‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 84 sur 153 · II. - PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU DIABÈTE A. — Glycémie · texte numérisé non relu

II. - PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU DIABÈTE A. — Glycémie

Le sucre protéidique chez les diabétiques (204).

Nous signalons, ce qui n’avait jamais encore été noté, les variations du sucre protéidique chez certains diabétiques, et nous insistons sur l’importance de son étude systématique.

Nos observations ont porté sur un très grand nombre de diabétiques; nous avons ainsi étudié la glycémie protéidique chez plus de deux cents diabétiques, notant ses variations suivant les formes cliniques du diabèle, les complications, recherchant l’influence de certains régimes, celle des injections d’insuline et de divers médicaments.

Indice glycémique de tolérance (230).

Chaque diabétique a un indice glycémique qui lui est propre.

Un chiffre élevé de cet indice est en rapport avec un pronostic réservé.

La valeur de l’indice glycémique protéidique, qui n’avait pas été envisagée jusqu’ici, paraît revêtir un intérêt tout particulier.

L’étude de l’indice glycémique donne le moyen de suivre des modalités de diabète que le simple examen des urines ne permet pas d’envisager.

Quelques modifications du plasma sanguin et de l’urine au cours du jeûne chez le diabétique (249).

Chez le diabétique acidosique, sous l’influence du jeûne :

1° Les protéines augmentent dans la plasma veineux; cette augmentation porte principalement sur le sérumalbumine, contrairement à ce qui s’observe, d’après les auteurs, dans le jeûne de l’individu normal ;

2° Le sucre libre et le sucre protéidique du plasma diminuent

GLYCOLYSE DANS LE DIABETE

dans les cas les moins graves, mais ces corps augmentent, au contraire, s’il y a imminence de coma ;

3° Le sucre urinaire diminue notablement et peut même disparaître.

L’acétone, les acides diacétique et p oxybutyrique subissent des variations globales caractérisées par une baisse d’autan t plus marquée que leur taux primitif est plus élevé; les variations des acides cétoniques et celles de l’acide cétogène, ne sont pas toujours parallèles ; un dosage portant exclusivement sur l’acétone et l’acide diacétique est donc notoirement insuffisant.

Chez le diabétique acidosique, le jeûne semble favoriser l’assimilation des corps cétoniques et cétogènes; la mesure de cette utilisation, rapprochée de certaines modifications du plasma, permet de régler le pronostic.

Les effets de la ponction lombaire sur la glycémie et la glycosurie chez les diabétiques.

Lhermitte et Fumet ont noté la constance de la chute de la glycosurie eL de la polyurie chez les diabétiques.

Avec Mlle Dreyfus Sée nous avons repris ces expériences, en les complétant par l’examen de la glycémie. -

En nous plaçant dans des conditions d’observations très strictes, nous avons fréquemment noté chez certains diabétiques une baisse notable de la glycémie; par contre, le volume des urines et le taux du sucre urinaire sont rarement modifiés.

Nos recherches ne confirment donc pas les travaux de Lhermitte et Fumet.

Le Pouvoir glycolytique dans le sang des diabétiques (336).

R.' Lépine a prétendu que la glycolyse est beaucoup moins active dans le sang de l’homme diabétique. Denis et Giles (1923), puis Thalhimer et Perry (1923) ont même soutenu que la diminution du pouvoir glycolytique en cas de diabète, était en gros proportion-

DIABÈTE

nelle au degré d’évolution de la maladie chez l’individu considéré.

Cette assertion a été combattue par divers auteurs, Tolstoï, Burger et en particulier par Cajori et Crouler; dans un travail récent (1924) Mauriac, en utilisant une technique assez spéciale, n’a noté que très inconslamment un abaissement du pouvoir glycolylique du sang. Nous avons été amenés également par nos recherches avec H. Bierry et Kourilsky sur la glycolyse, à reprendre cette question.

Nous avons suivi la même technique que précédemment en étudiant la glycolyse en action chez le chien dépancréaté; le sang de* la veine recueilli asepLiquement, .est défibriné, puis réparti dans des vases stériles et abandonné à l’étuve à 38°, pendant un temps variant de 1/2 heure à 24 heures. On s’assure par le contrôle bactériologique (ensemencement) que les opérations ont bien été conduites aseptiquement.

Dosages. — Les évaluations du sucre libre et du sucre proléidique ont porté sur le sérum obtenu par centrifugation. Nous utilisons des quantités importantes de sérum afin d’éviter les causes d’erreur. Les techniques employées out été celles déjà décri les pour le plasma sanguin : désalbüminisalion parle nitrate mercurique (Bierry et Portier), dosage du sucre par la méthode de G. Bertrand;

Nos recherches ont porté sur le sang de 20 diabétiques (diabète simple et diabète avec acidose) et sur le sang de chiens dépancréatés.

Nous exposons simplement les faits, nous réservant de revenir ultérieurement sur les interprétations -concernant les mutations de glucose.

Voici quelques chiffres à titre d’exemple :

Suc e libre ; Sucre prot iiliquo pUOOO de sérum p.1000 de sérum; f en grammes. on grammes.

1°) Après 1 h. 30 à 38°.

Gr... (diabète avec acidose), avant. 3,16 , ,1,65

Après 1 h. 30 . 2,89 . 1,81-

Au... (diabète avec acidose), avant. 4,02 2,49

Après 1 h. 30 . 4,02 2,49

Page 1