MALADIE DE THOMSEN. PARALYSIE AGITANTE, HYSTÉRIE
94.— Tétanie. {Dictionnaire enryelopêdique des sciences médicales, 1886, 3‘ série, t. XVI, p. 680.)
Ce travail comprend une étude d’ensemble sur la tétanie, affection connue encore sous le nom de contracture essentielle des extrémités. Comme pour le tabes spasmodique, j’ai montré que les faits cliniques, publiés sous le nom de tétanie, ne se rapportaient pas à une affection sui generis, à une entité morbide, qu’il s’agis.sait là d’un simple syndrome. J’ai fait une étude minutieuse des éléments de ce syndrome.
J’ai montré ensuite que l’anatomie pathologique de la tétanie était à créer de toutes pièces, lacune qui n’a pas été comblée depuis.
Enfin, j’ai passé en revue les diverses médications qu'on a vantées contre les accidents paroxystiques décrits sous le nom de tétanie.
98. Tétanos. {Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1886, 3* série, t. XVII, p. 1.)
Cet article comprend une étude d’ensemble du iJianos dit médical ou spontané. Dans ce travail, j’ai spécialement insisté sur ce qui est relatif à l’étiologie de cette maladie, et, dès cette époque, j’ai fait connaître les travaux de Nicolaïer, de Flugge, de Rosenbach, qui ont été le point de départ de la doctrine de l’origine bactérienne du tétanos.
— Danse de Saint-Guy. {Dicltonnatr médicales, 1880, 3» série, t.XXV. n.
97.— Chorée molle chez un garçon de 17 ans, précédée par des douleurs, de la fièvre et par une croissance de 7 centimètres en huit jours. — Monoplégie et atrophie museulaire du bras gauehe. {Société médicale des hôpitaux, 16 mai 1890.)
Celte observation réalise un exemple de chorée vulgaire [chorea minor), avec monoplégie complète et atrophie musculaire du bras gauche. Les phénomènes parétiques ont dominé la scène pathologique. Tout en constatant qu’on connaissait déjh un certain nombre de cas de chorée accompagnée de phénomènes de paralysie motrice, j’ai insisté sur la rareté des cas où
nous, l’amblyopie et l’amaurose Iransitoires sont dues à des troubles de la circulation rétinienne occasionnés par la pression qu’exercent sur le globe de l’œil les muscles extrinsèques, ou par d’autres troubles circulatoires de la base du cerveau, résultant de la compression opérée sur les carotides par la contracture des muscles du cou.
99. — Note sur l’apparition de taches purpuriques symétriques, dans le cours d’une paralysie agitante (purpura du vieillard). {Gazette médicale de Paris, l”' septembre 1883, n" 3S, p. 409.)
Dans ce travail, j’ai relaté deux observations de paralysie agitante
jrésentait des accès de tétanie avec la fièvre, chez laquelle les accidents )S quel’hyperthermieije suis revenu sur Télmie (Dicliomaire enoycbp. des sc. décrits sous ce nom, se rapportent non , un simple syndrome. J’ai insisté aussi tbienlerôle Joué par les prédispositions dans le développement des accès de -ue de vieille date ; chez elle, l’hystérie , et l’affection fébrile intercurrente, ie
104. — Ecchymoses et éruptions pemphygoïdes de nature hystérique. {Société médicale des hôpitaux, 26 décembre 1890.)
Présentation d’une malade, hystérique avérée, chez laquelle on relevait tous les stigmates de la grande hystérie ; chez celte malade, des ecchymoses apparues à la suite d’une crise d’hystéro-épilepsie persistaient depuis deux ans. Ces ecchymoses avaient des formes géométriques très régulières (quadrilatères, triangles, croissants) ; elles étaient consécutives à des phlyctènes analogues à celles que produisent les applications de vésicatoires.
J’ai montré que ies caractères et l’évolution de ces trouble trophiques cutanés prouvaient leur nature hystérique.
105. — Sur la dissociation de la motilité chez un dégénéré hystérique (en collaboration avec M. le D' KœNio). (Société médicale des /lopitauæ, 26 juin 1891.)
Ce travail contient l’observation d’un malade qui présentait à la fois des signes de dégénérescence mentale, asymétrie faciale, irritabilité excessive.
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de rage tardive, j’ai soutenu avecM. Babinski, que les sujets névropathiques peuvent présenter des symptômes nerveux simulant tarage.—J’ai cité, à l’appui, une observation des plus concluantes.
i. — PATHOLOGIE MENTALE.
107. — Sur certains délires (simulant la folie) survenus dans le eours de néphrites chroniques. {Archives générales de médecine, mars 1882.)
