ANATOMIE
Anastomoses du musculo-cutané et du médian ; du médian et du cubital. Société anatomique de Paris, 1887.
Quelques recherches sur les anastomoses des nerfs du membre supérieur : 1° Anastomoses du musculo-cutanè et du médian ; 2° Anastomoses du médian et du cubital ; 3° Anastomoses du radial et du cubital. — De leur importance au point de vue du rétablissement des fonctions à la suite des sections nerveuses. Société anatomique de Paris, 8 juin 1888.
Anastomose plexiforme entre les nerfs musculocutané et médian. Société d’anatomie et de physiologie de Bordeaux, 1 er février 1892.
Dans ces différentes publications, j’ai exposé les résultats de recherches anatomiques faites à l’Ecole pratique de la Faculté de Paris, au sujet des anastomoses des nerfs du membre supérieur.
Anastomose du musculo-cutanè et du médian. — Tout d’abord j’ai constaté, connue Testut, que, contrairement à l’opinion des auteurs classiques, l’anastomose entre le médian et le musculo-cutané se dirige du musculo-cutané vers le médian et non du médian vers le musculo-cutané.
J’ai rencontré plusieurs types d’anastomoses : la plus intéressante consistait en un véritable plexus reliant les deux nerfs. Cette anastomose plexiforme n’avait été observée par Testut
qu’une fois chez l’homme, une fois chez l’orang-outang et une fois chez un cercopithèque.
J’ai rencontré aussi une fusion du musculo-cutané et du médian, de sorte qu’il n’existait qu’un seul tronc nerveux à la partie antérieure du bras.
Anastomoses du cubital et du médian à l’avant-bras et au bras. Les anastomoses de ces deux nerfs à l’avant-bras sont fréquentes. Quant aux anastomoses du médian et du cubital au bras, elles n’avaient pas encore été étudiées.
Anastomose du radial et du cubital au bras. — Je n’ai rencontré cette anastomose qu’une seule fois. Elle doit être très rare, puisqu’elle n’est ni décrite, ni figurée dans les ouvrages classiques.
L’étude des anastomoses des nerfs du membre supérieur ne présente pas simplement un intérêt anatomique. Elle intéresse aussi au plus haut point le chirurgien, car elle lui permet de s’expliquer certains faits bizarres, paradoxaux, tels que la conservation de la sensibilité et de la motilité après les sections nerveuses, ou l’apparition de la paralysie dans le territoire d’un nerf qu’on est autorisé à croire intact. Pour expliquer ces faits anormaux, on invoquait des théories spéciales : sensibilité récurrente, suppléance nerveuse, innervation collatérale motrice, actions réflexes. On peut aujourd’hui, du moins dans certains cas, expliquer ces faits plus simplement par les anastomoses nerveuses si fréquentes au bras, à l’avant-bras et à la main, véritables canaux de sûreté, qui transforment souvent les sections nerveuses même complètes, en véritables sections incomplètes.
Anatomie de la boule graisseuse de Bichat. {Voir partie chirurgicale).
Faisceaux accessoires du muscle grand pectoral.
Société d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 25 novembre 1889.
Quelques recherches sur la glande parotide accessoire. Société d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 25 novembre 1889.
Les auteurs ne sont pas d’accord sur ce qu’il faut entendre par glande parotide accessoire. A la suite de recherches cadavériques pour éclaircir ce point d’anatomie, je suis arrivé à conclure que, s’il existe normalement un prolongement antérieur ou massétérin de la parotide, il existe aussi quelquefois un lobule parotidien erratique, isolé, qui constitue la véritable parotide accessoire. Je crois avoir décrit le premier, d’une façon complète, cette glande parotide accessoire.
Sur 7 sujets, j’ai vu deux fois, en avant de la glande parotide, un lobe très nettement séparé et s’ouvrant par un canal distinct dans le canal de Sténon. Dans les deux cas, cette parotide accessoire se trouvait couchée sur le masséter, au-dessous de l’os malaire. Les artères venaient de la transverse de la face et les veines allaient se jeter dans la faciale. J’avais cherché à injecter les lymphatiques, mais l’instrumentation était défectueuse et je n’avais pu continuer mes recherches.
Disposition anormale du péritoine pariétal. Diaphragme péritonéal divisant en deux loges la grande cavité abdominale. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 1905.
Disposition anormale du péritoine pariétal. Diaphragme péritonéal divisant en deux loges la grande cavité abdominale. Congrès des Anatomistes de Bordeaux, 1905.
