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ALBUMINURIE

L’albuminurie provoquée par l’absorption de blanc d’œuf (103, 104).

Nous avons, avec Castaigne, indiqué la technique d’une nouvelle méthode de recherche de l’état fonctionnel du rein en clinique ; nous avons donné à celle méthode le nom A'albuminurie provoquée. On peutopérer soit en faisant une injection sous-cutanée de blanc d’œuf x’ecueilli.aseptiquement, soit en faisant prendre au malade un lave-

ALBUMINURIE ACÉTO-SOLUBLE

menl de blanc d’œuf (raélhode de Castaigne et Chiray) soit, en faisant ingérer une certaine quantité de blanc d’œuf,, mais ce dernier procédé est beaucoup plus infidèle. Toujours le blanc d’œuf doit être cru; et seuls les malades présentant de la débilité rénale présentent de l’albuminurie pour une dose déterminée.

Les urines doivent être recueillies séparément à chaque émission pendant au moins 36 heures; on.se rappellera que l’albumine apparaît vers la 2 e injection si l’on a fait une injection, tandis qu’il faut attendre souvent 20 ou 24 heures avant de voir apparaître l’albuminurie, en cas de lavement de blanc d’œuf.

Albuminurie acéto-soluble (79).

On entend, en clinique, par albuminurie acéto-soluble, le cas de l’émission, dans les urines, d’une albumine coaguléè par la chaleur, mais qui cesse de l’être quand bn l’additionne de faibles quantités d’acide acétique. Les caractères de cette albumine ayant été: peu étudiés, nous avons examiné un cas de ce type d’albumine .âvec A. Mayer.

L’albumine était émisé chaque jour en quanLilé assez forte 3 à 5 grammes par jour. Nous avons étudié la concentration moléculaire qui était de — 0°23, la conductivité électrique K : 4.590-10-°; la concentration moléculaire du sérum A = 0°51. L’urine était neutre au mélhylorange, à la phénolphtaléine et au rouge congo. Elle rosissait très légèrement la teinture de tournesol diluée; elle précipitait par l’hydrate de fer colloïdal, par l’addition d alcool ou d’acétone.

En saturant à froid l’urine de chlorure de sodium ou de sulfate de magnésie, il ne se produisait pas de précipité; par une solution saturée à froid de sulfate d’ammoniaque, l’urine louchissait.

En ajoutant à l’urine des traces d’acide acétique du commerce, la coagulation par la chaleur ne se produisait plus; nous avons alors examiné si tonte trace d’acide, si petite qu elle fut, empêchait la coagulation; avec de très faibles quantités de HCL SO*H 2 — N0 3 H — GH 3 CQOH 4 on obtenait un précipité à chaud, mais en élevant les doses, la coagulation ne se produisait plus,

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