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Du développement et de la structure des raphés des

organes génito-urinaires (I6id., 1" juillet 1905, p. 23).

J’ai poursuivi et complété les recherches faites antérieurement sur le développement et la structure des organes génito-urinaires (n« 31 à 49).

Le cohaye femelle (n* 213) possède, outre les glandes vulvovaginales et urétrales qu’on observe chez la plupart des mammifères femelles, des glandes anales.

Les glandes vulvo-vaginales ont à peine 1 millimètre de diamètre, et sont munies d’un conduit excréteur long de 1 centimètre environ et large de à 1 millimètre.

Les glandes urétrales, homologues de celles qui existent chez la femme, sont situées à la jonction de l’urètre caverneux et clitoridien. Ces rapports montrent que ces glandes ne sont pas homologues aux glandes prostatiques du mâle.

Quant aux glandes anales, elles sont situées dans une poche périnéale. Ce sont des glandes sébacées homologues de celles qu’on observe chez divers rongeurs et carnivores.

Le développement du vagin et de l’urètre féminin, ainsi que leurs homologies continuent à être l’objet de discussions.

De mes observations antérieures (n« 40 à 44) j’avais conclu qu’ils résultent du cloisonnement du sinus urogénital. Les classiques, au contraire, admettent que le vagin provient de l’extrémité inférieure des canaux de Müller; quant au développement de l’urètre féminin, on se borne à des assertions vagues.

J’ai repris cette étude sur le cobaye à deux points de vue, l’un morphologique (1903), l’autre histogénétique (1905). Les canaux de Müller ne descendent jamais au-dessous d’un plan horizontal qui passerait par les articulations coxo-fémorales. Ce point correspond au museau de tanche de l’adulte. Sur le foetus de cobaye (1) long de 3 centimètres, la cloison urétro-vaginale commence à apparaître; sur celui de 4 centimètres, son bord inférieur arrive au niveau du bord inférieur des branches ischio-pubiennes; sur celui de 5'=”,5, la cloison atteint et dépasse les racines du corps caverneux; enfin, sur le fœtus de 6 à 7 centimètres, elle parvient au tégument externe.

Le processus de ce cloisonnement est essentiellement le même que celui qui préside à la division du cloaque (n”® 31 et 39) : sur chacune des parois latérales du sinus uro-génital se développe un épaississement ou erêle épithéliale dont le bord libre s’allonge, rencontre celui de sa congénère et s’y soude. De là la formation d’une cloison urétro-vaginale. Les assises médianes des éléments épithéliaux se transforment peu à peu en tissu conjonctif et il en résulte la cloison urétro-vaginale définitive, dont les deux faces sont revêtues d’épithélium.

Le point de rencontre des crêtes cloacales ou urétro-vaginales est toujours marqué, sur le plan médian, par un épaississement ou raphé épithélial (voir fig. 828 et 829 du Traité de M. S. Pozzi). En ces points, l'épithélium évolue comme partout ailleurs, c’est-à-dire que ses assises profondes se transforment en tissu conjonctif. Comme l’épithélium y est formé d’assises plus nombreuses, le tissu conjonctif y sera plus développé et offrira une épaisseur plus notable

que sur les parties latérales. Le verumontanum du type masculin, les colonnes antérieure et postérieure du vagin du type féminin, les raphés périnéaux et péniens sont dus à cette coalescence des épaississements qui président à la division du cloaque, du sinus urogénital et à la fermeture de l’urètre.

Le cloisonnement du sinus uro-génital est variable dans la sene des mammifères ; chez l'hyène, le sinus uro-génital persiste; il n’y a pas de vagin : l’urètre et le vagin s’ouvrent toute la vie dans un vestibule commun. Dans la plupart des femelles des mammifères domestiques (lapine, chienne, jument, vache), la portion supérieure (céphalique) du sinus uro-génital se cloisonne et se divise en vagin et en urètre, tandis que la portion inférieure (caudale) persiste sous la forme d’un conduit commun aux voies génitale et urinaire. Dans la femme, le vestibule du vagin, fort court, représente le reste du sinus uro-génital qui ne s’est pas cloisonné Chez certains rongeurs enfin (cobaye, souris, rat), tout le sinus uro-génital se cloisonne; l’urètre et le vagin s’ouvrent séparément au niveau des téguments.

L’urètre féminin est l’homologue de la moitié antérieure ou ventrale de l’urètre masculin (portions prostatique, membraneuse et bulbaire).

B. — Organes urinaires

218 — Du stroma rénal dans quelques états fonctionnels du

rein (C. R. de la Société de Biologie), 24 mars 1906, p. 561).

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