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PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE OCULAIRES GÉNÉRALES

Cyto-diagnostio dans les maladies des yeux.

(Société de biologie, janvier 1903.)

Lymphocytose rachidienne et affections oculaires.

(Société française d'ophtalmologie, mai 1903 et Archives d'ophtalmologie, XXIII, p. 337.)

Mes premières recherches sur l’examen du liquide céphalo-rachidien ont été faites dans des cas de syphilis du fond de l’œil (névrite optique et chorioritinite). Les résultats ont été positifs dans les cas récents et négatifs lorsque l’affection était en voie de régression. Une des observations était des plus typiques : chez une malade nettement syphilitique, présentant de la névrite optique avec troubles poussiéreux du vitré, il existait une lymphocytose discrète. Trois mois après, grâce à un traitement intensif, la ponction lombaire donnait un résultat négalif, tandis que l’acuité visuelle redevenait excellente.

Il était intéressant de rechercher si les lésions syphilitiques du segment antérieur étaient susceptibles de produire.les mêmes effets-: or, trois ponctions pratiquées pour iritis syphilitique ont donné deux fois des résultats positifs.

Dans un cas de paralysie de la troisième paire chez un enfant de quinze ans, le diagnostic étiologique était resté très obscur, uue

donner une insensibilité plus profonde et plus prolongée. En injections sous-conjonctivales avec une solution au centième, l’insensibilité est complète au bout d’une minute dans une zone assez étendue. Il existe une vaso-dilatation assez intense des vaisseaux entourant le chémosis.

Les expériences physiologiques m’ayant donné'un bon résultat, j’ai pratiqué diverses opérations oculaires, 26 fois avec des instillations de collyre à la stovaïne en solution physiologique au vingt-cinquième et 20 fois des injections sous-conjonctivales ou sous-cutanées en solution physiologiques au centième.

De ces premiers résultats, je concluais que la stovaïne était appelée à rendre de réels services en chirurgie oculaire. Sa faible toxicité permet de l’employer plus largement que la cocaïne. En instillation, elle est inférieure à la cocaïne, en ce que l’anesthésie conjonclivocorneenne est moins complète et moins durable, mais elle ne modifie pas le tonus de l’œil et produit une légère vaso-dilatation. Dès ce moment je me proposais d’associer, dans les instillations, la cocaïne et la stovaïne. — En injections sous-cutanées ou sous-conjonctivales,

] a stovaïne m’avait paru supérieure à la cocaïne : l’insensibilité est complète en moins d’une minute ; ses propriétés vaso-dilatatrices favorisent sans doute la diffusion rapide, ce qui n’a pas d’inconvénient en raison de sa faible toxicité.

L’usage quej’ai fait de la stovaïne depuis cette époque a pleinement confirmé mes premières conclusions. Je fais un emploi journalier de la stovaïne qui m’a permis d’étendre beaucoup les indications de l’anesthésie locale.

De l’adrénaline dans ses applications en ophtalmologie.

(In Brissot, Thèse de Paris, janvier 1903.)

L’emploi de l’adrénaline est surtout indiqué en chirurgie oculaire ; elle peut être utilement employée dans toutes les opérations portant sur la conjonctive : péritomie, extirpation des tumeurs du limbe, cataracte avec lambeau conjonctival, strabisme, brossage des granulations, etc. Dans le glaucome, elle favorise faction de la cocaïne en diminuant l’hypérémie et en permettant une anesthésie locale plus profonde.

L’action thérapeutique est beaucoup plus douteuse, elle paraît cependant agir en favorisant l’absorption des médicaments sur les jeux fortement congestionnés.

. Ces conclusions, que je formulais en 1903, ont été continuées depuis et aujourd’hui nous n’employons plus du tout l’adrénaline comme agent thérapeutique; elle continue à nous être très utile dans certaines opérations.

Injections intramusculaires d’huile au sublimé dans les aiiections oculaires syphilitiques.

(In Thèse Caillaud, Paris, 1905.)

Cette solution présente les trois avantages suivants : 1° la teneur en mercure, qui est de 73,8 pour 100; 2“ la grande solubilité dans l’huile qui permet d’en injecter un centigramme par centimètre cube; 3" la facilité avec laquelle les malades supportent le traitement, à condition de faire l'injection au lieu d’élection, c’est-à-dire sensiblement au-dessus de la ligne troehantérienne, avec toutes les précautions antiseptiques d’usage.

Préparée avec de l’huile d’olive stérilisée à 120”, sans purification par l’alcool et contenue dans des ampoules stérilisées, cette solution se conserve très bien ; elle doit être plus fréquemment renouvelée si elle est placée dans des flacons bouchés à l’émeri.

Caillaux estimait à 9 ou 10 000 les injections faites à la clinique de l’Ilôlel-Dicu avec cette solution. Nous continuons à l’employer régulièrement, faisant environ de 40 à 50 injections trois fois par semaine. Lorsque nous voulons faire un traitement plus intensif nous employons les injections intraveineuses de cyanure aqueux, dont la technique est plus délicate.

Syphilis oculaire.

A propos , de plusieurs cas de syphilis oculaire, j’ai indiqué les caractères spéciaux imprimés aux manifestations syphilitiques par les diathèses (scrofulo-tubereulose, rhumatisme, etc.), les infections associées, les conditions spéciales au sujet (âge, siège de l’accident primitif).

Les manifestations de là syphilis oculaire ont une valeur pronostique très grande, car elles sont très souvent suivies de lésions du côté de l’encéphale. La preuve du retentissement de la syphilis oculaire sur l’encéphale est donnée par l’examen du liquide céphalorachidien qui, dans tous les cas récenlsde syphilis oculaire (segment antérieur, comme membranes profondes), montre une lymphocytose plus ou moins marquée mais constante.

