RESUME ANALYTIQUE DES PRINCIPAUX TRAVAUX
Nos «cherches peuvent se grouper sous quatre chefs: i° Anatomie pathologique;
2° Chirurgie du sympathique: pelvien et des membres; 3. Les productions osseuses post-traumatiques:
4” La radiumthérapie du cancer de l'utérus.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les tümeurs mixtes de la parotide
Les tumeurs mixtes de la parotide. Nature histologique et pathogénie. Thèse Montpellier, 1921, n° 68.
Devant le problème pathogénique et anatomopathologique des tumeurs mixtes de la parotide. Revue de Chirurgie, 1922, page 181 (avec M. le Professeur Forgue). .
Ces deux mémoires font parties des recherches entreprises depuis longtemps par le Professeur FoRgue et ses élèves, touchant un des problèmes les plus complexes de l’anatomie pathologique.
Ils ont paru a l’heure où il fallait choisir entre les théories pathogéniques embryonnaires (nodale, branchiale, des germes glandulaires embryonnaires) et une théorie nouvelle résultant des travaux de K.ROMPECHER en Allemagne, Masson, ALEZAIS et PEYRON en France, repoussant la nécessité d’inclusion primitive sur laquelle reposent les théories embryonnaires et invoquant uniquement une métaplasie épidermoïde de l’épithélium salivaire.
Cette controverse naissante donnait un intérêt particulier au travail que le Professeur FORGUE nous a inspiré; d’autant plus qu’il s’est appuyé sur les constatations de M. le Professeur VlALLETON concernant la formation du cou et le rôle topographique des arcs branchiaux et les notions de pathogénie générale que M. VlALLETON a bien voulu nous indiquer au cours des recherches que nous avons entreprises dans son laboratoire.
Nous avons tenu à étayer notre opinion uniquement sur des faits observés par nous. A cet effet, sous la direction du Professeur Massabuau, nous avons examiné vingt-deux de ces tumeurs, dont nous donnons le compté rendu de l’examen histologique et nous nous sommes attachés à établir la nature histologique des « cellules indifférentes », éléments sur lesquels en dernière analyse avaient porté toutes les discussions.
Les tumeurs mixtes de la parotide sont des tumeurs
à tissus multiples, encapsulées, et histologiquement indédendantes de la glande.
Elles sont constituées:
Par des éléments conjonctifs représentés surtout par du tissu muqueux, fibreux et cartilagineux, rarement par du tissu osseux et adipeux:
Par de nombreux éléments épithéliaux malpighiens et très rarement des formations épithéliales cylindriques.
Les cellules dites « indifférentes » remarquablement atypiques considérées comme cellules principales de ces tumeurs sont des cellules épithéliales d’origine ectodermique. Leur nature est démontrée par la présence d’amas malpighiens avec filaments unitifs, de kystes épidermoïdes, de globes épidermiques, de foyers de dégénérescence muco-hyaline, de dispositions semblables à celles des. épithéliomas à cellules basales et par les rapports de continuité histologique indiscutables que ces cellules indifférentes présentent avec ces formations. Les figures de pseudo-endothéliomes souvent rencontrées dans ces tumeurs, doivent être considérées comme des phénomènes d’infiltration des éléments épithéliaux, dans le tissu conjonctif; cette interprétation infirme la théorie conjonctive et est une preuve de plus de la nature épithéliale de ces cellules. L’ensemble forme un tissu malpighien à tendances évolutives très variées ne présentant
sans subordination de l’un à l’autre, sans prépondérance d’un tissu. Ces tumeurs sont donc essentiellement conjonctivo-epithehales.
Sur ces bases anatomiques, nous avons étudié la pathogénie de ces tumeurs.
Deux notions peuvent être considérées comme acquises et présentent la valeur d’un fait démontré:
i 0 Ces tumeurs ne dérivent pas des épithéliums salivaires adultes, en raison de leur structure et de l’absence de continuité de leurs éléments avec ceux de la parotide.
2 ° Ce sont des tumeurs d’origine embryogénique, des dysembryomes. Elles représentent le résultat d’une inclusion.
Trois hypothèses essaient de déterminer les éléments inclus et l’époque de ce vice de développement: les théories nodale et blastomérique, la théorie branchiale, la théorie des germes glandulaires embryonnaires.
Une inclusion nodale ou blastomérique nous paraît trop précoce pour donner des dysembryomes aussi simples que les tumeurs mixtes parasalivaires. Elle répond aux tumeurs tératoïdes.
Une inclusion branchiale ne concorde pas avec la notion actuelle de l’appareil branchial chez l’homme.
Une inclusion de germes glandulaires embryonnaires, foyers de cellules inutilisées du bourgeon ectodermique qui donne naissance aux glandes salivaires, nous paraît être jusqu’à maintenant la théorie la plus acceptable, donnant aux tumeurs mixtes parotidiennes la valeur d’un accident dans le développement d’une région. Cette théorie explique la présence, la multiplicité et les tendances des tissus constitutifs et donne à ces tumeurs une
place déterminée par leur complexité, dans la classification générale des dysembryomes.
En somme, en 1921, nous sommes resté attaché à la théorie déjà ancienne de PITANCE (1897), reprise et rajeunie par WlLMS et LecÈNE pour les tumeurs mixtes de la mamelle; l’avenir nous dira si ces théories embryonnaires doivent être abandonnées au profit des théories basées sur les métaplasies, renversant ainsi la vieille notion de l’inclusion depuis CONHEIM jusqu’à
Letulle.
