Titres et travaux scientifiques
En étudiant lés’éléments cellulaires contenus dans les urines normales, nous avons été frappé d’y rencontrer souvent des spermatozoïdes. Et dès lors nous avons cherché à élucider les conditions de leur apparition.
Nous avons poursuivi cette étude chez huit sujets de vingt à trente ans, bien portants, dépourvus de tout antécédent pathologique de blennorrhagie en particulier. Chez sept d’entre eux nous avons trouvé des spermatozoïdes dans l'urine. •
Les spermatozoïdes sont vivants dans l’urine. On les rencontre en égale abondance dans l’urine du premier jet et dans l’urine du dernier. Leur quantité varie suivant les cas. Chez certains sujets, les spermatozoïdes étaient en proportion très notable, tantôt isolés, tantôt groupés par 2 ou 3, par 10 ou 13, quelquefois comme agglomérés par les têtes à un spermatoblaste. 11 nous est arrivé de compter une cinquantaine de spermatozoïdes dans une goutte du culot de centrifugation d’un tube d’urines de 8 centimètres cubes.
On voit qu’il s’agit là d’une véritable spermatorrhée et non d’un simple fait du hasard.
S’agit-il donc d’un fait pathologique ou d’un fait normal ?
Nous avons pris soin, disions-nous en commençant, de ne choisir comme sujet d’étude que des individus sains, surtout du côté génital, il était donc déjà peu vraisemblable a priori que ce fût un phénomène pathologique.
On aurait pu penser encore que ces spermatozoïdes étaient le reli-
IV. Grâce à cette chimiotaxie, l’épiploon, lorsque celle-ci est positive, tend à se porter vers les régions extra-abdominales, où règne l’infection. Il est, en effet, un organe de défense, soit comme organe réfecteur des vieux éléments leucocytaires tombés dans la cavité abdominale après lutte, soit, qu’ïnversement., il soit le vecteur de leucocytes nouveaux, nés ou non dans ses amas lymphatiques et versés dans la cavité péritonéale au point menacé.
V. L’épiploon balaye constamment la cavité abdominale, véritable filet où se prennent tous les corps étrangers qui y sont tombés (grains de carmin, matières organiques dans nos expériences). Il s’en empare et les élimine, ou les digère par un mécanisme où les leucocytes jouent le plus grand rôle;
VI. Enfin, l’épiploon, grâce à sa mobilité, peut se porter vers les plaies et perforations pariétales ou viscérales de l’abdomen et les oblitère. Il ferme ainsi les plaies des laparotomies, des hystérectomies, les perforations de l’appendice, les orifices herniaires, etc.
Les chirurgiens ont pu profiter de cette propriété dans les opérations abdominales. Et, ainsi que l’ont montré MM. Cornil et Carnot, c’est grâce à l’épiploon qu’on peut laisser, sans les suturer, les plaies chirurgicales aseptiques de l’uretère, du cholédoque, etc. (suture qui serait d’ailleurs difficile à réaliser), car l’épiploon leur constitue rapidement une paroi qui se double d’épithélium et rétablit ainsi la voie au cours des liquides.
Grâce aux adhérences épiploïques, on peut, dans les autopsies, retracer le passé abdominal d’un individu, car elles sont le témoin des irritations antérieures et des inflammations éteintes.
Cellules vaso-formatives à globules blancs. Société de Biologie , 19 novembre 1898.
Dans l’épiploon du cobaye jeune, nous avons pu voir des cellules dites « vaso-formatives » renfermant des globules blancs, des lympho-
est qu’il s’agit d’éléments dérivés de capillaires en rétrocession et non d’éléments vaso-formateurs véritables (fig. 8 et 6).
à un point de repère important econnaître comment évolue un
céphalo-rachidien. Il renfèrme en outre une bibliographie étendue et un certain nombre de recherches originales.
