‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 85 sur 153 · POUVOIR GLYCOLYTIQUE DANS LE ^ANG DES DIABETIQUES · texte numérisé non relu

POUVOIR GLYCOLYTIQUE DANS LE ^ANG DES DIABETIQUES

2°) Après 2 heures et 24 heures à 38°.

De Pau... (diabète avec acidose), avant. . . .

Après 2 heures.

Ducr... (diabète avec acidose), avant . . . .

2 heures après...

24 heures après.

Cl... (diabète simple), avant.

2 h. 30 après. . . . ■.

24 heures après . . .

Bern... (diabète avec acidose), avant.

2 heures après.

24 heures après.

Gass... (diabète agec acidose), avant.

2 heures après.

Sucre protidique p.1000 de sérum en gramme».

3°) Après 3 heures et 24 heures à 38°.

Mart... (diabète simple), avant.

Après 3 heures.

Après 24 heures ..

Morz... (diabète simple), avant.

Après 3 heures.

Après 24 heures.

Del... (diabète avec acidose), avant. ......

Après 3 heures......

- Après 24 heures . ..

Ces tableaux montrent que, dans le sang des diabétiques, défibriné et gardé aseptiquement à l’étuve à 38°, le sucre libre disparaît d’une manière continue; généralement, la glycolyse est déjà accusée au boutde deux heures, son intensité est, du reste, variable avec la teneur en sucre du sang et le sang lui-même des divers sujets. A mesure que le sucre libre disparaît, le sucre protéidique peut augmenter ou diminuer, mais le sucre total n'en subit pas moins une diminution au cours de la glycolyse.

Dans les cas très rares où on n’a pas observé, dans les deux premières heures, de disparition du sucre libre, il n’y a pas eu changement dans le sucre total.

L’insuline a-t-elle une action activante siir la glycolyse ?

Dans le but de vérifier cette hypothèse, des expériences ont été pratiquées parallèlement sur le même sang additionné ou non

DIABÈTE

d’insuline; à cet effet, nous utilisions une insuline en poudre, purifiée (préparée avec A. Desgrez et H. Bierry), dont nous avions vérifié la grande activité in vivo.

Les effets obtenus ne diffèrent pas de ceux que nous avions constatés sur le sang d’individus normaux.

B. — Seuil du glucose et ses variations dans le diabète (202).

Nous avons étudié systématiquement les variations du seuil du glucose chez un grand nombre de diabétiques.

La seule élévation du seuil n’a pas en elle-même une valeur pronostique absolue.

1° Un seuil élevé n’est pas nécessairement corrélatif d’un diabète rebelle au traitement diététique; un seuil moyennement élevé ne correspond pas nécessairement à un diabète bénin.

2° La mobilité du seuil est plus importante au point de vue pronostique et thérhpeutique que sa seule élévation.

3» Les rapports entre l’élévation du seuil et le degré de la glycosurie ont également une valeur pronostique et thérapeutique : si le seuil est élevé et la glycosurie nulle ou très faible, le pronostic est habituellement défavorable; si le seuil reste bas et la glycosurie élevée, le pronostic est meilleur, pourvu que le seuil jouisse d’une certaine mobilité.

Le seuil est très différent d’un diabétique à un autre; l’excès sur le seuil est parfois insuffisant à faire comprendre les variations de la glycosurie.

Le rein joue certainement un rôle important dans les modifications de l’excrétion du glucose et de l’état de glycémie; malheureusement, nous ignorons complètement ce qu’est en réalité le seuil et sous quelles influences physiologiques il varie. L’hypothèse intéressante d’Ambard et Chabanier concernant un rapport entre le seuil glycémique et l'acétonurie, constituant ce qu’ils ont dénommé glycémie critique, se heurte à notre avis à de multiples objections. Nous en signalerons simplement une : un certain nombre de diabé-

ACIDOSE

tiques, avec un chiffre élevé de glycémie, ont de l’acidose urinaire; celle-ci disparaît, lorsque la glycémie s’abaisse.

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