire ou endothéliale. C’est ainsi que les cellules des taches laiteuses deviennent vasosangui-formatives. On voit, par conséquent, que les éléments du tissu conjonctif du grand épiploon, y compris le sang et les vaisseaux, dérivent de cellules dont la disposition et la structure rappellent celles de cellules épithéliales.

Pour la signification cellulaire des hématies, voir page 37.

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