ANNEXES DE L’OEIL
Fibrome de la paupière et du sourcil.
(Société d'ophtalmologie. Paris, juillet 1906.)
Tumeur solide, dure, h surface uniforme, du volume d’une amande, située sous la couche musculaire du sourcil et au-dessous des fibres l’ofbiculaire, à la parlie moyenne du sourcil, mobile sur le plan osseux du rebord orbitaire. Apparue il y a sept ans, chez un homme de trente-six ans. Ablation. L’examen histologique démontre la nature fibreuse de la tumeur. 11 y avait, en outre, des amas de cellules qui auraient pu faire penser à un sarcome globo-cellulaire, mais qui n’ctaient en réalité que le produit d’une irritation due à un traumatisme survenu 18 mois auparavant.
Épithélioma palpébral.
(In Thèse Rome. Lille, 1890.)
Du chancre palpébral.
(Archives d’ophtalmologie, 1881.)
Du chancre de l’œil.
(Écho médical du Nord, août 1898.)
La fréquence de la localisation du chancre induré sur les paupières et la conjonctive n’est pas très considérable. Lorsqu’il occupe la face interne des paupières et surtout l’angle interne de l’œil, il peut ne pas être reconnu, ou être pris pour une dacryocystite; ori a été jusqu’à pratiquer l’opération de Slilling dans quelques cas. Quel que soit son siège, il s’accompague d’une adénopathie considérable sous-maxillaire ou préaunculaire, parfois des traînées lymphangitiques peuvent
s’apercevoir sur la face. L’existence d’une adénopathie volumineuse, à marche rapide, est le meilleur signe diagnostique qui permet de soupçonner un chancre induré des paupières, dont les caractères distinctifs manquent souvent.
Sur une forme particulière de gomme palpébrale.
(Bulletin médical ilu Nord , 1889.)
La gomme de l’angle interne de l'œil est une des formes rares de la syphilis palpébrale ; elle peut se présenter comme une manifestation tardive de la syphilis (héréditaire. C’est surtout avec une tumeur ou une fistule lacrymale que le diagnostic présente de réelles difficultés : quant à l’épithélioma, dans sa forme ulcéreuse, il présente un aspect assez différent. — Le traitement mixte guérit très rapidement cet accident tertiaire, sans renversement de la paupière inferieure et même sans larmoiement persistant.
Opération du symblépharon.
(Société française d'ophtalmologie, 1888 et Archives d'ophtalmologie, t. VIII.)
Dans ce procédé, étant donné que l’adhérence a une forme triangulaire, dont le sommet est à la cornée et la base au bord palpébral, on dissèque avec soin l’onglet ptérygoïde, puis on divise le symblépharon en trois portions par deux incisions allant de la cornée au bord delà paupière. —La portion moyenne comprenant londet est disséquée jusqu’au bord palpébral auquel elle reste adhérente. Les portions latérales sont au contraire détachées à partir de ce bord par des incisions curvilignes, qui restent toujours à la même distance de la cornée. On achève de dessiner deux lambeaux quadrilatères en suivant en dedans et en dehors le bord de la cornée ; ces lambeaux doivent etre d.^equé» dans une assez grande etendue pour qu’ils puissent se rapprocher sans tiraillements. Puis les deux parties latérales sont réunies pour recouvrir la surface cruentée du côté du globe. —ün point de suture est placé près de la cornée. Pour le point inférieur, on se sert d’un fil muni de deux aiguilles à ses extrémités;. après avoir traversé les lambeaux à une petite distance de leurs angles inférieurs, le fil est croisé deux fois et les aiguilles, revenues
proche du procédé d’Eversbuch, Wolf, Abadie, elc. Après avoir mis à nu le ligament suspenseur du tarse, je charge, avec un crochet à strabisme, le muscle releveur sans essayer de le séparer du ligament suspenseur et des autres parties profondes de la paupière. Au-dessus de ce crochet, à une distance variable suivant l’effet à obtenir, je fais passer deux fils transversalement et je sectionne le muscle près du bord supérieur du tarse. Suivant l’effet à obtenir on peut meme en réséquer une portion. Les fils sont alors passés transversalement dans le tarse; en les serrant, on applique solidement le tendon sur la face antérieure du tarse.
Opération du ptosis.
(bulletin médical du Nord, XXVIII, n» 2.)
Leçons sur le ptosis.
(Écho médical du Nord, août 1898.)
Maladies des paupières et des membranes externes de l’œil. (Encyclopédie Léaulé, Paris, 1893.)
Cet Aide-Mémoire a trait aux maladies des paupières et des sourcils, à celles de la conjonctive, de la cornée et de la sclérotique.
Sous une forme concise, l’auteur s’est attaché è traiter très complètement chacune de ces maladies. Les questions d’étiologie, de pathogénie, de traitement qui intéressent avant tout le médecin, doivent surtout attirer l’attention par la forme originale, et essentiellement pratique sous laquelle elles sont présentées. Les questions didactiques ont été étudiées aussi avec le plus grand soin. Une bibliographie très complète indique à ceux qui voudraient faire une étude spéciale des maladies, traitées dans le volume, les sources où ils pourront puiser tous les renseignements, complémentaires désirables (Arck. d’opht., 1895).