LE PANCRÉAS
350 dosages de sucre. Nous avons d’abord cherché à obtenir une insuline très pure. Nous avons fini par avoir un produit sous forme de poudre blanche, exempte de matières grasses et de sels. Pour sa préparation, nous avons utilisé, en les modifiant, les techniques de Collip, d’une part, de Doisy, Michaël Somogyi et Shaffer, d’autre part. Nous avons également préparé le picrate d’insuline (Dudley) (1).
Pour l’étude de la glycémie, nous avons choisi le chien, le lapin présentant, sous de nombreuses influences, des différences marquées dans le taux du sucre sanguin. Le chien est un animal résistant, qui peut recevoir successivement des doses minimes ou importantes d’insuline et qui se prête plus aisément à des prélèvements de sang artériel. Les recherches de Claude Bernard nous ont appris que ce dernier sang présente, au point de vue glycémique, une constance de composition qui manque aux divers sangs veineux.
Des recherches systématiques, portant sur le plasma artériel, nous ont donné les résultats suivants :
1° Chez un même animal, des doses quintuples ou décuples d’une même insuline ne produisent pas des effets proportionnels :
Chien de 10 kilogrammes :
0 gr. 01 d’insuline.
0 gr. 05 d’insuline.
Chien de 13 kgr. 200 :
0 gr. 05 d’insuline.
0 gr. 005 d’insuline.
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2° Une même dose d’insuline, provenant d’un même lot de pancréas, produit, chez des animaux de poids voisins, des effets dif-
férents :
N° de la prép.
Dose
Glycémie en gr. p.