III. - LES TROUBLES DE LA NUTRITION ET LE TRAITEMENT DU DIABÈTE
Le trouble de la nutrition dans le diabète réside essentiellement dans un abaissement du coefficient d’assimilation des H. de G., et c’est cet abaissement du coefficient d’assimilation qui servit d idée directrice à la cure de Bouchardat.
Mais pour que l’animal ou l’homme puisse tirer un parti conve-
DIABÈTE
nable des aliments ingérés, il faut qu’il existe un équilibre entre les divers constituants de la ration: il y a interpénétration entre les produits de dégradation des différentes variétés d’aliments. Tous les éléments d’une ration sont solidaires.
On s’explique dès lors qu’un trouble portant sur l’un quelconque des facteurs alimentaires retentisse sur l’assimilation des autres; il existe donc dans le diabète, à côté du trouble du métabolisme hydrocarboné et subordonné à lui, un trouble portant sur le métabolisme des graisses, des protéines et très probablement des sels minéraux et des vitamines.
Nous avons très longuement étudié l’importance de cet équilibre au point de vue de la physiologie pathologique et du traitement du diabète.
Enfin, nous poursuivons depuis deux ans des recherches non seulement expérimentales mais cliniques sur . ce merveilleux agent thérapeutique découvert par Mc. Léod, Banting et Collip : l’insuline.
Telles sont les trois grandes idées directrices de nos travaux concernant l’étude de la nutrition et le traitement du diabète.
Une partie notable de ces recherches ont été. effectuées en collaboration avec Desgrez et Bierry.
Nous exposerons successivement nos travaux de physiologie pathologique et de thérapeutique.
1“ Sur le métabolisme des H. de C . chez les diabétiques.
2° Sur le métabolisme des albuminoïdes.
3° Sur le métabolisme des graisses.
4° Sur les régimes équilibrés.
5° Sur les sels minéraux et les vitamines.
6° Sur les cures diététiques.
7° Sur le traitement médicamenteux.
8° Sur l’insuline.