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I. - HYGIEIVE

Réforme des services d'inspection sanitaire vétérinaire de la ville de Paris et du département de la Seine (106).

(Brochure in-4" de 100 pages, avee 3 cartes coloriées.)

Cette réforme fut votée, sans discussion, le 29 décembre 1894, et mise en vigueur à partir du 1“' janvier 1895.

Avant d’en indiquer les points essentiels, il convient de faire connaître l’état de choses qui a motivé mon intervention et décidé les diverses commissions départementale et municipale à me suivre.

Jusqu’à cette époque, (les services sanitaires, au nombre de trois, et rattachés à trois bureaux différents de la Préfecture de police, se partageaient 1 inspection des épizooties (tant sur le département que sur le marché de la Villette), ainsi que l’inspection des viandes dans Paris et dans la banlieue) Sous le rapport des attributions, loin d’être nettement délimités, ils se confondaient parfois, et de leur autonomie complété était née leur rivalité, ainsi que de fréquents désaccords. D’où grandes pertes de temps et d’efforts pour tout le monde, sans résultats satisfaisants pour le bien général. Ainsi : défaut de méthode, mauvaise utilisation des forces vives, énervement du personnel, confusion des attributions, sources de conflits, vague des responsabilités, absence de pensée directrice, parcimonie des traitements, tels étaient les inconvénients auxquels il fallait remédier. — Seules, des mesures capables de rendre la surveillance éclairée, vigilante, active, rapide, générale, permanente, uniforme, sévère et indépendante, pouvaient rendre l’inspection efficace sans entraver les transactions commerciales, ni la liberté des consommateurs ; de plus, cette inspection devait être aussi légère que possible aux contribuables, sans peser trop lourdement sur ceux qu’elle a mission de surveiller.

Pour la rendre telle, il fallait, avant tout, réaliser vis-à-vis du personnel l’unité de direction sans laquelle il ne saurait y avoir d’uniformité dans les mesures arrêtées, de rapidité dans leur exécution,

d’égalité dans leur application. —11 fallait absolument aussi supprimer les obstacles administratifs de nature à gêner les relations qui doivent exister entre le chef de service, qui propose, et le Préfet ou le Secrétaire général, qui décide. — En matière de services techniques, on demande h bon droit que la direction administrative soit confiée

— sous un contrôle supérieur aussi rapproché que possible du Préfet

— à des techniciens expérimentés, à des spécialistes plus aptes à l’exercer avec compétence dans la juste mesure qui convient aux cas souvent si délicats, si compliqués, de la pratique courante. — En outre, il était indispensable d’adopter une répartition plus intelligente du personnel, de façon à obtenir économiquement la plus grande somme de services. On peut arriver avec moins de monde à. une meilleure utilisation, si l’on a une connaissance exacte des besoins et le souci d’éviter à chacun les pertes de temps et de forces qui se produisent si facilement avec une organisation vicieuse. — Enfin, ce personnel devait être à la hauteur de sa têclie,-dévoué i ses fonctions, intéressé à servir avec zèle. 11 fallait que le mode de recrutement en révélât les capacités ; qu’une responsabilité constante stimulât son . initiative, lui donnât la notion exacte de ses devoirs ; que la sanction des règlements et des chefs répondît de son énergie, de sa fermeté dans l’application des mesures qui lui incombent ; qu’une rémunération suffisante, un avancement progressif vinssent le soustraire aux préoccupations de l’avenir ; qu’une indépendance absolue fât la garantie de son impartialité et de sa justice.

Tous ces (ksiderata pouvaient être comblés : t° en fusionnant les attributions des trois services actuels et en en plaçant les agents sous les ordres d’un chef unique relevant directement du Préfet ou du Secrétariat général ; 2“ en rétribuant davantage les emplois tout en réduisant leur nombre et, en particulier, celui des grades inférieurs; 3“ en instituant des circonscriptions territoriales d’inspection, spécialement attribuées à des inspecteurs déterminés ; 4” en interdisant â ceux-ci, d’une manière absolue et sous quelque forme que ce fût, l’exercice de la pratique vétérinaire, de la maréchalerie et, en général, de toutes les professions plus ou moins directement placées sous leur

surveillance ; 5" en supprimant l’expertise en cas de saisie contestée et en la remplaçant par une enquête immédiate faite par les soins du chef de service ou de son délégué.

