‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 39 sur 50 · Des ménisques interarticulâires du genou du cobaye et · texte numérisé non relu

Des ménisques interarticulâires du genou du cobaye et

du rat (C. R. de la Société de Biologie, 14 janvier 1905, p. 44).

174. — Des ménisques interarticulaires du genou du lapin et de la transformation du tissu fibreux en cartilage à trame spongieuse et cartilagineuse {Ibid., 21 janvier 1904, p. 79).

175. — De la structure des ménisques interarticulaires du genou de quelques grands mammifères (Ibid., 4 février 1903, p. 203).

Histogenèse des tissus fibreux et fibro-cartilagineux

{Ibid., 11 février 1903, p. 240).

177. — De la forme des fibro-cartilages interarticulaires du genou du chimpanzé {Ibid., 18 mars 1903, p. 476).

De la forme des fibro-cartilages ïnterarticulaires du genou des oiseaux {Ibid., 1" avril 1903, p. 383).

1^9- He la structure des fibro-cartilages interarticulaires du genou des oiseaux {Ibid., 1903, p. 387).

180. — Des fibro-cartilages interarticulaires du genou de quelques singes et de l’écureuil {Ibid., 14 octobre 1903, p. 277).

Pour qui veut se rendre compte des variations morphologiques et structurales que subit un organe sous l’influence du genre de vie et du milieu, il n’y a pas d’objet d’études plus propice que les ménisques interarticulaires du genou. Placés dans des conditions locales parfaitement semblables, les ménisques du genou sont des organes manifestement homologues chez les mammifères et les oiseaux. Or, leur configuration varie et leur structure diffère considérablement d’un groupe à l’autre.

Chez le cobaye et le rat, les ménisques interarticulaires du genou sont semi-lunaires ou falciformes. Dans leur portion périphérique et leurs cornes, ils sont fibro-élastiques; mais, à l’union du corps avec la corne antérieure, ils offrent un nodule osseux, entouré d’une zone de cartilage hyalin. Ces ménisques apparaissent chez le fœtus à l’état de tissu conjonctif jeune; plus tard, ils deviennent cartilagineux dans leur portion centrale, et enfin, chez l’adulte, une partie du cartilage se transforme en os.

Chez le lapin, les ménisques sont également semi-lunaires. Dans leur partie périphérique, ils sont fibreux ; dans leur portion moyenne, les cellules deviennent vésiculeuses et s’entourent d’une capsule cartilagineuse qu’enveloppe une zone conjonctive. Quant à leur moitié interne, elle montre des cellules cartilagineuses contenues dans une trame fibrillaire et spongieuse.

Chez les grands mammifères (homme, cheval, mouton, bœuf et chien), les ménisques sont encore semi-lunaires; ils sont fibreux à leur grande circonférence, conjonctivo-élastiques dans leur portion moyenne où elles contiennent des cellules claires et encapsulées.

Ces organes débutent, chez ces grands mammifères, à l’état de tissu fibreux ou tendineux embryonnaire. Plus tard, il s’y développe un réseau élastique et des fibres conjonctives. Vers la naissance, les cellules deviennent claires et s’entourent d’une capsule cartilagineuse; c’est-à-dire que le tissu se transforme en fibrocartilage.

Chez le chimpanzé et le rhésus (guenon), la forme est différente pour le ménisque externe et pour l’interne ; le flbro-cartilage externe est annulaire, tandis que l’interne est semi-lunaire, comme chez les mammifères précédents.

Quant à Vécureuil,\\ possède des ménisques semi-lunaires, fibrocartilagineux et élastiques ; mais l'interne est, de plus, muni d’un nodule osseux.

Chez les oiseaux, ces mêmes fibro-cartilages offrent une configuration tout autre. On sait depuis fort longtemps que les extrémités correspondantes du fémur et du tibia affectent chez les oiseaux d’autres rapports que chez les mammifères : le condyle interne du fémur s’articule seul avec le tibia; le condyle externe, au contraire, n’arrive pas au contact du tibia. Le fibro-cartilage

interne est semi-lunaire, comme dans les mammifères; l’externe, par contre, est une plaque imperforée, en forme de lentille biconcave, munie en dehors d’un prolongement inférieur, cunéiforme.

Si la forme est différente, la structure de ces organes est, chez les oiseaux, celle des ménisques interarticulaires du genou des grands mammifères.

