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PÉRITONITE PAR PROPAGATION

nant d’une infection paratyphoïdique localisée, sans fièvre paratyphoïde proprement dite. Dans le 1 er cas, on peut décrire 3 types cliniques : colite muco-membraneuse, colite dysentériforme, colite compliquée de péritonite. Au point de vue anatomo-pathologique nous distinguons : la colite ulcéreuse à petites.exulcérations, la colite ulcéreuse perforante à larges ulcérations profondes, la colite ulcérovégétante.

Péritonite par propagation (193).

L’existence de péritonite par propagation typhoïdique ne fait pour nous aucun doute; elle serait très fréquente au cours de certaines épidémies; elle est souvent difficile à diagnostiquer et ressemble parfois beaucoup à la péritonite par perforation. Nous avons pu individualiser son existence, en constatant au cours de certaines autopsies des plaques de péritonite très nette avec fausses membranes adhérant à la tunique externe de l’intestin et correspondant très souvent à des plaques de Peyer très hypertrophiées; celles-ci ne présentaient cependant aucune perforation.

Syndrome méningé et azotémie au cours des maladies typhoïdiques (168).

Les méningites typhiques à bacilles d’Eberth, séreuses ou purulentes, ont été très rares au cours de l’épidémie que nous avons eue à traiter. Par contre, il a été constaté fréquemment, chez des malades atteints de fièvre typhoïde ou paratyphoïde, un syndrome méningé net : raideur de la nuque, signe de Kernig, contractureSj vomissements, constipation, céphalée opiniâtre, etc... rendant le diagnostic difficile avec la méningite cérébro-spinale épidémique.

Chez ces malades, la ponction lombaire donnait issue'à un liquide clair en hypertension légère, sans fibrine, sans augmentation du taux de l’albumine. L’examen cytologique était Complètement négatif, l’examen bactériologique et la culture sur les différents milieux ne permettaient de constater que la stérilité du liquide.

maladies infectieuses

Il s’agissait donc de syndromes méningés sans méningite, et le pronostic de cette forme cérébro-spinale de l’infection éberlhienne était plutôt sombre, puisque sur les 10 malades observés en dix mois, cinq sont morts et les cinq autres ont fait des formes très longues et très graves.

En résumé, les divers examens de laboratoire qui permettaient d’éliminer les causes possibles de ce syndrome : méningite bacillaire, méningite infectieuse associée, méningite typhique, etc..., ne donnaient pas l’explication des phénomènes observés.

Bien que, par l’observation clinique, nptre attention n’eût pas été appelée spécialement sur ce point, nous avons eu l’idée de doser de façon systématique l’ürée dans, le liquide céphalo-rachidien de ces malades et nous avons pu constater que le taux de l’urée était chez tous augmenLé.

Alors que chez les typhiques, les chiffres trouvés oscillaient entre 0 gr. 20 et 0 gr. 40 p. 1.000, même dans les cas de céphalée opiniâtre, avecoligurie relative; chez les malades précédents, nous trouvions 0 gr. 60, 0 gr. 80,, jusqu’à 2 gr..20 et plus.

Les chiffres, étaient d’ordinaire très voisins dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, mais il est indispensable pour constater ce parallélisme de faire la ponction lombaire au même moment.

Dans les cas graves, le taux de l’azotémie allait progressivement en croissant (2 gr. 3 gr. et 4 gr. 50). Dans les cas favorables, au contraire, il diminuait assez vite.

Un cas de pneumo-typhus (12).

Ce cas de pneumo-typhus a débuté comme une pneumonie et ce n'est que vers le sixième jour que la dothiénentérie lit son apparition clinique. Elle ne se manifesta que par un minimum de symptômes, dont les plus caractéristiques furent une éruption confluente de taches rosées et une diarrhée ocreuse.

Le pouvoir agglutinant était très notable (1/1.000).

Le malade mourut. On constata, à l’autopsie, des ulcérations intestinales. Quant au poumon, il ne renfermait que du pneumo-

T YPHO-DIPHTÉRIE

coque. Il semble donc bien que, dans notre observation, il se soit agi d’une infection pneumococcique qu’aurait précédée l’apparition clinique d’une dothiénentérie.

Abcès provoqués à bacille typhique (215).

Au cours de deux fièvres typhoïdes graves, nous voyons évoluer au moment de la convalescence des abcès éberthiens; mais, fait tout à fait particulier, ces abcès se sont développés au niveau même d’un traumatisme antérieur : cicatrice opératoire, abcès de fixation. Le temps écoulé entre le trauma et le développement de l’abcès a été considérable : vingt-et-un jours pour le trauma chirurgical, vingt-sept jours pour les abcès de fixation et, phénomène curieux, le premier abcès de fixation a donné lieu à 1 abcès éberthien, vingtsept jours après l’injection; le deuxième abcès pratiqué deux jours après, a entraîné la formation de l’abcès éberthien, exactement deux jours après le précédent (vingt-septième jour); cette longue période d’attente ne s’est manifestée localement par aucun phénomène, aucune induration, aucune rougeur, aucune tuméfaction.

