ANÉMIE PERNICIEUSE A RÉMISSION
réside dans ce fait que le processus morbide, loin de suivre une progression régulière, a présenlé, bien au contraire, une rémission assez longue pour faire espérer une guérison complète. Le taux des hématies, qui s’était abaissé à un million et même au-dessous durant le mois de juillet, remonteà 3.500.000 au mois de décembre, s’y maintient pendant deux mois, en même temps que l’état général s’améliore. Puis, à partir de janvier, les chiffres s’abaissent rapidement à un million et au-dessous, et le malade succombe.
Notre malade a été soumis à une médication trop complexe pour que nous osions tirer une conclusion précise. Il semble cependant difficile de dénier toute action à l’opothérapie par la moelle osseuse que nous avons fait ingérer, à la dose quotidienne de 0 gr. 75, par périodés d’ün mois à quinze jours.
Enfin, c’est la faible intensité de la réaction sanguine qui caractérise hématologiquement notre observation; les myélocytes neutrophiles sont en très petit nombre (1 à2p. 100), les hématies nucléées ont été presque toujours absentes. Ajoutons que l’anisocytose et la polychromatophilie étaient manifestes et que les liématoblastes n’étaient pas sensiblement diminués de nombre.
A l’autopsie, on constatait une prolifération médullaire portant sur les normoblastes, myélocytes granuleux et mononucléaires basophiles, mais cette prolifération n’était pas très intense.
Notre observation ne pouvait concerner l’anémie pernicieuse aplastique; elle rentre plutôt dans le cadre des anémies hgpoplastiques de Chauffard.
Leucémie myèlogène (144).
A propos d’une observation de leucémie myèlogène, nous discutons le diagnostic et le traitement : traitement arsenical, benzol, irradiations.
Splénomégalie du type myéloïde sans myélocythémie(ll).
Il s agit là d un cas unique jusqu’ici et qui présente un très grand intérêt au point de vue de la pathologie générale et de l’analomophysiologie du système hématopoiétique. Cette observation a trait à