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MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

Sur une complication peu connue de la sciatique (paralysie

Dans un travail, paru en 1875 dans les Archives générales de médecine, M. le professeur Landouzy a démontré que, dans la sciatique, il y a souvent beaucoup plus qu’une névralgie, et qu’il existe une

des caractères objectifs et subjectifs assez particuliers, mais encore par de l’atrophie musculaire. Or, l’atrophie dont il est question, est une atrophie en masse de la totalité du membre ou d’un segment de ce membre, jambe ou cuisse, dans son entier. Elle ne prédomine point, en règle générale, dans tel ou tel groupe musculaire sous la dépendance d’une même branche nerveuse.

Des faits de ce genre existent cependant. MM. Bianchi (1867), Lefebvre (1876), Brivois (1876), Dorion (1884), Seeligmüller ont rapporté des exemples d’amyotrophie localisée dans le domaine du sciatique poplité externe ou du tibial postérieur et consécutive à la compression intra-pelvienne du nerf sciatique au cours d’accouchements laborieux. Il s’agit, dans ces cas, d’une sciatique névrite d’origine traumatique.

Dans la sciatique simple, primitive, non traumatique, un autre auteur, M. Nonne (1886), a vu la réaction de dégénérescence limitée exclusivement aux muscles du mollet, sansqu'ilyeûtpour cela d’atrophie musculaire bien manifeste. Mais cette localisation au nerf tibial postérieur nous paraît moins fréquente que la localisation au nerf sciatique poplité externe, déjà depuis longtemps décrite, dans les sciatiques traumatiques.

comme complication de la sciatique non traumatique que nous étudions dans notre mémoire basé sur cinq observations personnelles. Elle se traduit par une paralysie amyotrophique, avec pied tombant, des muscles innervés par le nerf et par des troubles correspondants de la sensibilité, localisés à la partie'externe, dorsale et plantaire du pied et à la demi-circonférence externe delà jambe. La sciatique peut, en outre, servir d’appel aux manifestations hystériques (obs. XI).

Voici les conclusions de ce mémoire :

med. Woch., 1872, p. 786). Il n'est donc pas juste de dire que la névrite ne peut jamais réaliser la dissociation spéciale à la syringomÿélie. En voudrait-on d’autres preuves que nous nous adresserions à la lèpre dans sa forme anesthésique (obs. de Steudener, de Langlians, de Rosenbach, Jacoby, de Charcot). D’après Jacoby, la persistance de la sensibilité au froid plaiderait en faveur d’une névrite périphérique et la thermo-anesthésie complète appartiendrait de préférence aux lésions d’origine centrale.

Les troubles de la sensibilité, présentés par la malade, pourraient donc, à la rigueur, s’expliquer par les seules lésions propres au tabes

3° La poliencéphalite totale, produite par une altération de toute la colonne motrice bulbo-protubérantielle, débute ordinairement par la paralysie bulbaire supérieure, c’est-à-dire par l’ophtalmoplégie. Il est exceptionnel de voir cette dernière compliquer la paralysie bulbaire inférieure.

4* De même que la paralysie labio-glosso-laryngée (poliencéphalite inférieure) vient parfois compliquer l’atrophie musculaire du type Duchenne-Aran (poliomyélite antérieure chronique), de même l’ophtalmoplégie externe (poliencéphalite supérieure) peut se combiner à une amyotrophie plus ou moins généralisée, à marche tantôt subaiguë, tantôt lente et progressive, donnant ainsi naissance à ce qu’on appelle la poliencéphalomyélite.

5° L'absence de troubles de la sensibilité, de paralysie de la vessie ou du rectum, la perte des réflexes, la présence de contractions fibrillaires des muscles atrophiés ou en voie d’atrophie, les caractères en un mot de l’amyotrophie, joints au faciès d’Hutchinson, permettent d’affirmer le diagnostic.

L’absence de réaction de dégénérescence, plusieurs fois constatée, ne permet pas d’écarter le diagnostic de lésion\spinale et, à plus forte raison, d’admettre celui de névrite périphérique.

6° L’amyotrophie se présente tantôt avec les caractères du type de Duchenne-Aran (polyomyélite antérieure chronique), tantôt avec ceux du type clinique de la paralysie spinale antérieure subaiguë.

7° Quelle que soit la forme de la poliencéphalomyélite subaiguë ou chronique, le début peut avoir lieu presque indifféremment par l’ophtalmoplégie ou par l’atrophie musculaire.

8° C’est une affection des plus graves qui entraîne la mort ou fait du malade un véritable infirme : il n’existe aucun cas de guérison définitive. Son étiologie ne peut être précisée.

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