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MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

Gangrène pulmonaire et sérothérapie (207).

Nous publions l’histoire d’un sujet atteint de gangrène pulmonaire traitée et guérie par les injections intratrachéales, intraveineuses et intramusculaires de sérum anligangréneux et antistreptococcique .

Nous avons pu suivre les résultats par la radioscopie.

Nous estimons que la voie laryngo-trachéale semble la plus indiquée et la plus active; nous avions commencé par pratiquer des injections par voie transtrac'héale en pénétrant dans l’espace inter cri co thyroïdien; nous n’avons pas osé persister dans cette voie de peur de provoquer un abcès superficiel gangréneux; il est intéressant, cependant, dénoter que notre injection n’a produit aucune réaction locale. Par mesure de prudence, nous avons opéré par voie transglottique, mais notre outillage imparfait ne nous permettait d’injecter que des doses relativement minimes de sérum. Aussi avons-nous associé à la méthode intralaryngée la voie intraveineuse et intramusculaire.

Au sérum antigangréneux, nous avons joint le sérum antistreptococcique, étant donnés les résultats de l’examen bactériologique pratiqué chez notre malade.

L’amélioration nous a semblé plus particulièrement marquée lorsque nous avons usé des injections intralaryngées.

Mais nous eslimons que l’association des différentes voies d’introduciion du sérum a un réel avantage.

Par les voies intraveineuse et intramusculaire, nous avons pu injecter aisément de fortes doses de sérum et il semble bien qu’en pleine phase aiguë de la maladie, il soit tout particulièrement indiqué d’agir vite et de façon massive.

Lorsque le sphacèle se circonscrit et prend une allure subaiguë, que la dyspnée est moins violente, l’injection intralaryngée ou intratrachéale est tout particulièrement indiquée.

On a dit que le sérum antigahgréneux ne pouvait agir d’une façôn spécifique; nous ne discutons pas ici le mécanisme de son action; nous relatons seulement l’effet thérapeutique obtenu.

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