V. — Appendicite et colique de plomb (Presse médicale
J’ai, le premier, attiré l’attention des médecins sur la difficulté du diagnostic entre l’appendicite et la colique de plomb, et
« I e La colique de plomb et l’appendicite (surtout dans ses formes suraiguës, perforantes) peuvent présenter un tableau
de soi-disant coliques de plomb peut être une colique appendiculaire ou, plus exactement, une appendicite.
« 3° En présence des signes les plus classiques de la colique de plomb (obs. I de mon travail), on devra donc, au premier
de glace sur l’abdomen, et n’administrer le traitement de la Charité ou toute autre médication évacuante qu’ultérieurement. Cette règle thérapeutique s’imposera a fortiori si les caractères cliniques (localisation spéciale. de la douleur, mode de début, etc.) rappellent ceux de l’appendicite (obs. IX) et rendent
retarderont, dans la majorité des cas, la guérison définitive de la colique de plomb; mais, dans les cas, plus rares il est vrai, où la prétendue colique de plomb sera une appendicite, le médecin
« Or, je pense avoir suffisamment montré combien le diagnostic peut être difficile, sinon impossible, pour qu’il soit légitime de donner au malade le bénéfice d’un traitement qui, s’il peut ajourner quelquefois la guérison, présente au moins l’avantage de ne jamais la compromettre. »
Ce travail a inspiré la thèse du docteur Léon Laporte (Appendicite et colique de plomb , Paris, mars 1899).
Un mois après, dans le Journ. of Amer. med. Assoç. (15 avril 1899), Prentiss Lord rapportait l’observation inverse d’un malade qui fut opéré pour des signes d’appendicite, alors
permirent de le reconnaître l'intégrité de l’appendice et les stigmates de saturnisme expliqués par sa profession deplombier.
Enfin, devant la Société médicale des hôpitaux, trois, mois plus tard (16 juin 1899), M. Le Gendre confirmait mes conclusions en apportant de nouvelles observations è leur appui. D’autre part, à côté des considérations relatives & la difficulté
la colique de plomb et l’appendicite, ces observations suscitent, ainsi que je l’ai dit dans mon travail, et ainsi que M. Le Gendre
Cette disposition, en modérant le courant sanguin et en facilitant la formation des caillots dans la poche externe, est la
raison principale qui a empêché l’hémorragie de la rupture
Cette observation a inspiré la thèse du D r Pierre Mari, 1895, « Anévrysmes diffus de l’aorte thoracique, leur terminaison par rupture à l’extérieur », sur l’instigation de M. le D r Gaucher.
2° Ces accidents méningés, complication de la dothiénentérie, guérirent radicalement par régression progressive ; favorisés par les tares nerveuses du sujet (absinthisme, tentative de suicide, traumatisme crânien), on pouvait se demander s’ils relevaient simplement du méningisme ou n’étaient pas le fait d’une méningite vraie, cérébro-spinale, éberthienne ou secondaire.
VI. — Lymphadénie généralisée [Société anatomique, 2 mars 1894] (recueillie dans le service de M. le D- du Castel, à l’hôpital Saint-Louis).
Cette observation est intéressante comme exemple de lymphadénie généralisée, à début amygdalien, compliquée dans le cours de son évolution de leucocythémie, avec intégrité presque absolue des organes où le tissu lymphoïde n’existe pas à l’état
La forme amygdalienne de la lymphadénie est rare; certains
dans la moelle des os. Or, dans ce cas, lé malade était très précis dans ses affirmations ; il était sujet aux amygdalites à répétition et affirmait nettement que les premières glandes
ses angines. D’ailleurs, le processus lymphadénique resta limité un certain temps à la région du cercle amygdalien de Waldeyer et des ganglions cervicaux ; ce ne fut que progressivement qu’il frappa les autres régions ganglionnaires, périphériques et profondes, et finalement la-rate, restée longtemps
Enfin, les résultats de l’examen du sang, fait à plusieurs reprises, semblent bien autoriser à rejeter l’intervention,
ae, qui en indique les principaux caractères topographiques lorphologiques, doit être conservée.
L’acné varioliforme n'est pas une lésion de dégénérescence
publication sur ce suje t au IV 0 Congrès allemand de dermatologie, ne présentent aucune différence avec celles que donnerait un fort grossissement de nos coupes ; elles constituent d’ailleurs, dans leur perfection, plutôt des schémas, destinés à appuyer une description, que des reproductions fidèles, toujours moins nettes que la réalité ; la description des modifications intracellulaires
différence d’interprétation.