De la sorte, il me semblait qu’on pouvait réaliser l’indépendance administrative réclamée, substituer les responsabilités individuelles aux responsabilités collectives, attirer dans le futur service les sujets d’élite de la profession vétérinaire, doter les populations d’une inspection locale qu’elles pourraient connaître, mieux utiliser et au besoin surveiller, enfin disposer d’un service sérieux, bien recruté, capable, indépendant, vigilant, sévère, qui agirait d’une façon, uniforme et serait pour l’Administration, le commerce et l’hygiène publique une source d’informations des plus profitables.

C’est d’après ces principes, — depuis longtemps soutenus par notre savant confrère M. Leblanc, tant à la Préfecture de police qu’au Comité des Épizooties, — que j’ai conçu la nouvelle organisation, en m’efforçant de donner satisfaction à toutes les exigences qui précèdent, comme aussi d’éviter les critiques que j’avais dû adresser à l’état de choses ancien.

Réorganisation du service d’inspection des établissements classés {IIS).

(Brochure in-4" de 132 pages, avec trois cartes coloriées.)

A la date du 8 juillet 1895, le Conseil général invitait M. le Préfet de police à constituer une Commission administrative chargée de rechercher les causes des mauvaises odeurs de la région parisienne, d’étudier les moyens généraux de les combattre, et de préparer un projet de réoi^anisation du service d’inspection des établissements classés.

Cette Commission, composée de MM. lîarrier, Panl Eacudier, Landrin, Laurent-Cély, élus par le Conseil général, et de MM. Armand Gautier, Le Itoy des Barres, du Mesnil, Nivard, lüclie, nommés par le Préfet de police, s’est occupée d’examiner, entre autres questions, quelles améliorations le service d’inspection des

établissements classés pouvait subir en vue de rendre plus efficace la surveillance qui lui incombe.

Elle m’a confié, à cet effet, la mission de lui soumettre un projet de réorganisation qui, en présence de M. le Préfet de police, a été longuement discuté rpa elle, au point de vue technique. Ce projet, déposé sur la tribune du Conseil général le 14 novembre 1896, a été voté au commencement de l’année suivante.

L’ancienne organisation était vicieuse en ce qu’elle méconnaissait les aptitudes, ne favorisait pas l’esprit d’initiative et d’émulation, ne savait pas hiérarchiser les fonctions, mesurer les efforts à la valeur des besoins, répartir équitablement le travail; — en ce qu’elle était trop lourde pour le personnel existant, mal informée, imparfaitement documentée, au - gré du public et des corps élus ; — en ce qu’elle n’assurait pas une surveillance efficace, une répression rapide des infractions commises, n’offrait pas aux intéressés des garanties suffisantes d’impartialité.

Le nouveau projet que j’ai élaboré et fait adopter a remédié à la plupart de ces imperfections. En voici les conclusions :

1* Abréger la durée de l’instruction relative aux demandes d’autorisation; obtenir l’action simultanée des divers rouages administratifs ; éviter de provoquer des consultations faisant double emploi ; inviter les Commissions d’hygiene a répondre dans un délai fixé par la lettre les saisissant de l’alfaire; fixer plus exactement l’état des lieux, les conditions d’exploitation et tes changements survenant dans l’industrie, en exigeant des vérifications de plans plus sévères, des rapports plus détaillés, plus exacts, mieux contrôlés ;

2" Réprimer plus sévèrement toutes les infractions aux arrêtés d’autorisation ; appliquer les pénalités édictées contre la récidive ; accuser réception aux intéressés des réclamations ou des plaintes adressées à l’Administration ; indiquer quelle

3» Exiger, pour les établissements de t'“ classe, l’apposition d’affiches nom-

public, qui am-aient été une première fois reconnues non fondées par l’inspecteur compétent ; de centraliser chaque semaine les rapports des inspecteurs et de régler avec eux le travail ultérieur ; de fournir chaque année un rapport destiné au

