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FOIE ET SUCRE PROTÉIDIQUE

teneur qui sert à évaluer globalement ces substances, serait partilièrement instructif dans celte étude des divers plasmas.

Expériences. — Nous avons opéré sur de très gros chiens (25 kg. à 30 kg.) à jeun depuis 24 ou 48 heures. Les animaux étaient anesthésiés dans la plus stricte limite; on faisait alors une laparotomie. On prélevait très rapidement et simultanément, le matériel étant préparé d’avance et les intestins maintenus par des compresses chaudes, du sang à la veine fémorale, à la mésentérique supérieure, et à une veine sus-hépatique. Deux ligatures placées au dernier moment, l’une en amont, l’autre en aval des veines sus-hépatiques, permettaient d’éviter un reflux du sang du cœur droit, des veines diaphragmatiques, et de la veine cave inférieure On s’assurait à l’autopsié que les ligatures avaient bien été opérantes.

Le sang, reçu au sortir des vaisseaux dans le fluorure de Na était centrifugé immédiatement. On évaluait ensuite l’eau, le sucre libre, le sucre proléidique et les protéines. Les dosages d’azote étaient faits par la méthode de Kjeldhal (destruction en présence de S0 4 Cu et SCMK 2 ; distillation de l’ammoniaque à l’appareil de Schlœsing).

Résultats. Voici, rapportés à 1.000 centimètres cubes d’èau, quelques résultats concernant les plasmas sus-hépatique et porte,

Conclusions. — De ces recherches, concernant la teneur en eau en sucre libre, en sucre proléidique, en protéines, en azote protéique, et le rapport-g des divers plasmas : sus-hépatique, porte, e^- - nous n °us croyons autorisés à conclure que le plasma San-

LE FOIE

guin subit dans le foie un remaniement qualitatif et quantitatif, et qu’il se fait, en particulier dans cet organe, une libération de sucre aux dépens des protéiques plasmatiques. Étant donnée la circulation intense qui se fait à travers le foie (des centaines de litres de sang par 24 heures), une mise en liberté de sucre, de l’ordre signalé, doit avoir un grand retentissement pour l’organisme.

Il y a là, croyons-nous, une fonction importante du foie qui n’avait pas encore été signalée.

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