Il est logique de penser que l’abcès ne s’est développé qu au moment où l’organisme avait acquis des propriétés réactionnelles spéciales vis-à-vis de la septicémie éberthienne ; c est ainsi qu on peut expliquer la latence prolongée des phénomènes locaux au cours de ces deux fièvres typhoïdes très graves.

Épidémie de typho-diphtérie (169).

Cette épidémie se répartit sur 109 cas.

L’association de la diphtérie et de la typhoïde est une des éventualités les plus graves qui peut atteindre le typhique.

L’épidémie se caractérise par l’extrême fréquence des formes asthéniques cardio-bulbaires.

Nous distinguons :

a) Formes suivant les symptômes cliniques observés : formes asthéniques, formes dyspnéiques à type asphyxique, laryngé, broncho-pulmonaire; forme nerveuse à type pseudo-méningée.

MALADIES' INFECTIEUSES

b) Formes suivant la localisation du bacille diphtérique : formes avec ou sans fausses membranes.

Les complications, un peu particulières sont : la mort subite, les' accidents cardio-bulbaires, la cachexie post-typho-diphtérique ; dans ce cas, le malade s’éteint comme une lampe privée d’huile après avoir atteint progressivement et lentement 37°, au début de sa convalescence.

Nous avons pu étudier la prophylaxie et le rôle des porteurs de germes; sur 3.680 sujets examinés, on a trouvé 275 porteurs de germes; nous avons pu établir le rôle de ces porteurs de germes : ils contractent rarement la diphtérie avec fausses membranes, mais sont des agents non douteux de propagation de l’infection.

Le bacille persistait une moyenne de 15 jours chez les porteurs; parfois, on l’a retrouvé pendant plusieurs mois.

• Nous insistons enfin sur l’importance du traitement : sérum antidiphtérique à très fortes doses,, extrait surrénal.

Vaccinothérapie de la fièvre typhoïde d’Eberth et de la fièvre paratyphoïde B (176-186).

Nous avons utilisé un vaccin autolysat de Vincent et un vaccin iodé de Ranqueet Senez.

Vaccinothérapie anti-Eberth. — On constate une hypersplénomégalie très nette après l’injection. Les résultats thérapeutiques sont discutables; les chutes thermiques observées avec guérison au 6 8 ou 7 e jour ne sont pas démonstratives, car nous avons pu noter les mêmes courbes chez des sujets non traités avec hémocultures positive-.

Vaccinothérapie paratyphoïde B. — Des cas traités par nous, il nous semble logique de conclure que la yaccinothérapie de la fièvre parathyphoïde B est une méthode thérapeutique qui a fait ses preuves. Elle constitue toujours un adjuvant utile du traitement. D’une façon presque constante, elle est suivie d’une amélioration fort nette de l’état général.

Dans un assez grand nombre de cas, la maladie semble écourtée dans son évolution et des phénomènes.de crise hâtive se produisent (chute thermique, polyurie, etc.).

VACCINATION ANTITYPHIQUE

Chez quelques sujets, la vaccinothérapie semble au premier abord ne produire aucun effet sensible, sans qu’on puisse incriminer en quoi que ce soit un traitement trop tardif. Môme dans ces cas, il semble bien que la méthode thérapeutique n’ait pas été sans influencer heureusement la marche de la maladie.

Les maladies typhoïdes et la vaccination antityphique (221).

. Ce travail a fait l’objet de deux mémoires, l’un de 1917, l’autre de 1918.

Nous avons été, depuis la guerre, des partisans convaincus de la vaccination. La subite disparition de la maladie, à mesure que les vaccinations se faisaient plus nombreuses et plus complètes, est pour nous la meilleure des preuves. Mais nous devons reconnaître que l’étude des cas d’affections typhoïdes que nous avons eu à traiter depuis la fin de l’épidémie nous a ménagé des surprises; nous nous attendions à un autre résultat, et nous avons commencé ce travail persuadés que nous allions fournir des arguments indiscutables en faveur de la méthode.

Nous n’avons pas cru, dans un sentiment de probité scientifique que tous comprendront, ne pas publier nos statistiques.

Nous reconnaissons cependant très volontiers que nos statistiques ont le défaut' de toutes les statistiques de peu d’étendue (170 cas), et cela leur enlève sans doute quelque valeur, quoiqu’ici tous les cas aient été très minutieusement étudiés, et cliniquement et par les moyens de laboratoire. Quelque paradoxal que cela puisse paraître, nous restons dans les circonstances actuelles des partisans convaincus de la vaccination anLityphoïdique en général, reconnaissant que celle-ci a des contre-indications et que son action est loin d’être constante etjcertaine.

Nous concluons que les sujets traités par la vaccination antityphique ne sont pas toujours à l'abri de La maladie typhoïdique; lorsqu’ils contractent une des infections typhoïdes, ils semblent faire assez fréquemment des formes graves; en tous cas, il ne semble pas qu’on puisse individualiser une forme clinique bénigne des « typhoïdiques vaccinés ».

MALADIES INFECTIEUSES

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