Dans ce travail, j’ai relaté quatre observations de néphrite (trois avec autopsie) compliquée d’un délire chronique avec hallucinations de la vue et de l’ouïe,qui simulait un délire vésanique. J’ai cherché à montrer : que ce délire était symptomatique de l’affection chronique des reins, constatée k l’autopsie de trois de mes malades; qu’il s’agissait, en somme, de sujets prédisposés, chez lesquels l’intoxication urémique avait engendré le délire au même titre qu’elle provoque d’autres accidents cérébraux. D’ailleurs, chez mes malades, il y avait eu alternance entre le délire et d’autres manifestations de l’urémie. J’ai insisté aussi sur l’erreur qu’on peut être exposé à commettre, en prenant pour un aliéné, un malade en proie à un délire de longue durée, sous la dépendance d’une intoxication urémique.
Depuis la publication de ce mémoire, la question de la folie brightique a été l’objet de travaux importauts, en France notamment, de la part de MM. Dieulafoy, Joifroy, etc. J’y suis revenu moi-même, dans la communication suivante:
108. — Relations de l’albuminurie avec les psychoses, à propos d’un cas de folie du doute co'iucidant avec une néphrite chronique. Un cas de folie brightique. {Soeiélé médicale des h6gitavix,Myiia 1890.)
Dans celte communication, j’ai relaté un cas d’albuminurie chronique chez une malade atteinte de la folie du doute, avec parallélisme des plus
nets entre la marche du trouble mental et les troubles de la sécrétion urinaire. En effet, chez cette malade, l’albuminurie et la folie du doute ont, pendant une période d’observation de cinq ans, suivi une marche absolument parallèle, passant toutes deux par les mêmes phases d’aggravation et d’amélioration. Je me suis posé la question de savoir quelles relations existaient au juste, dans ce cas, entre la folie du doute et l’albuminurie, et
secondaire, les accidents ultimes ; ii la raréfaction des libres à myéline, la démence.
Enfin j’ai expliqué les difücultés que présentait, dans ce cas, le diagnostic de la tumeur, en montrant la tolérance de certaines régions du cerveau, de la région frontale notamment, pour les lésions en foyer.
HO. — Sur certains cas d’aboulie, avec obsessions interrogatives et troubles des mouvements (en collaboration avec M. F.-L. An- NiUD). {Annales mé&o-psyc/io/oÿij'Hes,septembre-octobre 1892.)
A propos d’un malade qui réalisait cette forme de démence, connue sous le nom de folie du doute avec délire du toucher, j’ai entrepris, en collaboration avec M. F. L. Arnaud, une analyse d’un certain nombre de faits du même genre, pour aboutir h une conception différente de celle qui a cours au sujet de la forme de démence en question ; il s’agi-
ou encore bien postérieurement à sa guérison, soit enfin successivement dans ces différentes conditions.
8» Le choc morai, qui provoque ia maiadie de Basedow, peut réveiiier simultanément les aptitudes délirantes du sujet. Dans certains cas, le goitre exophtalmiquelui-mêmeagit.chezun prédisposé, pourfaireécloreles troubles psychiques au même titre qu’une cause occasionnelle banale quelconque.
9" Le goitre exophtalmique est une névrose bulbo-protubérantielle, constituée par l’exagération et la permanence des phénomènes physiologiques de l’émotion. C’est une anomalie psychique, l’émotivité, qui est à la base de la maladie.
10“ Celle-ci n’est souvent qu’un cas particulier des troubles fonctionnels qui, chez les dégénérés, frappenttcl ou tel groupe des centres corticaux (psychiques, psycho-moteurs, sensitifs, sensoriels), bulbaires ou spinaux. Il s’agit,dans l’espèce.d’unevéritabledéséquilibration des centres vaso-moteurs, qui'coexiste souvent avec des troubles analogues du cêtédes autres centres de l’axe cérébro-spinal.
112. — Sur les rapports de la paralysie générale et du tabes dorsalis. {Sociétémédicale des hôpitaux, 8 avril, 6 et 20 mai, 10 juin 1892.)
A propos d’un malade que j’ai eu en observation pendant treize mois dans mon service de l’hôpital Lariboisière, et dont j’ai eu l’occasion de faire l’autopsie, complétée par un examen histologique des centres nerveux, j'ai abordé la question des rapports de la paralysie générale et du tabes dorsalis. J’ai fait un exposé historique de la question, destinée surtout à faire ressortir lafréquence de l'association decesdeux maladies chez le même sujet. J’ai insisté sur ce que la paralysie générale et le tabes dorsalis ont une étiologie commune, dominée par la syphilis eH’hérédité, sur ce que, dans ces deux
presque au début, les lésions cérébrales commençantes de la paralysie générale.