Il est infiniment probable que les oiseaux et les mammifères descendent de parents communs ou peu éloignés.

Dans ces conditions, il s’agit de rechercher d’où viennent la conformation et la- structure si différentes de ces organes homologues et placés dans des conditions locales identiques.

Notons d’abord que les ménisques interarticulaires du genou ont disparu chez les chauve-souris dont le genou est incapable de mouvements de rotation.

Lorsque ces derniers mouvements sont très limités (grands mammifères) et que les mouvements de flexion et d’extension prédominent, les ménisques sont semi-lunaires et fibro-cartilagineux.

Le rat, le cobaye et l’écureuil jouissent dans leur genou de mouvements de rotation très-étendus. Or, c’est chez ces rongeurs que nous voyons les ménisques interarticulaires devenir en partie cartilagineux et osseux.

Dans les singes, qui grimpent aux arbres ou sautent plutôt qu’ils ne marchent, le fibro-cartilage externe est devenu annulaire.

La forme et la structure des ménisques interarticulaires me semblent donc dues au sens et à Vétendue des mouvements qui s’effectuent dans le genou : elles sont fonction du genre de vie de l’animal.

B. — Rachis

18f. — De la métamérie de l’embryon des mammifères (C. R. de

la Société de Biologie, 6 mai 1903, p. 740).

182. — Histogenèse de la vertèbre cartilagineuse des mammifères {Ibid., 6 mai 1905, p. 743).

Le corps des jeunes embryons de mammifères est alternativement renflé et rétréci ou étranglé : les renflements siègent au niveau des plaques musculaires (myotomes) et les étranglements correspondent aux interstices des myotomes. La disposition et la

succession des nerfs et des vaisseaux intersegmentaircs complètent cette première méfamérie.

■ Quant à la colonne ou rachis primitif, il présente d’abord une apparence uniforme ; ensuite, il y apparaît une série de disques sombres et clairs (2“ métamérié). Ces disques ne sont pas autant d’organes distincts, mais figurent uniquement des segments ou amas conjonctifs à deux stades différents d’évolution.

Le segment ou disque sombre est un centre de prolifération (tissu conjonctif au premier stade); le tissu clair est du tissu conjonctif réticulé (2' stade). Au niveau du disque clair, le tissu réticulé se transforme ensuite en cartilage hyalin, et, plus tard, en os, pendant que le centre des disques sombres passe à l’état de tissu fibrocartilagineux (disques intervertébraux). Il n’est pas question de nouvelle segmentation ; il ne s’agit que d’une apparence due simplement à la succession des phases et aux transformations d’un seul et même élément conjonctif. Les éléments du rachis membraneux se disposent en amas ou séries alternativement claires et sombres: les séries sombres sont constituées par des cellules à protoplasma granuleux (1" stade du tissu conjonctif); les séries claires sont au 2“ stade d’évolution (protoplasma réticulé). C’est dans ces séries ou disques clairs que les éléments commencent par élaborer du tissu cartilagineux (vertèbre cartilagineuse), puis osseux (vertèbre osseuse). Si dans la plus grande longueur du rachis, les disques sombres n’arrivent qu’au stade fibro-cartilagineux, ils sont néanmoins capables de se transformer en os, dans le sacrum, par exemple.

üébauche squelettogène de la colonne vertébrale est, à l’origine, identique à celle des membres (n"* 87 et 88). Gomme dans ces derniers, les segments, qui vont devenir cartilagineux, apparaissent de distance en distance. Ces segments évoluent plus vite que les segments intermédiaires (futurs disques intervertébraux) et leur tissu se différencie en cartilage d’abord, ensuite en os, comme dans les membres. Quant aux disques intervertébraux, au lieu de subir la fonte et de se transformer en cavité articulaire, leurs éléments élaborent du tissu fibro-cartilagineux, et même osseux, c’est-à-dire qu’ils subissent une évolution progressive et non point régressive, comme entre les segments des membres où se développe une cavité articulaire.

G. — Tissu osseux. — Steuctuee et développement

183. — Technique et structure de l’os des mammifères (C. R. de

la Société de Biologie, 22 juillet 190S, p. 20S).

.184. — Du tissu osseux des poissons téléostéens [Ibid., 29 juillet 1905, p. 247).

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