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V. — MALADIES DU CŒUR ET DU SANG

Nanisme mitral.

Nous décrivons avec le professeur Gilbert, sous le nom de nanisme mitral , un type clinique bien spécial où l’on voit un malade atteint de rétrécissement mitral présenter des troubles dystrophique^ multiples, dont le plus frappant est la petiLesse de la taille, rétrécissement mitral ne se révélant, du reste, que par ses seuls signes physiques, les symptômes fonctionnels manquant ou étant très atténués.

- Nous donnons un tableau clinique aussi complet que possible de ce complexus symptomatique montrant les différences qui existent entre Y infantilisme et le nanisme mitraux. Nous discutons les trois hypothèses qui peuvent être formulées pour expliquer le nanisme mitral : ou bien le rétrécissement orifîciel est primitif et les troubles trophiques secondaires, ou bien.ce sont les troubles trophiques qui causent la sténose mitrale, ou bien enfin sténose et troubles trophiques sont contemporains.

Nous pensons que le rétrécissement mitral est primitif et que le nanisme résulte d’une adaptation de l’organisme à son organe nourricier, le cœur. Celui-ci modèle le corps entier à son usage; il ne laisse passer que peu de liquide nourricier dans l’arbre aortique, dont le calibre diminue et s’adapte à la petite quantité de liquide qui le traverse.

Ce phénomène de Y adaptation, bien différent de celui de la compensation, ne pourra survenir que si le rétrécissement mitral se produit très précocement : d’où la grande fréquence du rétrécissement mitral congénital dans le nanisme mitral.

La sténose mitrale ne semble pas être la seule lésion cardiaque

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