11 comprend quatre parties :
La première partie a trait au liquide céphalo-rachidien normal, à son origine, à sa circulation, à ses caractères physiques et chimiques, à sa physiologie. On y trouve l’anatomie normale et comparée, la structure microscopique des plexus choroïdes, glandes étalées, sécréteur dit liquide céphalo-rachidien ; toutes les preuves accumulées en faveur du circulus céphalo-rachidien.
La deuxième partie s’occupe des caractères physiques du liquide céphalo-rachidien pathologique. Le liquide hémorragique y est particulièrement étudié : technique spéciale, variations d’aspect, érythro-
b) Des processus chroniques : tabes, paralysie générale, syphilis, lèpre, névrites ehoniques, etc.
La quatrième partie ,• enfin, traite des trois grandes méthodes thérapeutiques issues de l'étude du liquide céphalo-rachidien : la
Les accidents de la ponction lombaire. Semaine médicale.
La ponction lombaire détermine presque constamment, chez les sujets qui la subissent, des symptômes pénibles, voire même des
retirer que 1 ou 2 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien, quantité amplement suffisante pour les examens cytoscopique, bactériologique et cryoscopique. Suspendre l’opération à la moindre plainte du malade. Dans tous les cas, laisser .celui-ci étendu pendant trois ou quatre heures après la ponction.
Quant aux accidents déjà déclarés, leur meilleur, pour ne pas dire leur seul traitement, est le repos au lit, dans le décubitus horizontal le plus complet.
Le liquide céphalo rachidien dans le tétanos. Société de biologie,
Le liquide céphalo-rachidien des tétaniques est dépourvu d’él&ments cellulaires. C’est la démonstration bien certaine de l’absence de réaction méningée dans cette maladie.
Cette constatation a un gros intérêt diagnostique, car elle permet de différencier à coup sûr le tétanos de la méningite cérébro-spinale, qui lui ressemble souvent d’une manière si frappante, et d’appliquer
daire s’en accompagnent volontiers, alors même qu’il n'y a pas de phénomènes morbides nerveux appréciables cliniquement. Cela prouve que l’infection syphilitique est, à ce moment, générale et envahit tous les viscères; mais, dès lors, cette lymphocytose perd toute importance pour l’interprétation d'une céphalée.
La ponction lombaire conserve, au contraire, toute sa valeur à la.
Cette céphalée ne relève donc pas d’une méningite syphilitique ; elle est ou purement fonctionnelle ou attribuable à une altération organique du cerveau lui-même, analogue à celle du tétanos, qui ne s’accompagne d’aucune lymphocytose céphalo-rachidienne.
Les céphalées secondo-tertiaires ou tertiaires s’accompagnent d’une leucocytose qui démontre nettement leur nature organique. La plupart du temps, il s’agit de lymphocytose. Pourtant, il existe des cas de céphalée à type méningitique, où la polynucléose est presque égale à la lymphocytose, et où le liquide céphalo-rachidien trouble
Les céphalées hystérique ou neurasthénique ne s’accompagnent d’aucune réaction du liquide arachnoïdien.
La présence d’une lymphocytose permettra donc d’affirmer la nature organique d’une céphalée, qui, au premier abord, pourrait paraître, comme il arrive si souvent, de nature hystérique ou neurasthénique. .
Les céphalées par névralgie du trijumeau ne s’accompagnent de lymphocytose qu’au cas de compression gommeuse du nerf dans son trajet intra-cranien ou au cas de névrite tabétique.
La ponction lombaire a paru quelquefois soulager la céphalée syphilitique, surtout celle de la roséole, mais ce moyen reste inférieur au traitement mercuriel et ioduré.
curiel quand nous avons fait la ponction lombaire, la lymphocytose était abondante ; d’autre part, dans les observations XIV et XIX nous avons comparé la lymphocytose céphalo-rachidienne avant et après plusieurs mois d’un traitement mercuriel intensif, et le résultat fut le même à chaque examen. Nous pouvons, il nous semble, conclure en toute sécurité què le traitement mercuriel n’a aucune influence sur la lymphocytose céphalo-rachidienne des tabétiques.
