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DES RÉTENTIONS RÉNALES ET DD REIN MORILE

Anatomie pathologique du rein mobile.

{Bulktim de la Société anatomique, 1895, LXX» année, 3" série, t. IX, p. 505.)

J’ai eu l’occasion de rencontrer sur un cadavre deux reins mobiles et j’ai profité de ce cas pour étudier certains détails anatomiques sur lesquels il n’existait aucune notion ni dans les ouvrages classiques, ni dans les monographies particulières.

tes modifications qui se passent du côté de l’extrémité supérieure de l’uretère sont surtout intéressantes ; . elles permettent de eaisir. Je mécanisme de l’hydronéphrose intermittente. Voici ce que j’ai constaté : , ‘ '

1“ Quand le rein se mobilise, l’uretère se mobilise également à sa partie supérieure ; à la mobilité du rein correspond en général un déplacement proportionnel

2» En même temps qu’il se déplace, l’uretère se coude ; mais ces coudures sont intermittentes, elles cessent avec l’abaissement qui les produit.

3" Ces coudures ne sont pus oblitérantes; uno injection de liquide faite à travers le rein, dans le bassinet redresse les edurbures et passe facilenient . dans

Anatomie pathologique et pathogénie des hydronéphroses.

En collaboration avec Albarb*».

(VI" Congrès français de Chirurgie. Paris, 1892^ p. 561.)

(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, t. XXX, 1904, p. 415.)

Hydronéphrose par rétrécissement de i'nretère.

(X” Congrès français de Chirurgie. Paris, 1896, p. 515.)

A propos de Phydronéphrose.

(X' Session de l’Association française d'Orologie. Paris, 1906, p.97.)

Dans une série de travaux, j’ai apporté ma contribution à l’étude discutée et toujours difficile des hydronéphroses.

Dans un premier travail, basé sur des expériences et sur quelques observations cliniques, nous avons voulu : 1“ établir l’existence des hydronéphroses primitivement fermées; 2“ étudier l’évolution différente des hydronéphroses ouvertes et des hydronéphroses fermées; 3“ présenter quelques remarques sur les rapports des hydronéphroses avec les coudures urétérales.

1» La ligature complète d’un uretère chez des chiens, sacrifiés vingt-six jours, deux mois et quatre mois et demi après la ligature, a produit des hydronéphroses aseptiques, quelquefois considérables et pouvant persister fort longtemps sans atrophie rénale. Dans tous les cas, comme Cohnheim, Strauss et Germont, Albarran l’avaient déjà constaté, Phydronéphrose est primitive, et l’atrophie du rein, quand elle se produit, n’est que secondaire.

2“ Lorsqu’on fait une ligature incomplète de l’uretère, on constate un retard sensible dans l’évolution de Phydronéphrose.

Mais si ces hydronéphroses ouvertes se développent plus lentement, elles acquièrent par contre un volume beaucoup plus considérable que les fermées; ceci tient à ce que, la pression intra-urétérale étant moindre dans les hydronéphroses ouvertes, le rein s’atrophie plus lentement et continue à sécréter.

Sur un malade opéré par M. Guyon d’une volumineuse hydronéphrose, la néphrectomie transpéritonéale permit d’enlever une poche contenant plus de 1.200 centimètres cubes de liquide. Or l’uretère était perméable, et laissait passer une bougie n“ 15; il y avait encore une certaine quantité de tissu rénal.

Au contraire, une autre pièce concerne un uretère obturé complètement à son extréfnité vésicale. L’oblitération était ancienne ; et sur cette pièce fermée, il y a une hydronéphrose petite avec 180 grammes de liquide seulement.

D’abord, la dilatation de l’uretère commence juste au-dessous de l’empreinte que la place du vaisseau laisse sur la paroi urétérale : si l’on suit l’uretère de bas en haut jusqu’à ce niveau, on le voit arriver à l’obstacle avec un calibre normal ; il se rétrécit juste au niveau par suite de la coudure ou de l’inflexion et au-dessus; immédiatement au-dessus, il est dilaté.

Ensuite, on ne trouve sur l’uretère aucune autre cause d’uronéphrose, aucun obstacle. En suivant l’uretère jusqu’au bassinet ou en observant le bassinet luimême, on rie trouve aucun autre obstacle, aucune autre cause d’hydronéphrose que la coudure artérielle.

