CHIMIE ANALYTIQUE
un essai indirect, après addition d’un excès connu d’eau de baryte et filtration, méthode qui fournit un virage très net avec laphtaléine. Les deux résultats sont simplement exprimés eu cmc. de liqueur normale employée pour la neutralisation (Tribune médicale, décembre 1904 et janvier igoS). 'L’indice d’acidité, ainsi déterminé en dehors de toute hypothèse sur la nature réelle des éléments dosés, suffit aux besoins de la clinique.
Pour ce qui concerne l’estimation des déchets urinaires, élément des plus importants au point de vue clinique, tout essai direct étant impossible, force est de recourir à des voies détournées. La différence entre les matières organiques totales et la somme (urée + acide urique) ou (urée + composés xantho-uriques) fournit une première indication. D’autres sont également données par les déterminations de l’azote complémentaire et du soufre complémentaire qui fournissent une évaluation de certains déchets. Nous avons cru devoir insister à plusieurs reprise* sur l’importance que présente dans ce même ordre d’idées la détermination du pouvoir réducteur des urines vis-à-vis de certains réactifs, permanganate, brome, etc.
Cette évaluation et les déductions qui en découlent ont élédévéloppées par nous dans plusieurs notes et communications (Tribune médicale, 1897-1900. — Société de Biologie, mars 1900. — Congrès de chimie appliquée, Paris, 1900, Rome 1906, voir Séméiologie.)
4. — Détermination spéciale de quelques éléments Avant d’énumérer les procédés auxquels nous avons fait subir des modifications, nous nous permettrons d’insister à nouveau sur le parti que Purinologisle peut tirer de la centrifugation, comme méthode générale d'analyse qualitative et quantitative, soit pour séparer le précipité provoqué par une défécation et examiner ensuite la liqueur, soit au contraire pour recueillir rapidement et peser le précipité qui doit donner le pourcentage de tel ou tel élément c.oasüVaaat (acide urique, albumine, chlorure d’argent, sulfate de barj'te). Cette méthode introduit une telle simplification qu’elle s’impose pour les déterminations cliniques (Bulletin de la Société chimique, 1899, t. 21. — Tribune médicale, 1899. — Congrès de chimie appliquée, Paris, 1900.)