9“ Charger l'inspecteur principal adjoint de suppléer, d’une manière générale, l'inspecteur principal empêché ou absent, et de remplacer au besoin un

Lui donner plus spécialement mission d’assister l’inspecteur principal dans le contrôle du travail des inspecteurs, la centralisation des rapports hebdomadaires de ceux-ci, l'examen des réclamations des industriels et des plaintes du public ; d’assurer l’établissement des statistiques et des cartes mentionnées au précédent paragraphe ; de surveiller le travail du commis aux écritures ;

iif

16° Régler l’a-vancement dans les proportions suivantes : deux tiers au choix,un tiers k l’aneiennetè ;

17° Établir des classes dans les traitements et majorer ceux-ci, ainsi que les indemnités de déplacement, en proportion de la surcharge de travail et do frais imposée par la présente réorganisation.

Sur l’inspection sanitaire des viandes de boucherie (05 et 77).

Dans cette étude, je me suis appliqué à appeler l’attention des vétérinaires sur une série de questions relatives li une inspection dont l’importance augmentait sans cesse, par l’intérêt croissant qu’y apportaient les municipalités; mon but était, en outre, de provoquer, parmi un certain nombre de confrères intéressés, un mouvement défensif que justifiaient alors quelques tentatives de nature à compromettre gravement pour eux la sécurité du lendemain. — J’ai été ainsi conduit à reconnaître la nécessité : 1° de substituer aux vétérinaires exerçants des vétérinaires spéciaux, au moins dans toutes les localités un peu importantes; 2°de procéder au choix de ces inspec- ■ teurs par la voie du concours ; 3° d’obtenir des municipalités l’engagement ferme de ne révoquer les titulaires que dans des cas graves formellement stipulés ; 4° d’exiger, en retour, de la part des candidats des garanties de séjour ou tout au moins une indemnité compensatrice destinée à couvrir les frais du nouveau concours que leur départ anticipé rendrait obligatoire; 5° d’étendre l’inspection des viandes i toutes les autres denrées alimentaires ; 6° de s’opposer à l’envahissement de l’inspection parisienne, véritable école préparatoire de l’inspection de province, par le Laboratoire municipal ; 7° enfin, de pousser le plus possible 1 enseignement officiel dans la voie d'"ne préparation sérieuse des élèves aux diverses exigences de l’inspection des denrées alimentaires.

J’ai eu, depuis, le plaisir de constater que la plupart de ces desiderata avaient reçu satisfaction.

CondlHons à réaliser pour généraliser et unifier l'inspection des mandes dans les abattoirs publics, les tueries particulières et les établissements de préparation et de vente (134).

Il s’agit d’un rapport que j’ai présenté au X’ Congrès inlernational ihygiène et de démographie, tenu k Paris en 1900, et dont les conclusions ci-après ont été adoptées :

1" Le Congrès appelle l’attention des gouvernements sur la nécessité de rendre, par la loi, l'inspection des viandes générale, obligatoire et uniforme dans chaque

premières, les procédés de préparation ou de fabrication, l’état et la nature du matériel, etc., y sont convenablement exécutées.

Conditions à imposer aux tueries de volailles et aux pigeonneries en particulier (117).

Le Conseil tChygiitie publique et de salubrité du déparlement de la Seine, qui m’avait confié l’étude de cette industrie, a bien voulu adopter les conclusions suivantes du rapport que j’ai eu l’honneur de lui présenter :

1“ Paver les cours intérieures de ces établissements et les jointoyer au ciment sur toute leur surface ; 2" cimenter les sols des pigeonneries, tueries, plumeries, et les disposer en pente pour le facile écoulement des liquides à l’égout ; 3« hourder plein et plafonner les planchers hauts de ces locaux; en cimenter les murs’

jusqu’à l'égout; 8” ménager pour l’aération, derrière les commodes, un intervalle de 10 centimètres si celles-ci sont appliquées contre les murs de la pîgeonnerie, ou de 20 centimètres si elles sont adossées sur deux rangs vers le centre de la pièce ; 9“ maintenir avec soin en parfait état d’entretien et de propreté le fond des tiroirs, les cuvettes, les rigoles, les descendants, les ruisseaux et les sols, au moyen d’abondants lavages désodorisants matin et soir; 10» enlever tous les matins le

Conditions à prescrire aux établissements qui pratiquent l’engraissement des volailles (133).

