SIXIÈME GROUPE. — ORGANES GÉNITAUX DE L’HOMME
Dans une série de travaux, je me suis attaché à préciser les voies d’extension de la tuberculose testiculaire.
A l’aide des faits cliniques, je formule plusieurs propositions qui sont les suivantes : !*■ D’abord, la tuberculose testiculaire est avant tout une tuberculose épididymaire.
rfécessitée de ce côté, je la pratique et je lie en même temps le canal déférent du côté sain pour empêcher de ce côté la propagation de la tuberculose des parties profondes vers les parties superficielles, ef aucun des malades sur lesquels j’ai été appelé à faire celte opération n’a eu de tuberculose testiculaire du côté correspondant.
Je suis d’ailleurs très peu partisan des opérations dans la tuberculose testiculaire, et je pense que cette affection est une de celles pour lesquelles le traitement général est le meilleur.
Quoi qu’il en soit, quand l’opération est nécessaire, c’est à l’épididymectomie que j’ai recours ; et mon élève Audebal (Thèse de Paris, 1898) a décrit le procédé opératoire qui m’est personnel.
Le scrotum étant relevé sur l’abdomen, je fais sur le raplié postérieur une incision médiane et verticale, qui a l’avantage de laisser une cica-
Par celte plaie unique, j’aborde successivement les deux testicules: j’excise au bistouri l’épididyme, une partie du canal déférent et le feuillet pariétal de la tunique vaginale pour éviter son inoculation secon-
De l’ablation des vésicules séminales tuberculeuses.
Dallelins et Mémoires de la Société de chirurgie de Paris, t. XXXI, 1905, p. i36.
Depuis le jour où Ullman pratiquait pour la première fois l’ablation de la vésicule séminale tuberculeuse, peu d’opérations de ce genre ont été encore exécutées jusqu’à ce jour.
J’eus l’occasion de pratiquer six fois la spermatocystectomie: ma première opération date de 1901, ma dernière date de quelques jours. Et j’ai communiqué à la Société de chirurgie le résultat de mes observations en cc qui concerne le technique, les résultats et les indications de la spermatocystectomie dans la tuberculose.
Technique. Entre la voie inguinale et la voie périnéale, toutes mes préférences vont à cette dernière ; par cette voie, l’accès est assuré aux deux vésicules, la libération des cordons peut être faite d’une façon assez complète pour que l’extraction en soit assez facile après cela par la voie inguinale.
L’ablation de la vésicule séminale est toujours complétée par l’extirpation de la totalité du canal déférent et des deux épididymes malades. C’est en somme l’ablation complète des voies génitales que je réalise