« L’acné varioliforme est une lésion d’évolution des glandes sébacées , ainsi que le soutient Renaut. Et cela n’exclut nullement l’idée d’une origine parasitaire, que semblent justifiera priori , d'ailleurs, la contagiosité et l’irioculabilité de la lésion, ainsi que sa reproduction sur place si l’excision en a été incomplète. Que la lésion d’évolution de la glande sébacée qui constitue l’acné varioliforme soit sous la dépendance plus ou moins directe d’un agent extérieur parasitaire encore indéterminé , nous ne saurions refuser de l’admettre a priori’, mais que les modifications cellulaires histologiques qui caractérisent et accompagnent cette
Mais si nous disons que la syphilis est la cause première de la leucoplasie, nous ne disons pas que la leucoplasie est une lésion dénaturé syphilitique, mais seulement, suivant la nomenclature du P r Fournier, une affection d'origine syphilitique ; qu’en un mot elle constitue une maladie parasyphilitique, au même titre que le tabes et la paralysie générale.
Il est nécessaire, d’ailleurs, de préciser cette conception, car les rapports de la leucoplasie avec la syphilis sont plus ou moins ' évidents :
En effet :
l°Ilyades leucoplasies, morphologiquement typiques, qui évo.
qui sont améliorables et même curables, en partie tout au moins, par le traitement spécifique administré dès le début. Ces leucoplasies représentent la variété dite « syphilitique »
groupe intermédiaire important au point de vue nosographique.
2° Il y a des leucoplasies qui apparaissent à la période tertiaire de la vérole chez des sujets qui ont eu des accidents syphi-
■Traitement. — Des considérations précédentes découlent deux indications thérapeutiques primordiales :
1» Prévenir dans la mesure du possible , chez les syphilitiques , l'apparition delà leucoplasiebuccale.
Cette indication sera remplie par des mesures d'hygiène sévère (interdiction du tabac, de l’alcool et des mets épicés, entretien de la bouche et des dents en parfait état, lavages de la bouche après les repas, avec des solutions alcalines de préfé-
. 2° Soigner rigoureusement la plaque de leucoplasie dès
Ici les mêmes prescriptions d’hygiène seront applicables,
être administré sans retard, car la leucoplasie est une affection souvent grosse de menaces (épithélioma).
On ne devra pas attendre beaucoup du traitement spécifique , mais il conviendra cependant de l’essayer dès le début, en ayant soin de proscrire l’iodure si dangereux dans lè cancer ; on administrera le mercure sous la forme d’injections sous-cutanées de sels solubles et en particulier de benzoate.
Mais c’est surtout à la médication locale qu’on devra re-
Si la leucoplasie est simple , non fissurée , on prescrira des attouchements quotidiens, avec une solution de bichromate de potasse au 1/50. Continué longtemps, des mois et même dos
plète.
Si la leucoplasie offre des lésions de dégénérescence épithéliale (tissures, ulcérations, saillies papillomateuses), celles-ci seront détruites par des cautérisations ignées et les badigeonnages au bichromate seront continués sur les régions non dégé-
IV. — Le traitement des loupes par les injections, interstitielles d’éther (Presse médicale, 1900, n° 52). (Voir page 62)1
même dans le psoriasis en général.
D’ailleurs, depuis quelques années déjà, les médecins anglais
formante progressive. Dans la dernière année apparurent des symptômes de myxœdème .frustè comparables à ceux qui ont été signalés à la même époque par MM. Chantemesse et René Marie au moment de la ménopause (Soc. médicale des hôpitaux, février 1894).
II est incontestable que cette terminaison par myxœdème fruste était dans ce cas sous la dépendancè de l’atrophie de la
de la glande thyroïde ne commandait pas les symptômes du psoriasis arthropathique qui ont été les premiers en date et ont précisément débuté au moment de la ménopause.
C’est là, en résumé, je le répète, une observation d'attente qui autorise la question suivante : un cas de psoriasis arthropathique a évolué vers la cachexie pachydermique ; l’autopsie a montré une dégénérescence du corps thyroïde, qui explique cette terminaison ; cette terminaison n’est-elle qu’une, coïncidence, qu’une maladie surajoutée à la maladie primitive, ou bien
arthropathique, considéré alors comme le résultat direct de la dégénérescence du corps thyroïde ? en d’autres termes, le psoriasis arthropathique relève-t-il de l’insuffisance thyroïdienne ? II. — Deuxième cas de névrite syphilitique du nerf cubital (Société de dermatologie, 18 avril 1895), en collaboration avec M. le D'Gaucher.
C’est le cas d’une femme de trente-cinq ans, qui, pendant le. stade roséolique d’une syphilis récente, fut atteinte de névralgie faciale droite, de névralgies intercostales et surtout de névrite du cubital droit, avec parésie, diminution de la sensibilité, doucette observation est rapportée en détail dans la thèse du D r Ghampenier, « Des. névrites syphilitiques et en particulier de
4. le D r Gaucher, et consignées dans ses « Leçons idies de la peau » 1898. T. Il, page 457.