HÉMATOLOGIE
Lymphadénome et éosinophilie. Société anatomiqûe,
11 mai 1899.
Dans un cas de lymptiadéhome du testicule, nous avons constaté une éosinophilie du premier degré, 5 p. 100.
lymphadéniques. Société de biologie , 26 janvier 1900.
De l’étude de quatre cas d’adénopathies tuberculeuses multiples, répondant à ces formes, qui simulent cliniquemént de tous points les tumeurs lymphadéniques, nous croyons pouvoir tirer une formule hématologique capable d’être utilisée pour le diagnostic : hyperglobulie avec hypo ou hyperleucocytose.
Cettè hyperglobulie est à rapprocher de celle qui a été observée à propos de la tuberculose de la rate. La pathogénie s’en explique assez facilement, puisque les recherches de Roger et de Josué nous ont montré que la tuberculose provoquait à distance une réaction de
l'a moelle osseuse et en particulier une production d’hématies nu^
cléées.
Les variations leucocytaires nous ont paru sous la dépendance de l’infection secondaire : quand il n’y a pas d’infection surajoutée, il y a hypoleucocytose ; dans le cas contraire, il y a hyperleucocytose.
Il va sans dire que d’autres observations sont nécessaires pour confirmer définitivement ou infirmer ce fait.
HÉMATOLOGIE 35
Notons encore que nous n’avons jamais constaté, malgré les recherches les plus minutieuses et les mieux appropriées, la présentée d’hématozoaires du paludisme ou autres dans le sang de nos malades, ce qui est bien peu favorable à l’hypothèse soutenue par Lanceraux et Géraudel de l'origine palustre de cette maladie. On trouve seulement des cristaux de bile entre les hématies, qui elles-mêmes renferment des grains noirs analogues à la méîanie.
Les troubles de la coagulabilité du sang sont constants au cours de la maladie de Hanot et entrent pour une grande part dans la facilité de production et la gravité des hémorragies qu’on y observe.
Par piqûre au doigt, le sang coule avec une très grande facilité, pendant une dizaine de minutes, alors que, chez le sujet sain, l’hémorragie s’arrête en une ou deux minutes. La coagulabité est telle-
HÉMATOLOGIE
Ces examens m’ont permis d’établir le premier l'évolution de la formule sanguine des suppurations chaudes.
Les résiiltats eh sont consignés dans le résumé suivant du mémoire présenté au Congrès de chirurgie de 1901 sur lhëmodisrgnostic en chirurgie.
Tumeurs et cythémôlys é. Société anatomique, 5 avril 1901.
Je montre que, si l’épithélioma produit une anémie globulaire marquée, le Sarcome au contraire, dans toutes ses formes, amène l’hyperglobulie, même à la période terminale, ce qui le rapproche des inflamnialions. (Voir résumé suivant du mémoire sur l’hémodiagnostic en chirurgie.)
L’hémodiagnostic en chirurgie par M. G. Miliàn. (Mémoire présenté au Congrès de chirurgie en 1901 par M. Tuffier).
Travail basé sur 180 examens de sang, et dont voici le résumé.
Définition. — L’hémodiagnostic est l’application au diagnostic des maladies, de l’élude des éléments figurés du sang.
Les suppurations chaudes. — (.Abcès chauds. — Appendicite. — Perforation typhique.) (Kystes hydatiques). — Nous avons profité d’un panaris bién localisé pour étudier les modifications non seulement de nombre mais de qualité des leucocytes, ainsi que les variations des hématies et de l’hémoglobine.