Enfin, en troisième lieu, le rôle primordial de l’artère est encore prouvé par ce fait que la suppression du vaisseau a suffi pour guérir les malades. Sans doute, dans ces cas, on fixe le rein. Mais si l’hydronéphrose avait sa cause dans une disposition congénitale et par conséquent fixe de l’uretère, plutôt que dans un contact artériel, il ne suffirait plus de redresser le rein pour obtenir le cure de l’hydronéphrose et les accidents continueraient après l’opération.

Des rétentions rénales à la suite de l’hystérectomie vaginale.

(fieeus de GptMolngie et de Chirurgie abdominale, 1900, p. 547.)

J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’observer à la Suite de l’hystérectomie vaginale une rétention rénale, ou mieux une crise d’hypertension avec infection se produisant sur l’un des reins en dehors de toute interoeniion accidentelle sur les uretères, je veux dire sans que ces uretères aient été pincés.

J’ai vu ainsi quatre fois des crises se produire entre le onzième.et le douzième . jour et caractérisées par une douleur et une tuméfaction rénale, des vomissements, une fièvre élevée, des' urines troubles : et le cathétérisme de l’uretère, une fois au moins, me montra qu’il ne s’agissait pas d’appendicite, mais que le

La complication jetait ainsi un peu de trouble dans les suites opératoires

mais je n’ai pas suivi ces malades assez longtemps pour savoir ce qu’elles sont devenues dans la suite. Elles ont eu sans doute l’évolution des infections rénales : la plupart se drainent naturellement et guérissent sans incident.

Volumineuse hématonéphrose gauche. Cryoscopie.

(F' Session de t'Assoeiation framaise d'Vrologie. Paris,.1001, p. 484.)

A propos d’une volumineuse hématonéphrose qui fut prise pour un kyste de la rate et que j’eus l’occasion d’opérer en 1901 à l’Hôtel-Dieu, j’ai étudié avec Hallion la cryoscopie de ces grandes poches liquides rénales.

La cryoscopie a dans ces cas une valeur diagnostique et pronostique. Elle peut contribuer au diagnostic : en effet si le h était, à la ponction, supérieur à 0,55, on pourrait presque conclure qu’il s’agit d’une hydronéphrose; car les autres épanchements pathologiques étudiés jusqu’aujourd’hui n’ont que peu différé du A

Elle a aussi une valeur pronostique : car l’élévation du A étant en proportion directe de l’intégrité de l’épithélium rénal, on, sera d’autant plus autorisé à espérer et’ à favoriser le retour de la fonction rénale que le A sé sera montré plus élevé au-dessus de 0,55.

' à cheval. Étude anatomique, pathologique et chirurgicale.

En collaboration avec M. Papin. V.

(k gynécologie et de chirurgie abdominale, février 1912,)

raphie que nous nous sommes efforcés de rendre aussi complète se sur l’étude de plus de trois cents observations de cette' ano-

Enfin l’étude chirurgicale comprend d’abord le diagnostic et ensuite le traitement. Nous nous sommes efforcés de démontrer qu’avec les moyens modernes d’exploration on peut et on doit arrivera taire le diagnostic du rein en fer achevai malade et même parfois du rein en fer à. cheval sain. C’est en y pensant que ce diagnostic deviendra possible par la palpation, et surtout par la radiographie avec sondes opaques ou injection de collargol.

Ce diagnostic a été déjà fait d’ailleurs'dans un certain nombre de cas. Quant

cine opératoire des opérations rénales. La néphrectomie devient l’héminéphrectomie par section de l’isthme médian. La néphrectomie cède le pas à la pyélotomie pour les calculs et cette pyélotomie doit être antérieure. La néphropexie ne saurait trouver sa place ici. Enfin toutes les opérations conservatrices : résections partielles pour kystes, plastiques du bassinet trouvent ici leur indication particulière.

Ajoutons que la multiplicité des vaisseaux rend encore plus délicate toute tentative opératoire.

Nous rapportons au cours de ce travail une quinzaine d’observations personnelles ou inédites. Une centaine de figures reproduisent tous les cas dont nous

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