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Des tumeurs qui se développent sur les organes fibreux

Gaz. hebdom. des sc. méd. de Bordeaux, i885, et Progrès médical, Paris, x885.

En présence de deux faits cliniques de tumeurs de la conjonctive ayant quelque peu lésé la sclérotique et la cornée, nous nous sommes demandé si ces deux membranes ne sont pas susceptibles, à un degré quelconque, de dégénérescence néoplasique. Nous avons étudié les différents faits concernant cette question et nous sommes d’avis, contrairement aux affirmations de Bimsemstein, que la sclérotique et la cornée

mise à notre examen histologique, avait tous les caractères d’un sarcome embryonnaire intéressant un tendon. Nous pensons que ce sarcome s’est développé primitivement dans l’épaisseur du tendon : entre les traînées tendineuses, on trouve en effet de petits îlots embryonnaires qui établissent bien la transition entre eux et les grosses masses sarcomateuses qui constituent la majeure partie du néoplasme ; ces îlots représentent peut-être dans sa plus simple expression le processus formateur de la tumeur en question.

3 o. Du sarcome carcinomateux des os.

Journal de médecine de Bordeaux, ai juin i885.

i 0 Tumeurs^ulsatiles d’emblée ;

a" Tumeurs pulsatiles primitivement charnues.

Après avoir classé notre tumeur dans la s* catégorie, nous avons recherché quelles étaient les tumeurs des os capables de devenir pulsatiles. et nous sommes arrivé par élimination au diagnostic de sarcome globo-cellulaire devenu pulsatile.

Au point de vue thérapeutique, nous avons ainsi formulé notre opi-

1° En présence d’un ostéo-sarcome h myéloplaxes, il suffit d’amputer le membre atteint ;

2" En présence d’un sarcome globo-cellulaire périostique pulsatile, il faut toujours désarticuler ou amputer au-dessus de l’articulation voisine.

32. Sarcome à cellules géantes de l’extrémité supérieure du péroné. Am-

a guérison paraisse durable el

définitive ; il faut encore que la régénération osseuse ait eu le temps de s’affirmer et de se parfaire et, d’autre part, qu’un traitement approprié ait pu donner aux muscles toujours atrophiés, la puissance qui leur manque pour faire jouer la nouvelle articulation. L’observation de résection orthopédique du coude que nous avons présentée au Congrès de chirurgie dans la séance du 22 octobre 1886 vient entièrement à l’appui de ces assertions. Elle contient, en effet, trois faits principaux qui méritent d’être retenus :

i° La substitution des mouvements du membre à une ankylosé ;

2 0 La néoformation de l’ojécrâne après la résection sous-périostée chez un homme déjà âgé, dont le périoste était naturellement peu disposé à faire un os nouveau ;

3 ° Et surtout l’augmentation énorme de la valeur de l’articulation nouvelle sous l’influence du développement des muscles.

e pour la réduction d’une luxation pathologique de la hanche.

dans la convalescence d’une dothiénentérie compliquée de phlegmatia alla dolens, des varices localisées aux veines sous-cutanées de la région hypogastrique. Nous pensons qu’elles sont surtout d’ordre mécanique et qu’elles constituent une voie collatérale créée par la circulation de retour. Ce fait curieux est à rapprocher de deux faits analogues, l’un de M. A. Séverin, l’autre de Boyer.

38. Noie sur un cas d’odontome embryoplastique développé aux dépens d’une dent surnuméraire.

Gazette heldom. de médecine et de chirurgie, Paris, i885.

On se trouvait en présence d’une tumeur à parois osseuses et à contenu fibreux, développé chez une femme de 29 ans qui avait des lésions de carie dentaire ancienne. Cette carie étant la cause fréquente de kystes liquides (Magitot), nous nous sommes demandé si l’irritation chronique du môme tissu osseux ne pouvait pas donner naissance à des éléments de tissu conjonctif, manière de voir défendue par Heath dont le professeur Guyon parait accepter la théorie.

En ce qui concerne le côté clinique et anatomo-pathologique, la description classique des odontomes embryoplastiques s’applique à merveille au cas présent, et bien que l’âge seul soit en contradiction avec l’ensemble du tableau, nous croyons qu’il ne faut pas distraire cette tumeur de la catégorie des odontomes et qu’il convient de l’expliquer par l’évolution tardive et vicieuse d’une dent surnuméraire. La présence d’une dent surnuméraire n’a, dans le Cas particulier, rien que de très raisonnable ; on en a vu pousser chez des adultes, même chez des vieillards.

Ainsi compris, ce fait devient très intéressant à cause de sa rareté.

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