Il s’agissait d’un panaris profond de l’index en pleine période d'état, très "douloureux,datant de 5 ou 6 jours, avec gonflement du doigt, triplé de volume* sans lymphangite, mais qui s’accompagnait d’engorgement modéré des ganglions de l'aisselle.
une faute de ne pas en pratiquer la numération dans l’hémodia-
Deux jours après, 14 octobre, l’inflammation est complètement tombée, l’amélioration continue. L’examen du sang donne les chiffres suivants :
R. = 3.4*4.457 Mop. = 4 Mop. = l
G. = 0,71 Mog. = 9 Mog. = 14
Mcg. = 25 Mcg. = 23
' My.;±= 7 My. = 6
E. = 40 Nsp. = 4
Les hématies sont redescendues à un chiffre normal. La richesse globulaire est remontée à son premier taux et, parallèlement, a
Les leucocytes sont tombés au chiffre minimum, il est intéressant de noter que les mononucléaires prédominent sur les polynucléaires neutrophiles. Ce sont surtout les mononucléaires opaques qui se sont multipliés, et il y a parmi eux des mononucléaires, basiques. En rap-
Nous avons pratiqué en même temps la numération au niveau du doigt malade, dont l’extrémité est restée parfaitement saine, et les résultats obtenus ont été les mêmes. Nous en communiquons les chiffres, de manière à montrer que, lorsque la numération est pratiquée avec üne technique exacte, les variations obtenues sont bien petites.
Dans une suppuration chaude la réaction sanguine est donc l’hyperleucocytose (20.000 environ) polynucléaire avec hyperglobuliesans
On voit aussi combien ces réactions sont sensibles, puisqu’il suffît pour les produire d’un petit foyer contenant à peine un dé à coudre de pus.
Nous avons vérifié cette formule dans un certain nombre de cas;
pour n’en citer que deux : un abcès du sein suite découches donnait 6.510.000, hématies et 19.096 leucocytes avec 8,50 d’hémoglobine à l’hémochromotimètre de Malassez. Le nombre des polynucléaires était de 80 p. 100. Un chancre mou avec bubon suppuré nous don-
ïiï%?
globulie avec hyperleucocytose polynucléaire. Les gros abcès périit traduire leur réaction par une leucocytose de 40.000 à appendicites subaiguës ou à la période de guérison s’acd’éosinophilie marquée, et il ne s’agit pas là d’un signe ’appendicite, comme on l’a bien voulu, dire, mais d’une çuérison. Il est possible aussi que celte éosinophilie s’oh.-
ss conditions se développent ees deux formules diffé-
augmentée, 82 p. 100, de qui montre une’ fois de plus que l’envahissement ganglionnaire ne produit pas la mononucléose. Le fait est d’autant mieux démontré ici que l’engorgement ganglionnaire prime, par son importance, la lésion cutanéo-muqueuse. De plus, il y a ici diminution marquée du nombre des hématies, 3.783.000, en l’absence de toute hémorragie et sans qu’on puisse invoquer l’action cachectisante liée à la destruction d’un viscère important.
La leucocytose. dans la métrite hémorragique atteignait 14.260, mais portait à la fois sur toutes les variétés leucocytaires. Peut-être y avaitil un certain degré de mononucléose et d’éosinophilie, puisqueles mononuclaires atteignaient 42 p. 100 et les éosinophiles 5 p. 100. L’augmentation des mononucléaires paraissait surtout due à l’augmentation de? mononucléaires opaques.
Epithéliomas divers. — Quelques autres examens de sang ont porté sur deé cas d’épithélioma de régions ou de viscères variés. Ils ne sont pas assez nombreux pour porter des conclusions définitives, mais il est possible de dire que certains rentrent dans la règle générale .formulée pour les néoplasmes utérins et gastriques (leucocytes avec anémie), tandis que d’autres y font exception.
“ Deux cas d'épithélioma du rein rentrent dans la règle générale de leucocytose polynucléaire avec anémie. Dans l’un d’eux, malgré la généralisation à la plèvrè, la leucocytose était mononucléaire ; elle ne devint polynucléaire qu'à la période terminale, et l’examen histologique révéla du streptocoque dans l’épanchement pleurétique, ce qui est en faveur de l’origine infectieuse de la leucocytose polynucléaire, du cancer épithélial.
