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THYROÏDE ET DIABÈTE

fait de glycosurie, même transitoire. La glycosurie parait particu lièrement fréquente dans les plaies des membres, surtout au niveau des segments supérieurs, épaule et bras, cuisse; les blessés du crâne et de la face nous ont donné un pourcentage faible.

La glycosurie existait dans la première émission d’urine dans 41 cas. Jamais, nous n’avons eu de-glycosurie traumatique, survenue pour la première fois après le 2 e jour. Dans la grande majorité des cas, elle est passagère et dépasse rarement 5 jours; dans deux cas seulement, elle persista 24 jours et 5 mois.

Nous n’avons jamais retrouvé des cas de diabète consomptif évoluant à la suite d’une blessure ou d’un trauma.

Coma diabétique et crises convulsives (250).

Nous publions un cas de coma diabétique vrai avec acidose, qui a présenté des crises d’épilepsie jacksonienne relevant d’une pachyméningite hémorragique. Nous discutons à propos de cette observation le mécanisme de production des crises épileptiques chez les diabétiques acidosiques.

Acromégalie et diabète (134).

Nous rapportons l’observation très détaillée, clinique et anatomopathologique d’une acromégalique diabétique; l’hypophyse énorme pèse 14 grammes; elle constitue une grosse tumeur arrondie, du volume d’une noix. Nous insistons également sur l’imporLance des altérations de toutes les glandes vasculaires sanguines; nous notons notamment les lésions scléreuses et hémorragiques de la surrénale, la sclérose et l’hyperplasie thyroïdienne el un état très accusé d’hyperplasie para-thyroïdienne.

Thyroïde et diabète (126).

Nous avons étudié l’état du corps thyroïde chez quelques diabétiques. Nous notons que, malgré l’absence de tout signe clinique . permettant de penser à une participation thyroïdienne, on peut noter

DIABÈTE

de la sclérose accusée et des modifications épithéliales à type hyperplasique.

Nous discutons les hypothèses que peuvent susciter pareilles constatations.

Diabète pancréatique (226).

Après avoir exposé, d’une façon détaillée, la réalité de ce diabète pancréatique 1 chez l’animal et l’homme, nous en discutons le tableau clinique. •

Les lésions anatomo-pathologiques du pancréas sont inconstantes chez les diabétiques, mais l’absence de lésion décelable n’indique pas nécessairement l’absence de trouble fonctionnel.

Le diabète maigre n’est pas identique au diabète pancréatique comme le voulait Lancereaux; on peut, à l’autopsie de sujets atteints de diabète dit gras ou de diabète dit maigre, trouver des lésions pancréatiques; une lésion nette du pancréas peut donc aussi bien se rencontrer dans le diabète simple et dans le diabète consomplif.

Nous montrons l’intérêt que peut présenter en clinique la notion de diabète pancréatique et nous concluons « qu’on est conduit à étendre le champ du diabète pancréatique humain et à ne pas limiter le rôle du pancréas dans le diabète aux seuls cas où anatomo-pathologiquement il est lésé ».

La découverte récente de l’inSuline a montré le bien-fondé de cette opinion.

Insuffisance pancréatique externe dans le diabète sucré.

Avec notre élève Brulon en utilisant le tubage duodénal avec la sonde d’Einhorn et la méthode de Carnot, Mauban et Libert, nous avons recherché chez un certain nombre de diabétiques l’état de la sécrétion externe pancréatique. Sur 20 diabétiques, trois fois seulement il y avait insuffisance de la sécrétion externe; les 17 malades qui présentaient une sécrétion normale comprennent 7 diabétiques consomptifs et 10 diabétiques simples; les 3 diabétiques chez

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