VARIA
Ictères hémolytiques. — A la suite des travaux de MM. A. Chauffard et F. Widal et Abrami sur les ictères hémolytiques, nous avons fait connaître les premières observations dans lesquelles la cause du syndrome a pu être précisée.
Un premier groupe comporte les ictères hémolytiques d'origine paludéenne. Chez des malades non traités jusque-Iè par la quinine, on voit apparaître quelques heures après un accès particulièrement intense, un ictère acholurique léger, qui disparaît après quelques jours; les caractères sont ceux des ictères hémolytiques acquis : anémie, présence d’hématies granuleuses du lype Chauffard, diminution de la résistance globulaire, surlout pour les hématies déplasmalisées. La cause de l’ictère est évidente : c’est la lésion globulaire provoquée par l’hématozoaire (114).
Un autre exemple concerne l'ictère grave streptococcique : au cours d’une septicémie streptococcique, survient un ictère présentant, comme les précédents, les caractères des ictères hémolytiques acquis. La cause du syndrome est ici l’infection streptococcique (115).
Ictère grave. — L’étude détaillée d’un cas mortel observé en 1902 montre que l’ictère grave n’est pas seulement une maladie de foie et du rein, mais bien une maladie générale de nature infectieuse, susceptible de provoquer des lésions anatomiques contemporaines sur des organes divers. Chez notre malade, les lésions des acini pancréatiques étaient particulièrement marquées. En faveur de la notion d'infection générale, on doit noter en outre l’évolution clinique, semblable à celle de la fièvre jaune, le début nettement infectieux, enfin l’hyperleucocytose sanguine (40.000 globules blancs par millimètre cube) avec forte polynucléose (93 p. 100) contrastant avec des lésions parenchymateuses purement dégénératives et nullement inflammatoires, comme s’il y avait d’abord infection sanguine par un virus, puis intoxication par les produits solubles dé ce virus 110
Névrites palustres. — Avec M. Dopter, nous avons fait connaître les principaux caractères des névrites palustres. Apparues après des accès graves ou pernicieux, modelant souvent leur évolution sur celle des accès paludéens, elles comportent les troubles habituels des polynévrites, avec présence constante de troubles trophiques et de troubles vasomoteurs (117).
Milieux au blanc d’œuf alcalin. — A l’ascite, on peut substituer le blanc d’œuf alcalinisé au degré voulu pour lui permettre de supporter sans se coaguler la température nécessaire à la stérilisation, 110» b 115°. Additionné b la gélose
susceptible de gêner les recherches bactériologiques (60).
^ Aussi en vue d’isoler les agents pathogènes des tissus gangréneux, nous a-t-il paru indiqué de les ramener d’abord à l’état sporulé : on laisse macérer le tissu pendant plusieurs semaines à la lempérature ambiante, ou deux à huit jours à 37°, dans l’eau physiologique ; après chauffage à 75° pour détruire les formes végétatives, la macération est inoculée au cobaye. Dans les lésions, on trouve très souvent et sans difficulté des cultures d’anaérobies pathogènes, vibrion septique ou B. bellonensis. Au contraire, il est généralement difficile d’isoler l’un ou l’autre microbe dans les tissus gangréneux fiais (53).
Recherche des bacilles typho-paratyphiques dans les excreta. — La technique proposée se base sur un fait connu : les bacilles typho-paratyphiques séjournent dans les voies biliaires. Pour leur recherche chez les porteurs convalescents, il est donc indiqué d’administrer un purgatif cholagogue (aloès) et de pratiquer plusieurs