Deux autres cas ne rentrent pas dans la règle générale de l'influence anémiante du cancer : l’un est u n épithélioma de la moelle osseuse humérale , vraisemblablement secondaire, où la leucocytose polynucléaire s’accompagnait d’un chiffré d’hématies supérieur à la normale, surtout pour un malade, 5.115.000. Est-ce l’irritation de la moelle osseuse qui a produit çette hyperglobulie? Cela est possible, quoique nous n’ayons constaté aucunement la preuve de cette irritation par la présence de formes cellulaires anormales.
" Enfin, clans deux cas de cancer du foie, l’une des voies biliaires avec noyaux secondaires dans le. foie, l’autre massif détruisant la
hyperglbliulie',.bien: qü« lés
tante différence.
de 5.000.000. L’avant-veille de la mort, il était encore de 5.119.960. Il y a donc eu hyperglobulie ; et le phénomène est d’autant plus frappant qu’il fait un contraste absolu avec le degré de cachexie
ment, malgré la teinte terreuse des téguments et malgré l’amaigrissement, les muqueuses du patient conservaient encore une bonne coloration.
Enfin la richesse globulaire a diminué malgré l’hyperglobulie, d’où abaissement de la valeur globulaire. Encore celle-ci n’a-t-elle
Sarcome globo-cellulaire à petites cellules et lymphadénome hématologique identique.
Elles se caractérisent comme les sarcomes globo-cellulaires à grosses cellules par l'absence d’anémie avec hypoleucocytose. Malgré cette hypoleucocytose, la proportion relative des polynu-
dans les cas de sarcome globo-cellulaire,'c’est-à-dire qu’il y avait hyperglobulie avec hyperleucocytose polynucléaire. Mais nous ne pourrions dire si l’analogie est complète, attendu que nous n’avons pu suivre ce cas et qu’il a été le seul par nous étudié.
lenteur. J’ai pu conserver une goutte de sang dans l’huile pendant plus d’une heure sans qu’elle coagule. Le sang épanché dans une séreuse imbibée de sa sérosité visqueuse se trouve dans une situation analogue. En contact avec la surface endothéliale absolument lisse, baigné de sérosité qui s’interpose entre ses globules, il est mis dans l’impossibilité physique de coaguler. C’est ce qui explique l’inactivité des différentes substances chimiques qui interviennent normalement dans le phénomène de la coagulation : fibrin-ferment, sels de
Incoagulabilité du liquide de l’hémothorax.
Le liquide extrait par ponction exploratrice d’une plèvre, après une plaie perforante de la poitrine, est incoagulé et incoagulable ; il s’agit bien de sang, comme le montrent l’opacité du liquide, la numération de éléments G. R. = 5.122.000 par millimètre cube ; G. B. = 6;727, et' les préparations microscopiques étalées sur lame* et aussi ce fait que l’épanchement pleural, qui a une hauteur d’un travers de main, date de quelques heures. Un épanchement séreux hémorragique n’aurait pas pu se produire en si peu de temps.
Ge sang n’était pas coagulé dans la plèvre, puisqu’il a été retiré par ponction; Mais mieux, il est incoagulable. Recueilli depuis vingtquatre heures aseptiquément, il n’a pas la moindre tendance à la coagulation.
11 en est ainsi pour les hémothorax et. les hémarthroses chaque fois que la séreuëe est à peine traumatisée. Quand, au contraire les tissus environnants dilacérés déversent leurs humeurs dans la cavité séreuse, le sang coagule. G’est ce qui se passe dans les fractures comminutives de la rotule.
Gette notion peut contribuer à éclaircir la question de la non-coagulabilité du sang dans les vaisseaux quand leur endothélium est intact (expérience de la jugulaire) et, par contre, la formation intravasculaire des caillots quand cet endothélium est lésé (phlébite).
