ENSEIGNEMENT
Leçons sur la réfraction et ses anomalies. A la Clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu (1884).
Maladies des membranes externes de l’œil. — Cours à l’Ecole pratique (2* semestre 1885).
Enseignement de la Clinique ophtalmologique à la Faculté de Médecine de Lille depuis 1886.
Leçons sur les troubles de la réfraction et de l’accommodation (1885-89.)
Leçons de chirurgie oculaire et exercices de médecine opératoire (1889).
Clinique de l’Hôpital Saint-Sauveur. — Depuis quinze ans l’enseignement ophtalmologique a été donné dans cette clinique, dont l’importance s’est accrue davantage d’année en année et qui reçoit de 2000 à 2500 nouveaux malades par an. — Les leçons ont porté sur tous les cas si variés de chirurgie oculaire qui se sont présentés à notre observation, en particulier les nombreux cas de traumatismes oculaires, avec leurs conséquences, si fréquents dans la région industrielle du Nord.
S’adressant à de futurs praticiens, le professeur a saisi toutes les occasions de montrer les rapports entre, les maladies générales et leurs manifestations oculaires, ce qu’on pourrait appeler l’ophtalmologie médicale.
Dans la série de leçons cliniques faites cette année, il a passé en revue les manifestations oculaires de la syphilis acquise et de la syphilis héréditaire. Avec M. Fournier il montre que les accidents oculaires, dans ce dernier cas, sont des manifestations morbides qui, pour être issues de la syphilis
comme origine, n’ont riendesyphilitiquecomme nature,ce sont des phénomènes dystrophiques. Aucun de ces phénomènes n’a des caractères suffisamment diflérenciés pour nous permettre, en dehors de tout autre stigmate, de reconnaître la syphilis héréditaire. Cependant ce sont les lésions du tractus uvéal qui, parleur fréquence et leur systématisation, nous aident le plus dans le diagnostic. La kératite interstitielle, qui reconnaît à son origine les infections les plus diverses, comme l’a soutenu avec tant d’énergie M. Panas, n’est peut-être caractéristique que dans ses formes les plus profondes, tantôt rapidement suivies, tantôt même précédées de lésions iridochoroldiennes qu’il faut rechercher avec soin.
Parmi les autres leçons cliniques les plus récentes, nous citerons l’œil tabétique; les manifestations oculaires de l’hystérie, è propos d’un cas extrêmement intéressant de blépharospasme hystérique chez l’homme ; les paralysies oculaires ; l’hémianopsie, avec les données récentes sur le centre cortical de la vision, etc.
de tumeurs cancéreuses. Pour ces derniers cas on a fait la blépharoplastie immédiate et non la restauration secondaire de Verneuil, qui a l’inconvénient de laisser l’œil trop exposé pendant plusieurs mois.
Dans tous les cas où l’état des tissus avoisinants le permet, il faut préférer la greffe à grand lambeau pédiculé. Dans la méthode par la greffe sans pédicule, il est certain que, grâce à une antisepsie rigoureuse, on arrive assez facilement ii obtenir l’adhérence de larges lambeaux. Les Anglais et les Américains reviennent périodiquement sur les succès de cette greffe cutanée withoul pédide, par la méthode dite de Wolfe, bien que Lefort ait pratiqué cette opération bien avant le cbirurgien anglais. Mais ce sont les résultats définitifs après un an ou dix-huit mois qu’il faut apprécier. Or il est démontré que les adhérences cicatricielles se reforment au-dessous du lambeau transplanté et, au bout de quelque temps, il ne reste plus qu un boudin disgracieux qui n’empêche nullement la cicatrice de renverser a nouveau le bord palbébral.