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MALADIES INFECTIEUSES ET INTOXICATIONS

et crurale, douleurs en ceinture, douleur à la percussion des apophyses épineuses, fourmillements, engourdissement, hyperesthésie ou anesthésie par plaques, dysesthésie, phénomènes associés à un léger degré de parésie musculaire (obs. III).

- Tantôt les troubles de la sensibilité et les troubles de la motilité sont développés au même degré : troubles de la sensibilité plus intenses, douleurs fulgurantes, hyperesthésie excessive (obs. I), affaiblissement musculaire, exagération des réflexes, trépidation épileptoïde, spasmes, tremblement non volitionnel (obs. I et II).

Tantôt enfin les troubles de la motilité attirent, pour ainsi dire, seulsTatténtion : paraplégie à des degrés divers (obs. IV et V).

Rappelons que, chez les deux malades que nous avons observés, il y avait une atrophie considérable des masses musculaires, atrophie que dissimulait en partie un développement exagéré du tissu adipeux.

La localisation des accidents n’est pas toujours chose facile ; ils se présentent, semble-t-il, sous l’aspect d’une congestion de la moelle, d’une méningo-myélite, intéressant plus ou moins le système postérieur ou latéro-postérieur de la moelle.

Il convient détenir compte d’un autre facteur dans la production des phénomènes douloureux. Il est certain que les racines qui traversent la pie-mère, l’arachnoïde et la dure-mère subissent un certain degré d’irritation inflammatoire.

Il est possible aussi que les nerfs soient frappés au môme titre que

L’époque des accidents nerveux est aussi variable que celle des phénomènes articulaires ; c’est tantôt quinze jours, trois semaines après le début de l’inflammation uréthrale, tantôt au cours d’un rhumatisme blennorrhagique à marche aiguë ou subaiguë qu’ils se déclarent.

Leur durée, leur intensité oscillent entre des limites extrêmes. On peut ainsi les rapprocher des manifestations articulaires qui, aiguës ou subaiguës le plus souvent, peuvent cependant passer à l’état

En résumé, parmi les accidents spinaux de cause jusqu’ici indéterminée, il en est qui dérivent directement de la blennorrhagie.

son terrain, peut, dans certains cas, avoir les déterminations les plus exceptionnelles.

Méningo-myélite grippale.

Bazin, pavillon Moïana), n’ayant eu ni la syphilis, ni la blennorrhagie, ni d’autre maladie infectieuse qu’une grippe manifeste, apparue quatre mois auparavant et caractérisée par des frissons, de la fièvrej un coryza, de la toux, de la courbature générale, etc.

difficulté à conserver l’urine, un tremblement, de la faiblesse et des douleurs lancinantes, des crampes au niveau des membres inférieurs et une fatigue rapide pendant la marche. Hyperesthésie légère à droite, hypoesthésie avec retard de là perception des sensations à gauche au membre supérieur surtout; rien de spécial au niveau du tronc. Douleurs à la pression des masses musculaires ; douleurs et constriction au niveau des poignets ; douleur lombaire dans les premiers jours. Exagération notable des réflexes des deux côtés, au membre supérieur comme au membre inférieur. Faiblesse musculaire générale, prédominante sur les extenseurs, sans amyotrophie véritable. Troubles vaso-moteurs et sécrétoires (sueurs). Pas de tremble-

inférieures sont prises de trépidation. Pas de troubles psychiques, sommeil bon. Disparition progressive des accidents.

Accidents nerveux périphériques dans un cas d’oreillons.

Dès le deuxième jour d’une maladie ourlienne avec fièvre élevée (40°,2 et 40°,6), un homme de 26 ans est pris de violentes douleurs dans les membres inférieurs, au niveau des mollets et des pieds, douleurs rongeantes, térébrantes, plus intenses la nuit et le mettant dans Fimpossibilité de se tenir debout. Les articulations du genou, du pied sont cependant intactes, car elles ne sont le siège d’aucune tuméfaction, et les mouvements spontanés et provoqués s’exécutent facilement. Les réflexes patellaires sont normaux et il n’y a pas de trépidation épileptoïde. La sensibilité paraît un peu diminuée aux jatnbes. Celles-ci, constamment couvertes de sueurs, présentent un léger abaissement de température. Pas de troubles des sphincters ; rien de particulier au niveau des membres supérieurs.

Peu à peu les phénomènes douloureux s’atténuent et, une vingtaine de jours après le début des oreillons, le malade quitte l’hôpital, ne ressentant plus que quelques fourmillements, surtout pendant la marche.

Ces accidents nerveux peuvent être rapprochés de la paralysie ourlienne, décrite autrefois par M. le professeur Joffroy (Progrès médical , 1886).

