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MALADIES

REIN

Le rein gauche atrophié pesait 25 grammes ; le rein droit, 115 grammes. Il n’était possible d’expliquer macroscopiquement la néphrite atrophique ni par embolie, ni par thrombose des vaisseaux rénaux qui étaient perméables.

Rôle des néphrotoxines en pathologie humaine.

L’étude des néphrotoxines en pathologie humaine n’a pas encore été traitée. Explorant un champ d’observation tout nouveau , nous avons recueilli le plus grand nombre de faits cliniques accompagnés d’èxamens histologiques.

L’action des néphrotoxines peut, chez l’homme, être étudiée :

1° En cas de lésion unilatérale du rein ; ce sont assurément les cas de démonstration les plus favorables;

2» En cas de lésion bilatérale. Nous ne pouvons alors que rechercher in vitro l’action néphrotoxique du'sérum de tels malades. Pareille constatation vient simplement servir de contrôle aux observations précédentes.

Lésions unilatérales du rein. Action des néphrotoxines (18).

La lésion unilatérale du rein s’accompagne à la longue de lésion du rein opposé. Nous avons pu suivre pendant plusieurs années des malades atteints de rein flottant, d’hydronéphrose, ou de traumatisme unilatéral du rein. Nous avons constaté l’apparition chez eux, à une date plus ou moins lointaine, des signes de néphrite chronique ; à leur autopsie, nous nous sommes rendu compte qu’il existait des lésions de néphrite interstitielle typique au niveau du rein, qui primitivement n’avait pas subi d’altération mécanique.

Nous admettons que ces lésions sont dues aux produits de désintégration des cellules épithéliales du rein primitivement lésé, qui, mis en circulation dans l’organisme, ont une action lésionnelle sur le rein du côté opposé.

NÉPHROTOXINES

Lésions bilatérales du rein. Propriétés néphrotoxiques du sérum (24, 33, 72).

Nous avons pu démontrer les deux propositions suivantes : in

Fig. 34. — Coupe d’un rein normal de lapin dont les fragments ont séjourné 3/4 d’heure dans du sérum humain, provenant d’un sujet normal. Le point cyoscopique de — 0“52 fut ramené à — 0°78. Imm. : 1/15.

1° Le sérum d’un homme normal n’est pas doué de pouvoir lésionnel pour le rein de lapin et de cobaye (fig. 34).

Fig. 35. — Coupe d’un rein normal de lapin dont les fragments ont séjourné 3/4 d’heure dans le sérum provenant d’un homme, atteint de néphrite scarlalineuse ; le point cyoscopique de ce sérum était de — 0°60 et a été ramené à — 0°78. Imm : 1/15.

MALADIES DU

2° Le sérum d’un homme atteint de néphrite est doué de pouvoir lésionnel pour le rein de lapin et de cobaye (fig. 35).

Il n’est pas d’un médiocre intérêt, au point de vue de la physiologie pathologique de l’urémie et des néphrites, d’avoir constaté le pouvoir nocif in vitro du sérum de malades atteints de ces accidents. Nous savions déjà que le sérum des urémiques a une toxicité en général très grande ; nous croyons qu’il a de plus une toxicité spéciale pour-le rein. Au moment des poussées aiguës rénales d’origine infectieuse ou toxique, le sérum est néphrolytique, même alors que l’agent nocif, cause première de la lésion rénale, a disparu de la circulation. On se demandait comment une lésion aiguë passagère, telle que celle déterminée par la scarlatine par exemple, était capable de causer à la longue des lésions chroniques des reins; on doit pouvoir l’expliquer par ce fait, que le rein peut continuer à être pour lui-même et son congénère, une fois qu’il est lésé, une véritable source de poison.

Débilité rénale (33, 35, 35, 72, 73).

Nous avons recueilli une série de documents anatomo-cliniques concernant des autopsies d’enfants nés de mères atteintes de lésions très marquées du rein.

L’examen histologique du rein des enfants morts immédiatement après la naissance, nous a permis de constater des lésions de sclérose manifeste avec altération tubulaire.

On peut être frappé au premier abord de l’intensité des lésions présentées par les reins fœtaux. La sclérose, sous forme de tissu conjonclif à grosses fibres fortement colorées (fig. 36), se différenciant ainsi nettement du tissu embryonnaire délicàt qui se retrouve constamment dans les reins fœtaux, peut donc se développer pendant la vie intra-utérine au niveau du rein. Ainsi s’expliquent bien des cas de néphrite chronique de cause inconnue que l’on voit survenir chez les descendants d'albuminuriques.

Au point de vue de l’anatomie humaine, comme au point de vue expérimental, les résultats trouvés sont donc identiques. Il nous a été ainsi permis d’apporter une nouvelle confirmation à la théorie

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