Au cours d’une laparotomie, après avoir incisé la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, l’aponévrose et écarté les deux muscles droits, je tombai sur une saillie d’aspect bleuâtre et je crus tout d’abord qu’il s’agissait d’un kyste. Je ponctionnai la saillie de la pointe du bistouri ; il s’écoula aussitôt un liquide jaune citrin. Ayant reconnu que la prétendue poche n’était
autre chose que le péritoine pariétal, j’incisai franchement en haut et en bas. Mais quel ne fut pas mon étonnement! J’aperçus une excavation pelvienne absolument vide, ne renfermant ni utérus, ni ovaires, ni intestin. Pour bien me rendre compte de ce qui se passait, je fis écarter largement la plaie abdominale et voici ce que je constatai :
1° Excavation pelvienne absolument vide ; fosses iliaques vides également ; je pouvais voir battre les artères iliaques interne et externe, sous le feuillet péritonéal pariétal postérieur. Je ne puis mieux comparer la disposition observée qu’a celle qui se voit après l’hystérectomie totale suivie de péritonisation du plancher pelvien ;
2° Existence d’un feuillet péritonéal étendu d’arrière en avant, de la quatrième vertèbre lombaire environ, vers le péritoine pariétal antérieur.
Bref, la cavité abdominale était séparée en deux parties par un diaphragme péritonéal, une partie supérieure contenant les reins et les organes digestifs et une partie inférieure tout à fait vide.
Je sectionnai ce diaphragme en un point et je tombai alors sur la masse intestinale. Je dois dire que, sur le cæcum, à la place de l’appendice, se trouvait un large ruban d’aspect musculaire qui allait se perdre sur la partie latérale de la paroi abdominale.
Je ne voulus pas toucher à ce ruban musculaire, je suturai au catgut la brèche faite au diaphragme péritonéal et je revins vers l’excavation. En cherchant bien au fond, je finis par attirer péniblement l’ovaire droit, volumineux et polykystique, que j’extirpai.
La première idée qui doit venir à l’esprit et qui m’est venue à moi-même, c’est que ce diaphragme péritonéal doit être de nature inflammatoire, qu’il est dû à la formation d’adhérences. Je n’ai pas pu accepter cette hypothèse pour les raisons suivantes : 1° le péritoine qui recouvrait l’excavation et les fosses iliaques était absolument lisse ; 2° le diaphragme était bien de nature péritonéale, formant un feuillet mince et lisse ; 3° la
masse intestinale se trouvait tout entière au-dessus et absolument libre. Si ce diaphragme avait été d’origine inflammatoire, il y aurait eu forcément des adhérences plus ou moins résistantes, plus ou moins irrégulières.
La présence de liquide dans la loge pelvienne pourrait faire penser à l’existence d’un kyste. Mais je n’ai pas trouvé de paroi kystique : la poche était bien limitée par le péritoine lui-même.
Voici, d’ailleurs, comment se comportait le péritoine : le péritoine pariétal antérieur, recouvrant la face postérieure de la paroi abdominale antérieure, descendait de haut en bas, comme d’ordinaire, passait derrière le pubis, derrière la vessie et l’utérus, puis devant le rectum, sans former des culs-de-sac; il se relevait ensuite, tapissant la face antérieure du sacrum, les fosses iliaques internes, pour se continuer avec le péritoine pariétal postérieur ; tout d’un coup, au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, un feuillet péritonéal se portait d arrière en avant, du péritoine postérieur vers le péritoine antérieur, formant le diaphragme complet dont j’ai déjà parlé et qui divisait en deux loges la grande cavité péritonéale.
Je ne pense pas que l’on ait jamais signalé une disposition du péritoine semblable à celle que je viens de décrire, et cependant anatomistes et chirurgiens ont ouvert des ventres par milliers.
Il s’agit évidemment dans ce cas d’une malformation du péritoine.
Anatomie topographique du pancréas et de la région péri-pancréatique. In Chirurgie du pancréas.
Anatomie de l’artère pédieuse, d’après les recherches
de Salvi. (Voir à la partie chirurgicale.)
Rapports du nerf honteux interne avec l’artère honteuse interne, au point de vue de la ligature de cette dernière artère. Recherches cadavériques faites avec M. Yalleteau de Moulliac. In Précis de chirurgie opératoire.
Description anatomique des régions à ligatures ; en particulier: anatomie des artères de la main et de la face plantaire du pied, d’après les travaux de Delorme que j’ai contrôlés en partie ; Anatomie de l’artère hypogastrique, d’après les travaux de Quénu et Duval. In Précis de chirurgie opératoire.
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