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X. — TRAVAUX DIVERS

Suc protéidique chez les cancéreux (247).

Nous avons éludié chez Un certain nombre de cancéreux les modifications de la glycémie protéidique; celle-ci est nettement plus élevée que normalement; on constate parfois des chiffres dépassant de 4 fois la teneur en suc protéidique du sang normal. Les chiffres les plus élevés du sucre protéidique ont été trouvés chez les cancéreux présentant des méLastases multiples, avec cachexie marquée.

Les troubles profonds dans le fonctionnement de l’organisme ont donc une répercussion marquée sur le « milieu intérieur », et l’étude de la glycémie protéidique, complétée par l’étude de l’azote des diverses substances protéidiques, constitue un moyen d’investigation nouveau qui permet de suivre, chez le même individu, les variations en qualité et en quantité de divers constituants du plasma sanguin. Il y a là un élément important de pronostic.

Sporotrichoses (74).

Sporotrichose intra-musculaire chez l’homme et sporotrichoses expérimentales.

Nous avons été à même d’étudier en 1905 un cas de mycose humaine alors que l’affection était peu connue et que n’avait paru sur la question que le travail de de Beurmann et Ramond en 1903. Depuis ce Lemps, la question de la sporotrichose avec les Mémoires de de Beurmann et Gougerot a pris une extension considérable. Le cas étudié en 1905, ne fut du reste publié que beaucoup plus tard en 1907.

Ce travail comprend une partie clinique et une partie expérimentale.

SPOBOTRICHOSE

I. Partie clinique. — Ce cas est le premier qui ait paru à ce moment, de tumeur sporotrichosique intra-musculaire; il présente une autre particularité : c’est que les poussées qui sont survenues furent accompagnées de douleurs diffuses, de phénomènes fébriles et de troubles généraux.

Nous avons fait une étude histologique complète de la tumeur recueillie par biopsie et nous avons décrit dans cette tumeur deux zones : zone gommeuse centrale, zone de tissu conjonctif en réaction inflammatoire simple périphérique. La zone gommeuse se caractérise par une transformation épithélioïde des cellules fixes, un afflux, de polynucléaires, de cellules lymphatiques; çà et là, on constate des nodules épithélioïdes purs, sans polynucléaires, avec au centre, une cellule géante, mais ces productions nodulaires sont peu nombreuses.

II. Partie bactériologique et expérimentale. — Nous avons pendant une longue période de temps recherché les différents caractères du champignon, sa culture sur différents milieux et établi sa morphologie. Il nous a semblé que notre parasite devait être rangé dans le genre Sporotrichum à côté du Sp. Beurmanni étudié par Matruchot et Ramond en 1905.

Nous avons pratiqué des inoculations nombreuses, soit avec le pus, soit avec des cultures d’âge différent. Les animaux d’expérience ont été : le lapin, le cobaye, la souris blanche, le rat blanc. L’injection a été soit intra-péritonéale, soit sous-cutanée, soit intra-musculaire, soit intra-oculaire, soit intra-vulvaire, soit intramammaire.

Les lésions les plus intéressantes que nous avons obtenues ont été la formation d’arthrites purulentes avec ulcérations volumineuses contenant le parasite à l’état pur, et des déterminations viscérales.

Lipomatose symétrique (130).

- Nous publions l’histoire de deux malades atteints de lipomatose symétrique; chez l’un, les tumeurs sont relativement peu nombreuses; chez l’autre, au contraire, on en note plus de 100.

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