L’hémolyse
Lorsqu’on a centrifugé un liquide céphalo-rachidien hémorragique, les hématies forment au fond du tube un culot rouge, et le liquide
Ce liquide est tantôt clair, c’est-à-dire identique au liquide céphalorachidien' normal, tantôt jaune gomme gutte ou jaune verdâtre, tantôt
Liquide claie. — Le liquide céphalo-rachidien obtenu après centrifugation est presque constamment clair quand la ponction est pratiquée dans les premières heures du jour qui suit le traumatisme(tube 1)'.'
La coloration rouge est due dans ce cas à la présence d’hémoglobine dans le liquide, comme l’indiqué l’examen spectroscopique.
globine dissoute (tube 2). . ..^ . ^
les hématies éclatent et l’hémoglobine est mise en liberté.
Il y a encore d’autres différences macroscopiques entre les deux processus : dans l'hémolyse par l’eaii pure, la totalité des globules rouges est détruite et il n’en reste pas trace au fond du tube, tandis que dans l’hémolyse intra-arachnoïdienne il reste toujours un culot notable d’hématiés.
Le mécanisme de cette Hémolyse rouge , de cette érythrhémolyse , comme on peut l’appeler pour la distinguer de Yhémolysejaune dont nous parlerons dans un instant, et que parallèlement on peut appeler xanthénïolyse, n’a pas encore été étudié. Conformément à ce que
nocive ou d’une action toxique. Les deux processus peuvent être réunis dans les cas d’infection.
Avant d’admettre l’érythrliémolyse dans un liquide organique céphalo-rachidien sanglant; il. faut se garder d’unè: cause d'erreur importante, celle de Xhémolyse in i)itro par putréfaction. Lorsqu’on laisse des globules rouges se déposer au fond d’un tube, dans un liquide organique céphalo-rachidien ou autre, on voit se produire les phénomènes suivants : peu à peu et plus ou moins rapidement suivant la température et la qualité des germes de putréfaction, les globules rouges se dissolvent dans le milieu. Cette dissolution se fait lentement, de bas en haut, au contact de la masse cruorique sous forme d’un petit nuago rouge, qui s’élève progressivement dans la masse liquide (tube-4).
On pourrait, à la rigueur, par cette évolution, reconnaître la nature de l’hémolyse qui se présente, mais il vaut mieux ne pas s’exposer à l’erreur et pour cela examiner le liquide aussitôt après sa récolte; en le centrifugeant immédiatement et non pas en attendant le dépôt spontané des globules. Le laquage constaté dans ces conditions est fatalement un laquage pathologique et non pas un laquage accidentel.
Liquide jaune ou xanthochromie du liquide céphalo-rachidien hémorragique (tube 3).
Dans l’immense majorité des cas, le liquide qui surnage le culot des globules rouges après centrifugation^ est de couleur jaune plus ou moins intense, gomme gutle même. Cet état du liquide céphalorachidien s’observe rarement dans les 24 heures qui suivent l’hémorragie. 11 est des plus nets au bout de 36 ou 48 heures. Il persiste longtemps dans le liquide et demeure alors même que les globules rouges se sont macroscopiquement résorbés. On observe donc, comme reliquat des hémorragies araéhnoïdiennes, un liquide jaune sans dépôt apparent ; c’est cet état que j’ai désigné avec M. Tuffier sous le nom de xanthochromie du liquide céphalo-rachidien, appellation qui a été acceptée par M. Bàrd (1) (de Genève) (tube 5).
Le liquide jaune ainsi obtenu ne présente aucune des réactions physiques ou chimiques de l’hémoglobine, il renferme par contre très ordinairement de l’urobiline et des pigments biliaires, facilement
mécanisme en est lui-même très différent. Dans l’hémolyse rouge c'est ' l'éclatement brutal dés globules rouges qui met en liberté l’hémoglo- ' bine én nature. Dans la xanthémolyse, c’est leur altération lente qui met en liberté des dérivés de l’hémoglobine; des pigments biliaires et de l’urobiline en particulier. G’est la « takhémolyse » opposable à l'hémolyse lente, à la « bràdhémolyse ».
