Nouvelle observation de pellagre avec autopsie
En collaboration avec MM. Cbespin (d’Alger) et Sergent.
{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, février 1899.)
Dans ces publications se trouvent relatés sLx cas de pellagre sporadique, dont trois d’origine alcoolique, observés les uns et les autres dans des localités où la pellagre n’est pas endémique, cinq à Paris et un à Alger. Or, les symptômes présentés par tous ces malades et les lésions trouvées à l’autopsie de deux d’entre eux sont identiques aux symptômes et aux lésions anatomiques et histologiques décrits dans la pellagre endémique. Je crois donc qu’il faut faire disparaître la distinction admise par quelques auteurs entre la
Les caractères cliniques de ces ulcères sont les suivants :
1° La persistance très longue de la lésion, surtout quand les malades restent dans les pays où ils ont été infectés ;
2' La ressemblance frappante de ces ulcérations avec des ulcérations syphilitiques gommeuses, tellement que le premier diagnostic porté dans ces cas, par un observateur inexpérimenté, est celui de gomme syphilitique ulcérée. Le traitement syphilitique, qu’on prescrit alors presque toujours, ne donne jamais aucun résultat.
Cette ressemblance avec une lésion syphilitique persiste encore quand les ulcères sont cicatrisés. Leurs cicatrices sont lisses, planes, pigmentées, tout à fait identiques à des cicatrices d’ulcères spécifiques.
3° Le troisième caractère clinique de l’ulcère des pays chauds est relatif à son traitement. Toutes les pommades, tous les emplâtres, toutes les solutions antiseptiques, même les plus faibles, irritent la lésion et la font progresser. Le seul traitement qui convienne à l’ulcère des pays chauds est l’application de compresses d’eau bouillie, le vulgaire pansement humide chirurgical. C’est le moyen le plus simple et le plus rapide pour arriver à la cicatrisation.
Note sur le pa.rasitlsme de la lèpre.
En collaboration avec M. Hiu.aibet.
{Bulletin île la Société de Biologie, décembre 1880.)
C’est le premier travail paru en France sur le bacillus lepræ, découvert par Armauer Hansen, et dont nous avons montré en 1880 des préparations à la Société de biologie.
Travail du Laboratoire de M. le professeur Bouchabd.
(Bulletin de la Société de Biologie,
Dès cette époque, nous avons essayé, sans résultat, de cultiver le bacille de la lèpre. Nous avions même tenté d’inoculer la lèpre à des porcs, soit en