II. — LE FOIE
La même idée directrice qui nous avait guidé dans l’éLude des maladies du rein, a conduit nos recherches en ce qui concerne les affections hépatiques.
Nous avons cherché tout d’abord, afin d’établir nos expériences sur des bases solides, à obtenir comme pour le rein, une technique aussi parfaite que possible qui nous permit d’obtenir la cel- -Iule hépatique normale. Nous avons été très étonnés alors de nous apercevoir, que ce que la plupart des auteurs décrivaient comme cellule hépatique normale était une cellule hépatique profondément altérée.
Nous avons cherché à établir l’aspect normal de cette cellule, à en donner une description la plus complète possible, à en chercher les modifications physiologiques, afin de ne pas mettre sur le compte de la (pathologie, ce qui n’était qu’une variation fonctionnelle.
Nous avons été ainsi amenés à étudier très complètement les mitochondries de la cellule hépatique. Nous avons nolé chez un grand nombre d’animaux leur permanence dans des états variés (jeûne, gavage, etc.), leur composition, leur quantité, leur forme.
Nous avons ensuite cherché à provoquer des altérations expérimentales de cette cellule hépatique, à en établir Yhisto-pathologie fine complètement inconnue jusque là; nous avons expérimenté, afin de nous rapprocher le plus possible de ce qui se passe normalement et pathologiquement dans l’organisme, avec des corps organiques qui se produisent justement au cours du métabolisme normal ou pathologique; nous avons cherché ainsi à déceler les lésions du début de la cellule hépatique.
Nous avons ensuite opéré avec des corps doués d'une toxicité