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I. — ANATOMIE

Abcès de la cavité de Retzius (Gazette des hôpitaux, 20 avril 1905).

Avant d’écrire celle revue générale, nous nous sommes d’aboM préoccupé de savoir ce qu'il faut exactement entendre sous le nom de cavité de Retzius. Les descriptions qu’on en donne acluellement différent, en effet, singulièrement de celle qui avait été faite par l’auteur, à l’Académie de Stockholm, en 1850. Nos dissections nous oui permis de confirmer les recherches antérieures de Pierre Delhet, Faraheuf, Cunéo et Veau, Ansel, etc. Elles nous ont montré qu’en avant de la vessie, il existe trois espaces :

1° L’espace rétro-musculaire, cavum supra puhicum de Leusser.

2" L’espace prévésical, auquel on donne généralement le nom de cavité de Retzius.

3’ L’espace prépéritonéal, qui est la portion do la gaine hypogastrique adjacente à la vessie.

Au point de vue pathologique, les suppurations de ces diverses cavités relèvent de causes fort différentes, ce qui confirme bien leur

quaienl complètement. Voici, d'ailleurs, le résumé de nos constatations anatomiques :

Du côté droit, il n'y avait pas d'uretère, et dans la vessie, au niveaü du trigone de Lieutaud, on ne pouvait reconnaître aucune trace de méat urétéral. Ainsi, l'appareil rénal (glande et canal excréteur) n'était représenté par aucun vestige anatomique.

Dans la bourse droite, la palpation d’abord, puis l’incision nous permirent de reconnaître l’existence d’un testicule, moins volumineux que celui du côté opposé. Ce testicule laissait échapper à son pôle supérieur les éléments du cordon, mais il n’y avait pas d'épididyme et, sur une coupe pratiquée longitudinalement, on pouvait se rendre compte d’un développement bien moins prononcé du corps d’ilighmore que du côté opposé. Les éléments du cordon eux-mêmes étaient éparpillés sur un. vieux sac hei’niaire, et il nous a été impossible de reconnaître, au milieu de tous ces organes, la disposition des artères testiculaire, luniculaire et déférentielle. Par contre, malgré des recherches minutieuses, nous n’avons pu trouver trace de canal déférent ni dans le scrotum, ni dans la région inguinale, ni sur les côtés ou à la base de la vessie.

reconnu que, du côté droit, il n’y avait pas non plus de vésicule séminale ou de canal éjaculateur. La prostate était un peu asymétrique,, son lobe droit étant un peu moins développé que le gauche. Le canal éjaculateur gauche s’ouvrait dans l'urètre prostatique sur le côté gaucho du verumontanum.

L'examen histologique des deux testicules a été pratiqué par M. le professeur .'Vncel, qui a noté les particularités suivantes :

Du côté droit, le testicule atrophié présentait des tubes sémini-

tère pancréatico-duodénale, ne jouent qu’un faible rôle. Les principaux agents de cette fixation, ce sont les fascias d’accolemenl rétro et prépancréaliques coiPinuns au duodénum et au pancréas, et le péritoine qui les recouvre ; ce sont eux qui les rendent solidaires l’un de l'autre. Il est, d’ailleurs, très facile de le constater chez l’adulle.

plement par la rapidité de sa marche. Celte hypothèse est d’autant plus admissible, que l’acide phénique est connu depuis longtemps comme anesthésique local. Pour d’autres, au conü'aire, la nécrose se produit par l’intermédiaire du système circulatoire. C’est par son action sur les vaisseaux que le phénol détermine la mortification des tissus. Il entraîne la stase sanguine, la thrombose des vais-

lorme anatomiques (In thèse Auzou.i:, Lyon, lOIU).

Nous avons eu l’occasion d’observer, dans le service de M, le protesseur A. Poncet, deux malades alteints de tuberculose musculaire primitive. Dans un cas, il s’agissait d’un abcès froid du quadriceps fémoral. L’autre, beaucoup plus intéressani, se rapporte à une jeune fille qui fut opérée, en 1905, par M, Delore. Il s’agissait d’une jeune tisseuse de 10 ans, qui entrait à l’hôpital pour une tuméfaction douloureuse de l’avant-bras. A l’examen, on notait les particularités suivantes : à la partie postéro-externe du radius, un peu au-dessus de l’interligne radiocarpien, on trouvait une tumeur bosselée, légère-

Il s'agil d’une jeune fille de 16 ans, sans antécédents héréditaires [larticuliei-s, atteinte d’un goitre diffus banal. Elle n’avait pas de myxœdème; mais elle présentait des signes d'infantilisme physique et psychique, analogues à ceux qui ont été notés par Brissaud et Hertoghe.

Au point de vue thérapeutique, on songea à déterminer une excitation permanente de la glande en enclavant dans son parenchyme une tige d’ivoire aseptique. Cette intervention, préconisée par M. Poucet, en 1894, dans la thèse de Bavé, tut suivie d’un résultat immédiat appréciable. La malade, qui était apathique, et qui dor-

séjour dans le service, on put lui apprendre quelques travaux manuels, et au moment où elle tut présentée à la Société des sciences médiculc.i, elle commençait à distinguer les lettres de l’alphabet. Le résultat ne s’est malheureusement pas maintenu plus d’un an.

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