Analyses par centrifugation
(Tribune médicale, 1899. — Bull, de la Soc. chimique, 1899. — Congrès de chimie appliquée, Paris 1900.— Société de Biologie, 1900 et 1901. — Journal de pharmacie, 1901 et 1906).
Nous avons proposé de substituer aux filtres des tubes à centrifuger, soigneusement tarés, dans lesquels s’effectuent les différentes phases d’un dosage gr&Vuaétricpae-. précipitation, laçage par décantation, dessiccation et pesée.
Ce mode opératoire, d’une application générale, présente une grande supériorité pour effectuer le lavage des précipités très ténus, qui ont une tendance à traverser les filtres quand la téneur saline des liqueurs diminue au cours des lavages.
Les précipités de sulfate de baryte, de chlorure d’argent, d’oxalate de chaux, entre autres, peuvent être lavés rapidement sans chauffage préalable ou dépôt prolongé du liquide.
Mais c’est surtout dans la séparation des précipités gélatineux, que cette technique présente une grande supériorité sur les filtrations au papier.
A titre d’exemples, voici quelques dosages pour lesquels la centrifugeuse nous a rendu de grands services :
i» Séparation du fer et du manganèse (analyse des bauxites), le fer est dosé à l’état de phosphate enliqueur acétique ;
2» Précipitation de l’acide phosphorique à l’état de phosphomolybdate, à froid, ou à 87°, par conséquent sans entraînement d’acide molybdique : (pesée ou détermination volumétrique ultérieures) ; 3® Détermination rigoureuse du plâtrage des vins ;
4» Dosage des sulfates par la méthode volumétrique ; séparation rapide des précipités de sulfate et de chromate de baryte ; réduction par le sulfate ferrosoammonique et titrage définitif au permanganate ;
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dans les essais commerciaux. C’est ainsi, qu’au lieu de calculer eu créatine ou en acide urique, par exemple, le pouvoir réducteur d’une urine vis-à-vis du permanganate, comme cela a été proposé, nous nous bornons à dire que l’urine de vingt-quatre heures consomme N grammes de permanganate dans les conditions que nous avons soin de préciser; N devient l’indice permanganique de l’urine. Les rapports et expriment la quantité du per¬
manganate réduit contre loo parties d’azote uréique ou d’azote total.
C'est surtout quand il s’agit de formuler le résultat obtenu pat une méthode contestée — le dosage de l’urée par le réactif hypobromique, par exemple — que la notion des indices rend un réel service. Il suffit, en effet, de remplacer en pareil cas l’énoncatiou contestée : dosage de l’urée, par la suivante : détermination de {indice uréohypobromique évalué en azote ou en urée qui ne préjuge en rien la question et met tout le monde d’accord.
C'est par application du même principe que l’on exprimera les résultats fournis par le dosage du sucre sous la rubrique indice saccharimétrique.
Ce mode d’interprétation des résultats analytiques a été préconisé par nous dans plusieurs communications (Société de Biologie, mars 1900. — Congrès de chimie appliquée, Paris, 1900. — Tribune médicale, 1900-1904-1905. — Congrès de chimie appliquée Rome, 1906).
ANALYSE MINÉRALE (procédé particulier)