CHIRURGIE GÉNÉRALE
En 1901, pendanl le semestre d'été, j’eus l’honneur de remplacera l’Hôtel-DieuleP'Duplay en congé. Pendanl six mois, j’ai fait des cliniques chirurgicales dont quelques-unes sont publiées dans cet ouvrage. Elles portent sur les différents sujets que les hasards de la clientèle hospitalière avaient mis à notre disposition, et, en les parcourant, on peut voir s’y dérouler l’œuvre de clinique chirurgicale que nous avons vécu pendant la succession d’un semestre.
Elles sont au nombre de 3o et réparties en six groupes :
Pathologie générale ; Chirurgie des membres; Chirurgie (k la tête, du cou, du sein: Abdomen et hernie ; Appareil génito-urinaire; Gynécologie.
Plusieurs de ces leçons sont moins des revues de la question que des mémoires originaux sur quelques points particuliers de la chirurgie ; je citerai les leçons sur les luxations anciennes de tépaule, les interventions pour plaies du crâne par armes à feu, \’autoplastie du sein, les récidives de la hernie inguinale, l’éventration traumatique, le noyau épididymaire, les localisations initiales et l’extension de la tuberculose testiculaire, Vanurie dans le cancer de l'utérus, Vhystérectomie abdominale dans le prolapsus utérin, les grandes collections séreuses pelviennes.
Toutes ces leçons ont été écrites de ma main : j’y ai inséré des photographies, des liimrcs. des tracés de température, des examens histologiques, tout ce qui contribue enfin à compléter l’histoire des malades et à rendre l’enseignement plus vivant et plus instructif.
Plusieurs de mes opérés ont été revus et suivis, et j’ai pu, avant la publication de ces leçons, ajouter à leurs observations la mention du
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hernies musculaires et je suis arrivé à la conclusion suivante : la section sous-aponévrotiqued'un tendon rend plu s facile la production sur le même muscle mais à distance d’une hernie musculaire par perforation aponévrotique, ou rend celle-ci plus volumineuse lorsqu’elle est déjà produite.
Dans l’histoire des hernies, il y a donc une place à faire pour celles qui sont la conséquence éloignée d’une rupture.
Ostéosarcome du bassin avec oblitération complète de la veine cave inférieure d’origine néoplasique.
Un malade mourait, dans le service de mon maître le P'' Le Dentu, en 1888, d’un ostéosarcome du bassin. A l’autopsie, nous trouvions, avec le néoplasme, une oblitération totale de la veine cave inférieure. C’était une thrombose d’origine néoplasique, fait rare et exceptionnel : les veines iliaques avaient été envahies de dehors en dedans, et les bourgeons
Laparotomie pour occlusion intestinale.
Bulletins et Mémoires de la Société de chirurgie, 1897, p. 34 o. (Rapport de Bkoca, a 5 juin 1897.)
Parmi les occlusions intestinales que j ai eu à traiter, il en est deux qui concernent des variétés assez exceptionnelles et que j’ai cru devoir communiquer a la Société de chirurgie ; elles furent l’objet d’un rapport de mon collègue Broca et le point de départ de la discussion de 1897.
Sur un homme de trente-sept ans, atteint depuis quelques jours d’une occlusion complète, je trouvai, à l’ouverture de l’abdomen, le cæcum dans la région épigastrique. Son énorme dilatation le faisait ressembler à l’estomac. La cause de l’occlusion résidait dans une torsion du cæcum et de la première partie du côlon ascendant. Il y avait à la fois torsion et
L’hystéreclomie abdominale est devenue le traitement de choix dans le traitement des fibromes uldnns ; elle a pris la place qu’a perdue l’hystérectomie vaginale. L’iiystérectomie subtolale doit avoir toutes nos préférences, comme infiniment plus bénigne et plus simple.
L’énucléation n’est qu’une méthode exceptionnelle chez les femmes âgées. Il n’y a aucun avantage à conserver un utérus qui peut contenir des germes de nouvelles tumeurs. L’opération n’est pas d’ailleurs beaucoup plus simple ni plus bénigne qu’une hystérectomie. Dans quelques cas, elle est impossible : il est des fibromes qui sont inénucléables.
De la pyométrie comme complication du cancer du col utérin.
La pyométrie est une complication grave du cancer utérin; l’ayant
ic est presque
Malgré cela, je suis devenu plus tard très réservé au sujet de ces opérations dans le cancer, et, dans une leçon où je précisais mes idées actuelles sur le traitement du cancer, je divisais en trois catégories les indications thérapeutiques du cancer de l’utérus.
1 “ Il y a des cancers quon ne doit pas opérer : ce sont les diffusés.
2“ 11 y a des cancers quon peut opérer : ce sont les propagés ; j’entends ainsi ceux qui,sans être diffusés, ne sont plus absolument limités; la tumeur a dépassé déjà les limites du col et le vagin est envalii à sa partie supérieure. Ceux-là, on peut les opérer, mais il vaut mieux n’y pas toucher.
3° Il est enfin des cancers quon doit opérer : ce sont les cancers limités.
Et dans ce cas, l'hystérectomie abdominale, opération plus extensive,
lUXIÈME GROUPE. - ANNEXES (TROMPES OVAIRES).
Elle est une opération de correction pour les cas oîi les lésions se présentent plus importantes qu’on ne 1 avait pensé,où il faut enlever,contrairement à ce qu’on avait pensé, les deux cotés ; elle permet alors d’enlever l’utérus en même temps et d’assurer un aussi bon résultat que par en
Elle est en outre une opération de nécessité, car elle seule permet d’enlever certaines poches annexielles particulièrement adhérentes, et dont la décortication n’eût jamais été possible par la voie vaginale.
J’ai continué depuis à appliquer l’hystéreclomie abdominale à la plus grande partie des lésions annexielles suppurées et non suppurées. Mes premières observations sont publiées dans la thèse de mon élève Masson (Hystérectomie vaginale et abdominale dans le traitement des suppurations pelviennes. Thèse de doctorat. Paris, 1899).
émigrée, ce qui est rare. Et au tinuent leur évolution ; plus plète, l’hystérectomie, devien vations tirées de ma pratique Je trace ensuite les indicat
litementdes annexites suppurées n’est qu’une résultat n’est plus souvent que temporaire, îst curative que pour les collections à poche au cas contraire, les lésions de salpingite con*^ us tard, une nouvelle opération, plus cornent nécessaire. Je rapporte ici plusieurs obser^
□e qui viennent à l’appui de celte affirmation, nations de la colpotomie : cette opération est ’unc collection supposée chaude se présente • e cul-de-sac postérieur. L’ouverture remédie •ermet de relever l’état général et de faire plus n terrain refroidi, l’opération plus complète de
Ayant eu l’occasion d’opérer deux kysU malade, j’ai cherché à élucider la pathogé On sait en quoi ils consistent; un gros mumcutiun avec la trompe ; celle-ci, dist