B. - APPAREIL LACRYMA;L
Dacryoadénites.
(In Joland, Thèse de LiUe, 1892.)
Dacryoadénite aiguë simple.
(Bulletin médical du Nord, 1891.)
Les observations de dacryoadénite aiguë, sans suppuration, se terminant au contraire par résolution, sont assez fréquentes. Débutant brusquement par une tuméfaction de la glande, douloureuse à la pression, s’accompagnant de chémosis limité à la partie externe, de gonflement de la paupière supérieure avec un peu de gêne dans les mouvements du globe, la dacryoadénite est tantôt unilatérale, tantôt symétrique des deux côtés. Au bout de quelques jours les phénomènes aigus disparaissent.
Quelquefois il se fait des poussées successives, il reste un peu d’induration et de gonflement et c’est ainsi que s’établirait l’hypertrophie simple de la glande lacrymale, dont la pathogénie est encore fort douteuse.
En raison de la disposition symétrique, on a pensé à une affection ayant quelque analogie avec les oreillons (Mümps der Trânendriise de Hirschberg). En tout cas on peut admettre l’existence d’une infection spéciale, à localisation systématique sur les glandes lacrymales, entraînant l’inflammation du parenchyme glandulaire lui-même, plutôt que du tissu cellulaire périacineux, envahissant la portion orbitaire ou la portion palpébrale et plus souvent les deux.
Dacryoadénite syphilitique.
(Archives d'ophtalmologie, 1902, p. 760.)
Parmi les manifestations rares de la syphilis il faut placer les inflammations chroniques des glandes lacrymales. On n’en retrouve que trois ou quatre cas bien authentiques dans les auteurs; nous avons eu l’occasion d’en observer coup sur coup deux cas à la clinique: de l’Hôtel-Dieu.
Le premiera été présenté à la Société de Dermatologie. Il s’agissai'
Ici, c’est la destruction du sac qu’il faut faire. Le sac sera ouvert largement par une longue incision rectiligne, dirigée en bas et en dehors. Les lèvres de l'incision cutanée étant écartées, on enlèvera la plus grande partie possible de la paroi du sac, on fera le curettage des fongosités, mais le sac sera détruit complètement par le thermocautère qui cautérisera profondément, surtout au niveau de la voûte et de l’orifice inférieur, l'as de réunion, mèche iodoformée jusque dans le fond. Pansement à l’eau oxygénée pour le renouvellement de la mèche. La cicatrisation devra se faire lentement de la profondeur vers la superficie. Les cicatrices vicieuses ne sont pas à craindre.
B. Formes aiguës. — Phlegmons du sac. — Tumeur lacrymale. — Phlegmon péricystigue. — Péricystites lacrymales aiguës, etc. — Dès que la suppuration est reconnue, faire une incision étendue, ouvrant toujours le sac largement. Pour cela diriger le bistouri en haut et en dedans, le tranchant en haut; en relevant le manche, bien inciser le tendon de l’orbiculaire. Il ne faut pas se contenter de voir le pus s’écouler, il faut s’assurer que le sac est ouvert.
Dans les dacryocystites aiguës à streptocoques, lorsque les lésions sont récentes, qu’il n’y a pas d’ectasie du sac ni de fongosités, malgré l’intensité de la réaction, la guérison peut se produire à peu de frais sans larmoiement.
C. Traitement consécutif du larmoiement. — Le larmoiement tient à une hypersécrétion réflexe des glandes, produite par une irritation, une inflammation persistante des voies lacrymales, bien plutôt qu’à l’oblitération définitive. Tous nos efforts doivent donc être dirigés vers le perfectionnement de nos méthodes de traitement des voies lacrymales. C’est seulement, lorsque tout aura été épuisé, qu’on sera autorisé à faire l’ablation des glandes lacrymales palpébrales ou orbitaires.
chose que des hypothèses; ce fait m’a paru cependant assez intéressant pour être signalé. Au point de vue pratique, cette paralysie du pathétique, qui produit une diplopie si gênante dans la moitié inférieure du champ du regard, pourrait expliquer, si ce n’est le vertige vrai, du moins l’incertitude dans la marche, simulant le vertige, qui .accompagne certains troubles de l’oreille interne.
Les indications dans le traitement du strabisme.
(P reste médicale, n“ 6i, 30 juillet 1902.)
1 ° Strabisme convergent. — Le plus souvent, il se montre à l’âge de 3 ou 4 ans, au moment oh l’enfant commence à fixer. Parfois il est observé dès la naissance et fait suite à un accouchement laborieux, parfois encore il ne survient qu’à l’âge de 5 ou 6 ans, à l’occasion d’une maladie infectieuse, d’une fièvre éruptive, d’une affection convulsive, chorée, coqueluche. Dans quelques cas, une lésion locale le provoque.
Après s’être enquis de l’âge, le médecin s’occupera de l’état de réfraction et de l’acuité visuelle; c’est l’œil le plus faible et le plus amétrope qui est toujours dévié.
Le périmètre ne sert pas seulement à mesurer le degré de strabisme, mais aussi à préciser la force musculaire des droits interne et externe. La déviation doit être de 50" au moins pour le droit externe et de 40" pour le droit interne. .Au-dessous de ce chiffre, la force musculaire est diminuée et on comprend toute l’importance de cette notion pour le choix du procédé opératoire.
Le strabisme concomitant interne est, avant tout, un trouble fonctionnel, portant sur les deux yeux et tenant à une incoordination de la convergence, du moins pendant- longtemps, beaucoup plus lard interviennent les altérations musculaires. Tout le traitement découle de ces données.
Traitement pré-opératnire. — Chez un enfant de 4 ou 5 ans, qui a commencé à loucher depuis peu, on doit déconseiller 1 opération. Il faut se contenter des verres appropriés corrigeant l’astigmatisme et l’hypermétropie. Au besoin, on pourra paralyser l’accommodation par l’atropine, mais ce moyen est très gênant et, pour êtrp
en haut. 11 n’est pas fixe, mais il es menls désordonnés qui augmentent malade à fixer un objet. —Il y a de la
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