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MALADIES DU CŒUR ET DU SANG

une transformation myéloïde complète de la rate avec lésions des autres organes hématopoiétiques ayant évolué sans myélocytose

sanguine. '

L’examen de sang pratiqué pendant la vie avait donné :

Hémoglobine. (Gower3) . .

Globules blancs.

Hématies.

Polynucléaires neutrophiles

Lymphocytes.■

Myélocytes neutrophiles .

Mononucléaires.

La rate fut examinée immédiatement après l’ablation chirurgicale, les autres organes vingt-quatre heures après la mort.

La moelle des osprésente une hyperplasie considérable de tous ses éléments. Les ganglions sont le siège de transformations de nature inflammatoire, dont la nature ne peut être définie. Le foie présente des îlots leucocytaires au niveau des espaces portes, on y trouve des mégacaryocytes, des hématies nucléées et des myélocytes éosinophiles.

Quant à la rate, elle est le siège d'une transformation myeloide diffuse et complète. On peut suivre la transformation du tissu lymphoïde en tissu myéloïde. Nous avons pu étudier avec Dommici

ces particularités histologiques.

Il s’agit donc ici d’une réaction purement locale, et ce fait pr sente un double intérêt.

Ce fait apporte de plus ün très gros argument en faveur de la thèse deDominici qui admet, à l’encontre d’Ehrhch, que les tissus myéloïdes et lymphoïdes chez l’adulte existent à des degrés de balancement variable dans les organes hématopoiétiques. Il peut donc se former au niveau d’un organe comme la rate, spécialisé chez l’adulte vers la fonction lymphoïde, une reviviscence de son tissu myéloïde resté latent jusqu’alors, sans qu’il soit nécessaire d’admettre l’hypothèse d’Ehrlich d’une métastase myéloïde par embolie spécifique.

LEUCÉMIES

Leucémies (31,69).

Nous exposons avec Castaigne l’histoire des leucémies d’une façon quelque peu différente de celle qui existait jusqu’ici dans les traités classiques, ces articles ayant été écrits en 1902. Nous appuyant sur les travaux d’Ehrlich et de ses élèves, de Gilbert, Dominici, Jolly, nous classons les leucémies en deux grands groupes : la leucémie lymphatique, comprenant elle-même la leucémie aiguë et la leucémie chronique, et d’autre part, la leucémie .myélogène ; nous donnons de chacun de ces trois grands syndromes une description clinique et anatomo-pathologique aussi complète que possible. Cette classification, aujourd’hui admise par tous en France, était loin d’être acceptée au moment où cet article fut écrit. Nous avons été des premiers à la proposer, en même temps que nous faisions une étude complète de la leucémie myélogène, qui n’avait été qu’ébauchée jusqu’alors.

Nous rapportons, au cours de cet article, différentes observations personnelles de leucémie lymphaLique aiguë, de leucémie lymphatique chronique et de leucémie myélogène.

Lymphomes et pseudo-lymphomes (32, 71)

Nous montrons avec Castaigne qu’il s’agit là d’un groupe de faits très disparates, dont on a pu isoler le lymphome tuberculeux (Sabrazès et Duclion, Berger et Bezançon, etc.), la lymphadéme infectieuse (Bard, C.ombemale), le lymphosarcome, enfin la lymphadénie pure (adénie de Trousseau).

Nous insistons sur ce fait que cette classe des pseudo-lymphomes tend à être de plus en plus démembrée.

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