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CHLORURE DE SODIUM

dans la production des œdèmes brightiques (Widal, Achard). Même on discute encore aujourd’hui sur le mécanisme intime de l'action des chlorures sur le rein.

Nous avons rapporté deux séries de constatations cliniques :

1° L’existence d’albuminurie chez l’homme provoquée par une diminution dans l’apport des chlorures à l’organisme ;

2° La production d’albuminurie chez l’homme à la suite d’absorption de chlorure de sodium en quantité anormale.

Nous basant sur ce dernier fait, nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas là un procédé pour faire apparaître l’albuminurie chez des sujets prédisposés et permettre d’apprécier ainsi la fragilité de l’épithélium rénal.

En pratiquant cette épreuve sur une série de 48 sujets non brightiques, nous avons constaté chez 4 d’entre eux l’appariLion d'une albuminui’ie qui disparut très rapidement. En dehors de l’étude de l’action du chlorure de sodium sur le rein, cette recherche constitue donc un procédé intéressant pour dépister non plus la perméabilité rénale, mais en quelque sorte un état d’infériorité du rein.

Ces données cliniques que nous avons recueillies nous ont donc montré que l’hyperchloruration comme l’hypochloruralion pouvait être la cause productrice d’albuminurie; le chlorure de sodium n’agit donc pas ici comme un toxique ordinaire; son action est donc purement osmonociue.

Chaque fois que le liquide contenu dans les tubes contournés présente une tension osmotique différente (en plus ou en moins) de ce qu’elle doit être à l’état normal, l’albuminurie et les lésions rénales se produisent.

Achard et Paisseau ont du reste apporté à notre théorie de l’osmo-nocivité un puissant appui, en retrouvant chez l’homme, à la suite d’injections abondantes de solution salée, des lésions épithéliales comparables à celles que nous avions décrites in vitro.

Dans les polyuries passagères, il peut très bien exister dans les tubes urinaires un liquide à tension osmotique différente de la tension normale; cependant, aucune altération cellulaire ne se produit. C’est que. d’une part, la sécrétion est tellement rapide, que le liquide urinaire ne séjourne pas dans le tube, et que d’autre

MALADIES DU REIN

part, dans le court laps de temps où il est en contact avec la cellule rénale, celle-ci possède un moyen de protection : la bordure en brosse.

Dans les polyuries permanentes et durables, il n’est, par contre, pas douteux qu’il y ait des altérations rénales et, pour notre part, nous avons trouvé des lésions épithéliales très accentuées dans les cas que nous avons pu examiner.

Nous insistons, enfin, sur ce fait qu’il convient, à notre avis, d’être extrêmement réservé en ce qui concerne les régimes d’hyperchloruration chez les brightiques: de. même, il ne faudra pas les mettre, sans examen préalable des urines, au régime achloruré. Chaque brightique doit avoir sàn traitement particulier, et celui-ci ne peut être institué avec fruit qu’après des essais d’alimentation prudente, menés parallèlement à un examen chimique des urines (dosage quotidien des chlorures).

Néphrites unilatérales (18).

La notion classique de la bilatéralité constante des néphrites a été battue en brèche dans ces dernières années, et cela, surtout à la suite des constatations du plus haut intérêt faites] par plusieurs chirurgiens (Schede, Israël, Pousson). Pousson s’est efforcé de montrer que, dans un certain nombre de cas, une néphrite pouvait être unilatérale, tout au moins au début. Il lire cette conclusion de diverses considérations palhogéniques et surtout de ses résultats opératoires.

Nous discutons tout d’abord Yexistence des néphrites aiguës ou subaiguës unilatérales. Nous concluons, d’une série défaits cliniques et expérimentaux, qu’il peut exister les lésions infectieuses d’un seul rein, mais que le cadre en est très limité. C]est surtout l’infection ascendante qui peut produire ces lésions; on peut les retrouver cependant aussi dans les suppurations rénales d’origine hématogène. Quant aux lésions toxiques, elles sont toujours bilatérales. Il semble contradictoire, au premier abord, que les poisons, contenus dans la circulation agissent, d’une façon égale sur les deux reins, tandis que les microbes charriés par le sang peuvent

NÉPHRITES UNILATÉRALES

se localiser sur un seul rein et même sur une portion localisée du rein. Mais cette contradiction n’est qu’apparente, car ies faiLs que nous venons de mettre en relief pour les infections aiguës du rein ont leur homologue dans l’infection tuberculeuse du même organe.

On sait que;. lorsque le bacille de Koch agit par ses toxines solubles, il détermine des lésions de néphrite qui sont toujours bilatérales. Au contraire, quand le bacille de Koch agit par ses corps microbiens ou par ses endotoxines, il entraîne la production d’une tuberculose rénale qui est très fréquemment unilatérale.

La physiologie pathologique nous explique, d'ailleurs, facilement celte différence entre l’action sur le.rein des microbes ou de leurs toxines : le processus lésionnel est loin d’être le même dans les deux cas. Les poisons et les toxines sont en dissolution dans le sang; au contraire, les microbes, considérés en dehors de l’action toxinique qu’ils peuvent exercer, ne produisent des lésions qu’à titre d’embolies.

Les lésions d'un seul l'ein entraînent-elles des troubles fonctionnels et des altérations de Vautre rein ?

Nous passons successivement en revue les lésions unilatérales du rein : lithiase, hydronéphrose, cancer, .pyonéphrose, et nous montrons la fréquence des altérations du rein opposé se manifestant par des troubles morbides et des lésions histologiques.

Nous, terminons, enfin, celle étude en recherchant comment les lésions d'un rein agissent sur Vautre rein.

Tout en admettant l’existence d’un réflexe réno-rénal, si bien décrit par le professeur Guyon et ses élèves, nous montrons que ce mécanisme n’apporte pas une explication satisfaisante pour tous les cas.

Nous concluons à la nécessité d’admettre alors le rôle des néphroloxines sécrétées par le rein malade et allant agir secondairement sur son congénère primitivement sain.

Néphrite atrophique unilatérale (49).

Nous avons, avec M. Leenhardt, rapporté l’existence d’un cas de éphrite chronique unilatérale avec examen histologique complet.

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