Puisque les lésions oculaires indiquent une syphilis grave, le traitement doit être énergique. Les injections intramusculaires sont les plus employées, soit de sels insolubles (calomel), soit d’huile grise, soit de sels solubles (biiodure ou sublimé). Le sublimé, notamment en solution huileuse au 1/100”, dans la proportion de 1/2 à 1 cemimetre cube trois fois par semaine, a une efficacité très grande et ne provoque pas d’accidents.

Syphilis et myopie.

(Presse médicale, 27 décembre 1905.)

Dans le problème si intéressant de la progression de la myopie, il faut faire une part très importante aux infections générales aiguës et chroniques, en particulier à la syphilis.

Pour la syphilis héréditaire, la kératite interstitielle peut être suivie d’un processus hydrophtalmique, ou d’une myopie progressive, ainsi que j’en ai cité des exemples. Quant aux chorio-rétinites pigmentaires et atrophiques d’origine hérédo-spécifique, elles viennent singulièrement aggraver le pronostic de la myopie. Tout tend h démontrer que, dans un assez grand nombre de cas, la myopie maligne chez les jeunes sujets ne dépend pas exclusivement des conditions optiques mais de lésions pathologiques, régressives le plus souvent, dont le point de départ doit être l’infection générale.

Le rôle de la syphilis acquise, beaucoup moins bien connu, n’est pas moins certain. On a dit qu’à partir de vingt-cinq ans la myopie restait stationnaire; si donc des complications graves de myopie maligne s’observent chez un adulte, on est en droit de soupçonner l’influence de l’état général.

J’pi cité plusieurs exemples de ohproïdite atrophique avec corps

Migraine ophtalmoplégique.

(Progrès médical, 7 mars 1903 et Société <!'ophtalmologie, mars 1907,)J

Il s’agit d’un cas typique de celte affection, puisque la malade, âgée de cinquante ans, avait eu ses premiers accès de migraine à l’âge de sept ans et que, depuis cette époque, chaque accès de migraine était accompagné d’une chute de la paupière et d’une déviation paralytique de l’œil en dehors.

Petit à petit cependant les périodes paralytiques étaient devenues plus longues et, suivant l’expression de Senator, la paralysie périodique récidivante avait fini par devenir continue avec des exacerbations périodiques de douleurs et d’insuffisance musculaires. Depuis quelques années, l’œil était dévié en dehors d’une façon permanente ; le ptosis, qui ne survenait que pendant l’accès migraineux, affirmait encore le caractère périodique de l’affection.

Quatre ans après le premier examen, j’ai pu revoir cette malade et la présenter.à la Société d’ophtalmologie de Paris; le ptosiç luimême tendait à devenir permanent, il n’avait pas cessé depuis le dernier accès de migraine qui datait de quinze jours.

Pour expliquer l’intervention passagère des nerfs moteurs dans le syndrome migraineux, on a dit qu’il y avait une réaction méningée à la base. Nous avons fait la ponction lombaire et l’examen du liquide céphalo-rachidien a été tout à fait négatif, ce qui doit faire écarter l’idée d’une réaction méningée.

Je crois, pour ma part, que ces paralysies transitoires sont liées h des troubles vaso-moteurs passagers portant sur la région des noyaux, niais qu’à la longue ces modifications répétées dans l’irrigation, sanguine .finissent par altérer d’une façon définitive certains territoires

Glaucome et cataracte.

(Archives d’ophtalmologie, 1904, p. 341 et Soc. franç. d'ophtalm., mai 1904.)

Dans, la pathogénie du glaucome, il ne faut pas seulement tenir compte de la soudure de Kniess, qui ne peut expliquer les soudaines attaques d’hypertonie: Il faut attribuer une part importante aux troubles delà circulation profonde de l’œil et l’hypothèse d’une sorte

insiste particulièrement sur la cautérisation de la région papillaire. L’opération est terminée par une injection de sublimé ou de cyanure à 1/5000% injection qui a surtout pour but d’entraîner les parties carbonisées restées dans la coque oculaire. Bien entendu, il n y a

aucune suture à faire.

Le premier effet de celte: opération, c’est la cessation complète, absolue de la douleur. Il est merveilleux de voir les malades, dès qu'ils sont réveillés du sommeil chloroformique, accuser un grand bien-être par suite de la disparition des souffrances atroces qu’ils avaient avant l’intervention. C’est ce qui se produit dans le cas d’énucléation bien réussie, et c’est ce qui n’a malheureusement jamais lieu avec 1 n I 1 rnleurs étant quelquefois plus

rayonnement que le fer rouge agit pour antiseptise oculaire et il est remarquable de voir la cornée, qu plèlement infiltrée de pus et nécrosée, reprend

de Robert, de Melchni-

laires ont donné lieu aux importants travaux kolî, de Chastenay, de Calmetle, etc.

Dans ce travail, nous nous sommes proposé : 1° d’étudier l’action de l’abrine sur la conjonctive saine et sur la conjonctive granuleuse; 2“ de rechercher les causes qui favorisent ou retardent l’inflammation, en particulier les effets du sérum antiabrinique ; 3“ de chercher à expliquer l’action thérapeutique du jéquirity.

1° Sur la conjonctive saine du lapin, l’abrine a pour effet très rapide de produire un appel considérable de leucoeyli | ol n cl ci ou mononucléaires volumineux, accompagné d’une énorme transsu-

(Bulletin

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