VI. — MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
Un cas d’aphasie motrice due à un ramollissement exactement localisé au pied de la 3 e circonvolution frontale (6).
Avec le professeur Chauffard nous rapportons l’histoire clinique et l’examen anatomo-pathologique d’un cas d’aphasie motrice sans surdité verbale due à un ramollissement siégeant au niveau du pied de la 3« circonvolution frontale gauche.
Un cas d’ictus cérébelleux consécutif à une tumeur du vermis (36).
Une femme âgée de 33 ans entre dans le service de Brissaud pour des céphalalgies violentes; elle a été soignée chez elle pour de la neurasthénie. On porte le diagnostic de tumeur du cervelet localisée au vermis, en se fondant sur les symptômes que nous verrons plus loin. Le lendemain de son entrée, la malade meurt brusquement (ictus cérébelleux).
L’autopsie montre l’existence d’une tumeur occupant tout le vermis, du volume d’un gros marron d’Inde débordant un peu sur le lobe droit cérébelleux.
Les symptômes présentés par la malade étaient les suivants : douleurs occipitales violentes, vertige avec inclinaison à droite, sans chute, vomissements, asthénie, troubles psychiques. L’examen ophtalmoscopique dénote l’existence d’une double névrite optique œdémateuse très accentuée.
ARTHROPATHIE TROPHIQUE
Polynévrite lépreuse unilatérale (28).
Le malade que nous avons étudié avec Brissaud est âgé de 42 ans ; il a fait de nombreux séjours aux colonies. Son affection remonte à l’année 1903 alors qu'il était au Tonkin; piqué par une mouche à la main gauche, il présenta très rapidement des phénomènes inflammatoires et douloureux à ce niveau.
L’intensité des crises névralgiques, la dissociation incomplète de la sensibilité, la forme même du territoire anesthésié, l’hypertrophie du cubital, le caractère des troubles trophiques, l’absence de reflexe nous semblent plus en faveur d’une polynévrite lépreuse que d’une syringomyélie unilatérale. Le fait d une polynévrite lépreuse unilatérale est cependant exceptionnel.
Arthropathie trophique de la hanche (29).
Il s’agit dans ce cas de lésions complexes que nous avons interprétées avec Brissaud de la façon suivante :
1° Ostéite atrophique particulièrement marquée au niveau de la partie supérieure de l’os iliaque, suivie de luxation. Cette ostéite semble relever d’un tabes. Ce dernier ne présente qu’un minimum de signes. Mais il n’est pas rare de constater, en cas darthropathies tabétiques précoces, une absence presque absolue des autres symptômes de l’ataxie et il semble bien qu’on puisse, à côté d’un tabes mixte, décrire un tabès moteur et un tabes sensitif ou trophique (Brissaud).