I. — MALADIES DU REIN
A. — RECHERCHES ’ANATOMO PATHOLOGIQUES Le rein chez l’homme (33, 34, 160).
Nous avons eu l’occasion d’avoir enlre les mains, dans six cas, des reins frais provenant d’opérations chirurgicales, et dans trois cas des reins de fœtus humain; nous avons pu pratiquer une fixation immédiate et éviter les altérations cadavériques.
Nous avons pu ainsi constater que le rein de l’homme présente une structure identique à celle décrite chez le chien et le lapin. La bordure en brosse est constante au niveau du tube contourné; quant au rein de nouveau-né, il présente des limites cellulaires très nettes au niveau des cellules du tube contourné; la membrane basale et la bordure en brosse, celle-ci formant un revêtement continu, se colorent en rouge par la fuchsine acide. Nous avons même pu, chez un fœtus de deux mois, constater la bordure en brosse.
L’étude des lésions fines du rein est très difficile à faire chez l’homme; les altérations cadavériques empêchent au moins pour ce qui est des lésions aiguës fines tout examen anatomo-pathologique ■ sérieux du rein retiré 24 heures après la mort; 1 abrasion cellulaire, la dégénérescence vacuolaire ne sauraient avoir sur des reins prélevés à l’autopsie dans le temps légal, aucune valeur anatomopathologique; seuls, les tubes présentant des altérations chroniques , dont le 'protoplasma profondément modifié est plus résistant, peuvent être examinés avec quelque profit.
Il était intéressant de savoir cependant si les lésions du rein humain étaient superposables à celles du rein des animaux. Nous avons pu, avec Chevassu, recueillir toute une série de reins au cours d’opérations chirurgicales et nous avons pu retrouver des lésions absolument analogues à celles que nous avons décrites chez l’animal.