Cette bràdhémolyse est absolument spéciale aux phénomènes d’ordre biologique. Elle s’observe chaque fois qu’un épanchement sanguin se fait dans l’intimité des tissus vivants quels qu’ils soient. C’est ainsi qu’il faut comprendre la coloration des corps jaunes de l’ovaire, résultant de la réparation des hémorragies intrafolliculaires. C’est ainsi que se produit la coloration jaune des taches purpuriques ou ecchÿmotiques à leur période de terminaison. Pour rappeler ces’ conditions de production, on pourrait l'appeler histhémolyse, c’està-dire hémolyse produit sous l’influence des tissus.
Quant à savoir quel est exactement le processus pathogénique de la xanthochromie ainsi observée, cela est difficile à l’heure actuelle. Les éléments d’appréciation manquent. S’agit-il d’une action toxique ou d’une'action osmotique ? La xanthochromie se produit-elle sous l’influence des leucocytes ou des Cellules endothéliales? La transformation de l'hémoglobine en ses dérivés se fait-elle dans le liquide ou au sein même des globules rouges? Autant de questions actuellement en suspens.
Au sujet de la dernière pourtant, je puis apporter un fait.
Dans un cas' de xanthochromie pure, le liquidé surnageant ne donnait pas le spectre de l’urobiline. Mais si je prenais le fond du tube, où l’on pouvait déceler au microscope (après centrifugation) un grand nombre de stromas globulaires, d’ailleurs eux-mêmes de coloration jaunâtre, j’obtenais immédiatement la raie en question. C’est donc directement au sein des hématies que s’effectuera la transformation de l’hémoglobine, probablement au sein des hématies phagocytées par les macrophages.
Xanthochromie de l'ictère. — La coloration jaune, ou plutôt jaune verdâtre, du liquide céphalo-rachidien s’observe également dans
Il y a ici deux cas possibles ; il s’agit de pigments biliaires vrais
céphalo-rachidien comme l’appareil glandulaire, l’épithélium rénal, est interposé entre le sérum et l’urine.
Or, on sait que l’épithélium rénal est doué vis-à-vis des pigments biliaires d’un pouvoir réducteur très accusé, puisque, mis en présence de ceux-ci in vitro, il les transforme en urobiline (Gilbert).
Il est, par contre, plus difficile de dire pourquoi, dans certains cas, la bile passe dans le liquide céphalo-rachidien et pourquoi dans d’au-
exemple, dont le sang se coagule avec une très grande lenteur, les hémorragies sont d’un arrêt lent et difficile, tandis que les animaux de laboratoire et les oisèaux qui saignent difficilement ont un sang très coagulable. Ce sont ces constatations qui justifient l'étude clinique de la coagulàtion in vitro.
Il va sans dire que nous envisageons ici les hémorragies capillaires seules, car il entre dans l’arrêt des hémorragies artérielles ou vei-
qui n’intéressent que médiocrement les hémorragies spontanées de la médecine.
Erreurs inhérentes aux méthodes cliniques actuelles. — Lés méthodes aujourd’hui préconisées pour l’étude de la coagulation in -vitro comportent en elles-mêmes, indépendamment du sujet examiné, de la forme de l’hémorragie, des causes d’erreur qui tiennent surtout à la variabilité du contact, d’une part, et à la difficulté d'appréciation du moment où se termine la coagulation, d’autre part.
Dp sait, en effet, quelle importance possède le contact dans le phénomène de la coagulation du sang. Par le battage d'une masse de sang, on provoque rapidement la précipitation de la-fibrine autour de l'objet qui a servi au battage.
Inversement, on empêche la coagulation du sang en le récoltant dans des tubes vaselinés ou mieux paraffinés, qui perdent ainsi leur rugosité. C’est au niveau des parois des vases que commence la coagulation.