114. — Tabes et paralysie générale, par Nageotte. (Thèse de Paris, 1893.)
Je crois devoiroiterà cette place ce travail d'un de mes élèves, fait sous mon inspiration et avec des faits cliniques et anatomo-pathologiques tirés pourla plupart de mon service, non seulement parce qu’il représente une étude complète, à tous les points de vue, des rapports du tabes dorsalis et
tique, lorsqu’elles n’existent
troubles d’une autre nature qui se sont greffés sur les désordres des sens et leur ont survécu? Morel fait observer qu’il est quelquefois nécessaire d’interner des malades à la suite du délire pneumonique, et von Krafft-Ebing a vu le délire persister plusieurs mois ; d’autre part Griesinger a observé l’affaiblissement intellectuel consécutif. Pourtant notre malade apprécie actuellement à leur juste valeur les troubles psychiques qu’il a présentés et ne parait pas avoir de signes d’affaibiissement intellectuel.
Le traitement a consisté à tonifler le malade et à combattre l’insomnie parle bromure et le sulfonal. Une surveillance étroite est toujours nécessaire dans ce cas, pour éviter le suicide. Une fois les accidents aigus passés, les dégénérés doivent suivre des règles hygiéniques rigoureuses ; è leur cerveau Invalide, il faut éviter toute surexcitation psychique, toute intoxi-
H8. — Hématocèle rétro-utérine : grossesse extra-utérine. (Sociéfé anatomique, 12 juin 1874.)
Cette observation,complétée par une autopsie, établissait d’une façon très nette, la relation qui existait, dans ce cas, entre l’hématocèle rétro-utérine et la grossesse ectopique.
119. — Maladie de Ménière améliorée en dix jours par le sulfate de quinine. {Société de biologie, 1“' mai 187S.)
120. — Cancer latent de l’estomac ; état cachectique très accusé ; éruption généralisée à la surface de la peau, d’apparence eczémateuse. {Archives générales de médecine, juillet 1879, p. 92.) Il s’agit d’un malade chez lequel, en dehors de la cachexie et de l’ana-
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sarque, on n’observait ni signe ni symptôme d’un cancer de i’estomac. La seuie explication apparente qu’on trouvM à l’état cachectique était une éruption eczémateuse généralisée, compliquant lasénililé. J’ai rappeléàce propos, que dans la elmique de mon maître, Vulpian avait rapporté quelques exemples de cachexie consécutive à un eczéma de vieille date, genre de faits bien connu des dermatologistes.
L’autopsie a démontré qu’il s’agissait d’un cancer latent de l’estomac, à forme d’anasarque.
■VIII. — Anatomie pathologique et Physiologie expérimentale.
121. —Fragmentsd’auatomie pathologique. {Journaldes connaissances médicales, 1884.)
Ce travail comprend une série de leçons que j’ai faites sur les questions suivantes ;
Cancer du foie.
Syphilis tertiaire probable et ses diverses manifestations.
De l'anatomie pathologique des tumeurs.
Conditions palhogéniques de l’albuminurie.
122. — Anatomie patholo^que du système nerveux. Cours complémentaire professé à la Faculté de médecine de Paris pendant l’année scolaire 1883-1884. Paris, 1886, volume de 460 pages, avec 114 figures intercalées dans le texte et 2 planches en chromolithographie.
Ces leçons, qui s’adressaient à des débutants, avaient un but exclusif de vulgarisation. Je me suis attaché à initier mes auditeurs aux notions indispensables à l’étude des lésions du système nerveux, à la physiologie et à l’anatomie générale du système nerveux.
J’ai exposé ensuite, dans un ordre systématique, ies notions éiémentaires concernant l'anatomie pathologique des méninges, des centres nerveux, des nerfspériphériques et desorgaues des sens,en objeotivisautlepluspossiblecet enseignement, grâce à de nombreuses planches et préparations anatomiques ou histologiques quej’ai fait passer sous les yeux de mes auditeurs et dont la plupart se trouvent reproduites dans le livre oh ont été recueillies mes
J’ai donné plus haut l’énumération des sujets traités dans ces leçons.
123. — Sur l’origine des fibres nerveuses excito-sudorales de la peau de la face (en collaboration avec Vulpian). {Académie des Sciences, 1 juillet 1879).
124. — Recherches expérimentales sur la pathogénie des atrophies miisciilalresconsccutivosaux arthrites traumatiques. {Revue de médecine, 1890, t. X, p. 374.)
Ce travail contient l’exposé des expériences que j’ai faites dans le laboratoire de M. François Franck, au Collège de France, pour élucider lapatho-