Nous nous sommes efforcés de bien démontrer ce qui
Les névromes sympathiques de l'ovaire
DANS L'OVARITE SCLÉRO-KYSTIQUE
Mémoire d’agrégation, Paris 1926
Communication à l’Académie de Médecine (rapportée par le professeur J.-L. Faure), séance du 16 mars 1926. Bulletins de l'Académie de Médecine, année 1926, p. 295.
Ces travaux condensent le résultat de nos recherches anatomiques, au laboratoire d’anatomie pathologique (Professeur GRYNFELTT) et cliniques, dans le service du Professeur FORGUE, sur la dégénérescence sclérokystique des ovaires.
Ils ont été la continuation de travaux faits par le Professeur Forgue et ses élèves qui m’ont précédés dans son service, (L’ovaire à petits kystes. Forgue et MASSA- BUAU, 1910), et qui ont mis au point la nature des lésions histologiques de l’ovaire à petits kystes, le mécanisme de production de ces troubles anatomiques, le rôle que joue ces ovaires au point de vue clinique en pathologie pelvienne.
Le point de départ de nos recherches
Frappé d’une part par la disproportion qui existe entre l’intensité des phénomènes douloureux dans la sphère génitale, le retentissement sur tout l’organisme et le peu de lésion de l’ovaire à petits kystes; par l’existence d’une dégénérescence scléro-kystique des ovaires de même aspect anatomique sans manifestation doulou-
Nos recherches
Elles ont porté pendant deux années sur un grand nombre d'ovaires scléro-kystiques. Nous avons employé toutes les colorations électives; nous n’avons d’abord pas eu de résultats tant que nos recherches ont porté sur le parenchyme ovarien.
A ce niveau nous n’avons pas trouvé d’hyperplasie nerveuse et nous croyons qu’il n’y en a pas. A proximité ou au contact des follicules kystiques ou des corps jaunes, on trouve des vaisseaux oblitérés qui, par leur
. C’est dans le hile ou à la limite de la région du pédicule et du stroma ovarien, que nous avons pu mettre en évidence l’existence de névromes, dont certains sont très volumineux, dans des ovaires scléro-kystiques, s’accompagnant de troubles fonctionnels importants, ayant nécessité une castration.
Ces névromes se présentent comme des amas de fibres nerveuses, ayant perdu le caractère de filet nerveux, par leur volume, l’intrication de leurs fibres, l’ordination très complexe de leurs éléments; ils sont disposés par groupe, en rapports étroits avec les vaisseaux sanguins, eux-mêmes atteints d’endopérivascularite.
L’identification et les caractères anormaux de ces formations nerveuses, ont été étudiées par les colorations appropriées et l’examen à un fort grossissement;
On y voit un enchevêtrement des fibres disposés en ondulations caractéristiques prenant par endroits une disposition très embrouillée. On se rend ainsi compte de l’hyperplasie nerveuse arrivant à prendre en certains points la disposition d’une véritable tumeur; il s’agit bien de névrome.
Enfin, une coloration au Mallory, montre les gaines de Schwann coupées, par endroits, transversalement, sous forme de sections dè tubes juxtaposés. La lumière de ces tubes est occupée par la section de cylindraxe.
çoit le début de désorganisation nerveuse avant la tèrmaison des nerfs. Les figures VII et VIII montrent un paquet vasculo-nerveux où le nerf (l’artère et la veine servant de terme de comparaison), est déjà augmenté de volume. De plus, l’intrication des tubes, leur nombre dans la coupe, suffisent à montrer l’hyperplasie nerveuse à son début, sur une coupe qui n’est point tangentielle.
Nous n’en avons pas trouvé.
Il s’agit plus d’une lésion anatomique du sympathique que de l’ovaire lui-même et cette lésion explique les particularités des manifestations cliniques que présentent ces maladies: ce sont des troubles du système neurovégétatif.
On peut considérer ces névromes comme une lésion
Les conséquences thérapeutiques . — Justification de la chirurgie conservatrice dans le traitement du syndrome de dégénérescence scléro-kystique des ovaires .
Nous ne pouvons mieux faire que transcrire l’opinion des auteurs, qui se sont occupés de cette chirurgie toute récente du sympathique pelvien, sur les névromes sympathiques de l’ovaire scléro-kystique :
Professeur Forgue. (La Douleur des viscères. Journées médicales de Montpellier, novembre 1926).
Depuis plus de vingt cinq ans, j'ai poursuivi, dans mon service, des recherches sur les lésions des ovaires scléro-kystiquès et sur leur correspondance avec les troubles douloureux qu'elles
... Continuant ces travaux, ROUX vient d'apporter récemment une importante contribution à l'explication de ce paradoxe.
Cliniquement, il est hors de doute qu’il y a des syndromes de névralgie de la sphère génitale avec troubles sympacothoniques, qui paraissent relever d’altérations du système nerveux végétatif du petit bassin. Histologiquement, il semble bien que certains ovaires, répondant exactement au type classique scléro-kystique, montrent des lésions des filets sympathiques caractérisées, selon lés constatations de ROUX, par la présence de névromes plus ou
Professeur Leriche (de Strasbourg). (De la part
de la chirurgie du sympathique en gynécologie. Annales [, Hive
Tumeur du fémur a éléments géants Amputation haute
Récidive in situ et généralisation en deux mois