Enfin; Bordet et Gengou ont montré que le fibrin-ferment pouvait prendre naissance dans le plasma sanguin, indépendamment de la présence de tout agent cellulaire, uniquement par le contact, c’està-dire par simple action physique.
La récolte du sang dans de petites épouvettes favorise au plus haut point l’intervention de cet important facteur et, en même temps, met l'observateur dans l'impossibilité presque absolue d’opérer toujours dans les mêmes conditions : comment, en effet, se procurer des éprouvettes exactement semblables (cela est possible théoriquement, mais jamais réalisé pratiquement) ? Comment empêcher que le malade ne fasse èouler uïie’ ou plusieurs gouttes de sang le long des parois
Les cellules de
Epithélioma pavimenteux du corps thyroïde (col, Bufnoir).
C’est, là, vraisemblablement, un exemple d’épithélioma développé aux dépens de restes, des,arcs branchiaux, car, à l’état normal, il n’y a aucun tissu épithélial pavimenteux dans le corps thyroïde.
ment que nous ne pouvons préciser et produisait après la mort, par la continuation de son développement, l’emphysème putride des viscères pleins, le foie eh particulier.
trouée de cavités remplies d’un liquidé'visqueux, blanchâtre, d'apparence crémeuse, ou de masses calcaires plus ou moins volumineuses. La maladie est susceptible de généralisation et peut amener la mort. Comme nous le verrons plus loin, c’est la structure histologique qui en fait la spécificité.
Nous n’utilisons, pour édifier cette description, que des documents ogique:
dans l’appréciation de l'influence du mercure sur le tabes.
Il y a en effet un grand nombre de causes d'erreur dans cette appréciation : arrêts spontanés de la maladie ; symptômes nerveux syphilitiques vrais (hémiplégie par artérjte par exemple) apparus au cours du tabes et guéris par le traitement spécifique ; syndromes tabétiques indépendants de toute lésion radiculaire ou cordonale (cas de Dieulafoy et Fournier, de Dinckler) ; amélioration ou guérison par suggestion thérapeutique de symptômes hystériques surajoutés ou de symptômes tabétiques, tels que l'ataxie, capables de s’améiiorer et de guérir sous l’influence de la rééduçaticm ou de la suppléance nerveuse ; causes d’erreur dans l’examen du malade, dans la recherche souvent si délicate des signes de Westphal ou d’Argyll-Robertson.’
Enfin, l'influence défavorable du mercure chez certains tabétiques, l'influence nulle de ce médicament sur la lymphocytose céphalo-rachidienne, sont encore des caractères négatifs importants à opposer aux partisans de la nature syphilitique du tabes.
VI. La nature syphilitique du tabes ne peut pas être niée ; elle est même la seule explication satisfaisante pour l’esprit, mais elle n’est pas démontrée.
Elle le sera le jour où :
a) Le virus syphilitique enfin découvert sera montré pullulant dans lès cordons postérieurs d’un tabétique ;
b) Le jour où l’inoculation au chimpanzé d’une racine postérieure ou d’un cordon de Goll dégénéré de tabétique, aura produit la syphilis ;
cellules gigantesques à un ou deux noyaux et possédant une multitude de vacuoles indiquant leur dégénérescence, et qui ne sont autre chose que des cellules épithéliales desquamées devenues rondes par leur mise en liberté dans la cavité.
Le cyto diagnostic. Revue générale.
]>resse médicale , 24 avril 1901.
Le cyto diagnostic en chirurgie (Col. Tuffier). Le cyto-diagnostic des urines en pathologie rénale.
J’ai le premier préconisé l’examen systématique des éléments cellulaires des urines pour l’étude et le diagnostic des maladies du rein.
J’ai fixé la technique de cette méthode et indiqué dans ses grandes lignes les résultats qii’on en pouvait attendre.
Le cyto-diagnostic des urines des cardiaques.
In thèse Mamlock, Paris 1902.
Technique de la cytoscopie des urines.
Soc. anal., 26 juin 1902.