D. — Ophtalmologie.
De l’Exophtalmos intermittent ou « Exophtalmie à volonté ».
(Mémoire publié dans la Gazette des Hôpitaux du 27 mai 1893, à la suite d’une communication préalable avec présentation du malade devant la Société de biologie, séance du 11 février 1893).
Ce travail est le résultat d’une circonstance fortuite.
Pendant ma première année d'internat, dans le service de mon regretté maître Gingeot, j’eus l’occasion d’observer un homme qui jouissait du singulier privilège de faire sortir son
mie), tombent devant les résultats fournis par la compression des jugulaires internes..
« 3° Cette nature veineuse n’implique pas, à proprement parler, l’idée d’une tumeur, mais simplement celle d’une dilatation variqueuse des veines de l’orbite dans leur ensemble ou d’un gros tronc seulement, et en particulier de la veine ophtalmique supérieure.
« 4° Cettè tendance à la dilatation veineuse résulte, selon toute probabilité, d’une prédisposition individuelle et locale qui en fait la conséquence d’une anomalie, bien plutôt qu’une lésion pathologique ; elle est étroitement liée à la résorption du tissu graisseux de l’orbite et au relâchement de l’appareil ligamenteux de l’œil.
« 5° L’exophtalmos intermittent est une affection bénigne, à évolution lente, stationnaire à dater de sa première apparition,
générale.
« 6° Le diagnostic en est aisé, car il repose sur des symp-
la dénomination d’exophtalmos intermittent, celle d’« exophtalmie à volonté- », qui me semble plus explicite. »
: L’observation personnelle qui sert de base à ce travail a été -reproduite dans la thèse récente (1897) du D r Jean Terson, qui étudie le même phénomène sous le nom plus étendu d’« énophtalmie et exophtalmie alternantes », parce que, dit-il, « le seul nom d’exophtalmie à volonté est incomplet, puisqu’il ne tient pas compte de l’état énophtalmique ; qui est l’élément essentiel de la maladie et constitue la situation presque constante de l’œil ». Le fait est exact et je l’avais moi-même nettement indiqué dans mon travail. Cependant je persiste à préférer la dénomination d 'exophtalmie à volonté , qui a l’avantage d’être plus courte et de faire allusion au caractère le plus frappant du phénomène.
E. — Thérapeutique.
I. - Des injections sous-cutanées de térébenthine comme moyen de traitement de la pneumonie (Société médicale des hôpitaux, 13 mai 1892), en collaboration avec mon regretté maître, le D r Gingèot).
Cet essai thérapeutique, basé sur la pratique de Fochier dans la fièvre puerpérale et sur la théorie des abcès de. fixation, et encouragé par une communication récente du P r Dieulafoy, fut suivi d’un plein succès chez un pneumonique considéré comme
Le pus des abcès provoqués par les injections offrait une forte odeur de térébenthine, présentait les caractères du pus de nécrobiose et ne renfermait aucun microbe. Ces constatations furent contrôlées par M. Netter.
tielles d’éther (Presse médicale, 1900, n° 52).
d’éther appartient à. mon regretté maître Vidal, qui ne manquait jamaisde recourir àce procédé dans son service de l’hôpital Saint-Louis. Mais, en dépit des succès constants qu’elle donnait, cette méthode ne se vulgarisa pas. La raison en est, sans doute, dans ce fait que Vidal cherchait la suppuration, pensant que l’éther injecté n’agissait qu’en provoquant la transformation du kyste sébacé en un véritable abcès; en ces temps d’asepsie et d’antisepsie n’y avait-il pas là de quoi décourager les moins
lement formé de matières grasses solubles dans l’éther, ainsi qu’on peut s’en assurer in vitro, j’ai pensé que le mode d’action des injections interstitielles d’éther était peut-être différent
liquéfiait le contenu du kyste sébacé.el dissociait les adhérences
suppuration, à l’aide de précautions aseptiques élémentaires et que le kyste pouvait ainsi être extrait sans difficulté après l’évacuation préalable de son contenu liquéfié.
J’ai donné la technique de ce procédé, basé sur une expér rience personnelle de trente cas de loupes radicalement guéries
>yenne qui siègent sur sanglant-, il n’est pas
D'Leredde). — Articles : Acné, Cancroide, Chélol Éruptions médicamenteuses, Érythèmes, Folliculi Herpès, Ichtyose et Kératose pilaire, Kératoderi et palmaire, Lichen plan , Nœvi, Phtiriase, Pit