X. - ÉTUDES SUR LE SENS MUSCULAIRE
t" Le « sens musculaire » et les sensations musculaires (Revue philosophique, décembre 1885).
2° Expériences sur le « sens musculaire » — en. collaboration avec M. L. Marinier (Bul. Soc. de Psychol. physiol., 28 février 1887),
8° Le sens musculaire — rapport au nom de la Commission non:
mmée par le Congrès
intern. de psychol. physiol., 1889, pour l'étude de cette question (Travaux du Congrès inlem. de Psychol physiol., Paris, 1890).
4» Sur le sens musculaire — en collaboration avec M. L. Marinier (Revue philosophique, Sémer 1890).
La sensation de mouvement est-elle directement liée à l’innervation motrice ou, au contraire, est-elle consécutive au mouvement lui-même et résultet-elle d’un complexus de sensations purement afférentes, comme toutes les autres sensations? On sait combien cette question a été discutée par les physiologistes, par les psychologues et par les médecins qui s’occupent de neuropathologie.
J’ai essayé de montrer que le prétendu sens musculaire est réductible à un ensemble de sensations, provenant de la peau, des articulations, de la contraction des muscles eux-mêmes. Plus particulièrement, les expériences que j’ai faites avec M. Marillier prouvent que la disparition delà sensibilité superficielle et profonde entraîne la disparition du sens musculaire ; que, s’il y a encore, dans ces conditions et les yeux fermés, quelque appréciation des mouvements, celle-ci est due surtout à la connaissance du temps qu’il faut pour les effectuer; si des mouvements peuvent encore être accomplis, c’est grâce à la mémoire motrice et à l’habitude, d’une part, et, d’autre part, au pouvoir moteur des images.