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Structure et évolution de l’épithélium de la muqueuse

glando-préputiale du chien llhid., 1898, p. 1087).

118. Sur la structure et l’origine épithéliale des papilles der¬

miques (Ifcid., 1898, p. M47).

119 . Développement et structure du chorion de la muqueuse glando-préputiale du chien (C. R. de l'Association des Anatomistes, i" Session 1899, p. 1).

Le derme est lisse avant la naissance ; quand les papilles vont se former, on ne remarque dans le derme sous-jacent a 1 épithélium

aucune multiplication des cellules mésodermiques, aucun début de poussée vasculaire. C’est dans Vépiihélium qu’on observe des signes de division et d’accroissement : les cellules épithéliales des deux ou trois rangées profondes s'hypertropbient et leur protoplasma se différencie en réticulum chromophile et en hyaloplasma. C’est là l’ébauche d’une papille qui se présente sous la forme d’un ilôt clair au milieu du tissu épithélial; plus tard, la papille s’allonge et s’élargit aux dépens des cellules épithéliales qui l’entourent et subissent des modifications analogues. L’ébauche de la papille est donc représentée par un amas épithélial qui se différencie sur place.

A mesure que la papille croît en hauteur, sa base et ses parties moyennes se transforment : l’hyaloplasma élabore des fibrilles conjonctives et le réticulum chromophile se transforme en réticulum élastique.

Chaque cellule contribue ainsi au développement de la trame conjonctive et élastique. A la face profonde du derme, les faisceaux conjonctifs perdent peu à peu leur constitution fibrillaire et finissent par dégénérer en substance amorphe ou muqueuse qui se fluidifie et se résorbe. Les fibres élastiques acquièrent à ce niveau une indépendance complète par rapport aux cellules qui les ont élaborées. Quant aux noyaux et à la zone protoplasmique qui les entoure, ils représentent pendant quelque temps des cellules plates, puis des leucocytes mononucléaires et enfin des noyaux libres.

En ce qui concerne les follicules clos de la muqueuse glando-préputiale, ils se développent d’après un processus identique à celui qui donne naissance au tissu épithélial hyperplasié des cryptes amygdaliens. Les cellules malpighiennes fournissent; par division mitosique, des générations de petites, cellules à cytoplasma commun. Ce cytoplasme évolue ensuite comme le tissu conjonctif primordial, c’est-à-dire que certaines portions se transforment en tissu conjonctif d’abord réticulé, plus tard fibrillaire, tandis que le reste subit la transformation muqueuse ou hémoglobique.

Il résulte de l’ensemble de ces phénomènes évolutifs que les couches profondes de l’épithélium sont toujours aptes à fournir de cellules jeunes qui se transforment en éléments de tissu conjonctif.

De ces éléments, les uns élaborent la trame du derme, tandis que les autres deviennent globules blancs et rouges.

Quel est le sort ultime des couches épithéliales superficielles ? Par les coupes comme par l’examen de la sérosité ou du muco-pus qui humecte la muqueuse glando-préputiàle des chiens normaux (in), on peut s’assurer que les cellules épithéliales siyiei’/iae/te dégénèrent pour se transformer en corpuscules libres (muqueux ou globules blancs). La dégénérescence commence par le noyau, dont la chromatine se fragmente (noÿau Ce phénomène a

déjà lieu dans les cellules épithéliales encore réunies en tissu; puis la portion périphérique du corps cellulaire se sépare des cellules voisines par liquéfaction. Les restes cellulaires s’isolent les uns des autres et deviennent libres pour se transformer en globules blancs. Ici, comme dans les tissus mésodermiques, le globule blanc est un élément tronqué et vieilli.

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