Épidémie de suette miliaire. Ses caractères dans le canton de

Ayant fait partie de la mission sanitaire, qui fut envoyée sous

de Montmorillon, pendant l’épidémie de suette, j’ai été à même d’examiner un grand nombre de malades. C’est le résultat de mes

pratiqué jusqu’alors, du sang, des urines et de l’urée, sur l’anurie, les hémorrhagies intestinales, la marche de la température, la forme rubéolique, enfin sur l’influence de la suette sur la grossesse.

mdant le cours de la maladie, le sang se présente sous deux types : Type caractérisé par une diminution des globules rouges, sans ■ations globulaires notables;

Type phlegmasique, de la deuxième variété de M. Hayem, c’est-

cher une complication inflammatoire, soit lésion si gération d’une lésion qu’on rencontre quelquefois, il s’agissait d’une éruption pharyngée miliaire, re; angineux. Aussi doit-on dire, d’une façon gén< habituel de la suette est analogue au type des pyi

. Dans les cas cités,

lérale, que le type rexies. La suette se

ce point de vue, des fièvres éruptives, de la dothié-

Dans le choléra, où la diarrhée est si violente, le sang est épaissi ; la perte aqueuse se traduit par un nombre de globules rouges supérieur à la normale, pendant la phase algide. Malgré les sueurs pro-, fuses, le nombre des hématies n’est pas augmenté dans la suette.

anémie moyenne. Les globules rouges ne descendent guère au delà de 3,800,000, et la richesse en hémoglobine est égale en moyenne à 3,000,000 de globules sains.

Cette anémie n’est pas suffisante pour expliquer les différents troubles, observés chez les anciens suetteux : vertiges, douleurs vagues, arthralgies, myalgies, faiblesse générale, lassitude, œdème,

En recherchant quels étaient les caractères de Yurine aux différentes périodes de la maladie, j’ai pu m’assurer qu’il y avait dans la

; malades, offrant des types différents.

Le tracé n°2 est un type de polyurie critique : trois litres d’urine sont rendus au quatorzième jour de la maladie, alors que, la veille, 1,000 grammes seulement avaient été expulsés.

26 grammes, au dixième jour de la maladie.

Et cette crise urinaire correspond à un abaissement de température. Ajoutons que les malades étaient à la diète et n’avaient pas bu plus que les jours précédents. La polyurie critique a donc été indépendante de l’alimentation, puisqu’elle la précédait, et aussi de la quantité de boisson ingérée.

Enfin, chez une malade, atteinte de poussées éruptives successives,

et seizième jours que de 800 à 1,000 grammes et l’urée oscillait autour de 10 grammes.

Chez les convalescents, l’urine pâle ne laisse déposer aucun sédi-

maladie est terminée et jugée par la crise urinaire.

La suette ne se conduit-elle pas encore, à ce point de vue, comme les maladies générales ?

Infection secondaire, arthrite suppurée à staphylocoques chez

On peut se demander si la violence de la septicémie, qui avait

parla glycémie. A en croire O. Bujvid (de Varsovie) (Wièn.med. Presse , n® 16, 1888), la présence de sucre dans les tissus devient une condition excellente pour le développement des micro-organismes de la suppuration. Les expériences de Bujvid ne sont pas assez rigoureuses pour entraîner la conviction. 11 faut peut-être chercher la cause de l’intensité du processus infectieux dans l’état de faiblesse, de déchéance organique, créé par le diabète et aggravé par la tuberculose. Je dois ajouter que, d’après les récentes expériences de Karlinski, Ferraro et surtout de Nicolas, la présence de sucre dans

Une femme de 26 ans absorbe 1 gr. 75 de sublimé dissous dans un peu d’eau et meurt huit jours après dans le collapsus, après avoir présenté les phénomènes habituels : vomissements, diarrhée, épigastralgie, oppression, anurie. Le jour de la mort, la température s’élève

Les reins sont atteints de néphrite dégénérative et hémorrhagique. Le foie présente les signes d’une hépatite congestive avec dégénérescence des cellules (état trouble, limites confuses, noyau faiblement coloré, etc.). Près de la valvule iléo-cæcale, il existe une ulcération de l’intestin grêle, injecté* ainsi que le gros intestin, sur toute sa longueur. La lésion stoma.ca.le est caractérisée par une gastrite aiguë, à prédominance interstitielle, avec congestion très

Iules embryonnaires, formant de véritables amas, au voisinage de la muscularis mucosæ. Bon nombre de cellules épithéliales delà surface

le liquide. Cette substance,

amplètement par le sulfate d’ammoniaque, conservait encore son îpect nacré. Elle était insoluble dans l’eau. Matière azotée, elle était i majeure partie formée d’urate de chaux.

L’urine contenait à l’état pur une variété de colibacille, caractérisée ar son défaut d’action sur la lactose.

On. peut résumer ainsi les caractères principaux de cette urine : Caractères physiques : 1° État louche persistant même après filtra-

2° Aspect miroitant, comme si des paillettes micacées se trouvaient >n suspen-

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