Chargé par M. le Préfet de police de le renseiguer sur les établissements dans lesquels on pratique l’élevage et l’engraissement d’un grand nombre de volailles, tant dans des locaux défectueux, encombrés, que dans des parcs nus, restreints, à l’aide d’une alimentation artificielle formée en grande partie de débris cadavériques en voie de putréfaction, j’ai conclu que ces établissements offraient, au premier chef, toutes les conditions d’incommodité et d'insalubrité qui ont été visées par le décret de classement du 31 mai 1833. — J’ai, en conséquence, pour remédier à ces inconvénients, conseillé de prescrire l’imperméabilisation des sols, des murs, des cages, des auges; l’in-

terdiction de nourrir les volailles avec des matières animales en putréfaction; l’obligation d’écouler soutcrrainement à l’égout les eaux de lavages, d’enlever tous les jours les vidanges et déchets des volailles tuées, ainsi que les fumiers; d’avoir de l’eau en abondance pour de fréquents lavages des poulaillers et des cours; la limilation du nombre des sujets suivant l’état du voisinage, etc.

Conditions générales (ïautorisation à imposer aux porcheries [12T).

Consulté par M. le Préfet de police au sujet des conditions générales qu’il y aurait lieu d’imposer aux porcheries, afin d’uniformiser les mesures applicables à ces sortes d’établissements, dont le nombre s’accroît sur certains points de la banlieue parisienne, j’ai proposé au Conseil ihygiène publique et de salubrité du département de la Seine les conclusions suivantes qu’il a adoptées :

Abticle pbemier. — Recliercher pour l'emplacement de la porcherie un terrain pourvu d’une concession d’eau abondante, isolé par des jardins ou terrains non bâtis des habitations voisines et situé â proximité de l’égout publie, afin de pou-

murs et les cloisons séparatives des loges sur toute leur hauteur, hourder le chevronnage et l’enduire en plâtre.

Si, par exception, les toits sont surmontés de locaux habités, leur plahoher haut

dre de graisses dans l’établissement.

Conditions à imposer aux soi-disant vacheries en plein air {118).

Quelques nourrisseurs de la banlieue parisienne, essayant de se soustraire à, la surveillance administrative, alléguaient qu’on n’était pas fondé à soumettre leurs établissements au classement légal, sous prétexte que leurs vaches étaient entretenues en permanence sur des terrains de pâture loués par eux à l’autorité militaire dans la zone des fortidcafions. Saisi de la question par M. le Préfet de police, j’ai soutenu que si, pour un nourrisseur, le fait de conduire ses bêtes à

l’herbage et de les y laisser pendant une partie plus ou moins longue de la journée peut être encouragé au nom de l’hygiène quand la pâture offre une étendue suffisante et se trouve éloignée des habitations, il n’en découle nullement pourtant que l’étable, le hangar où l'on abrite, trait et nourrit les animaux, que les locaux, les vases où l’on conserve et manipule le lait, que les greniers où l’on remise les fourrages doivent être exonérés des mesures de salubrité prises en application du décret du 15 octobre 1810.

J’ai, en conséquence, proposé d’assimiler purement et simplement ces soi-disant vacheries en plein air aux vacheries ordinaires, et de mettre les exploitants en demeure d’obtenir l’autorisation légale. Ces conclusions ont été adoptées par le Conseil d’hygiène publique el de salubrité de la Seine, ainsi que parla Préfecture de police.

Les eaux d’égout de Paris et de sa banlieue. — Procédés les plus économiques de les rendre inoffensives en les utilisant (102).

J’ai rédigé ce « Mémoire au Conseil général de la Seine » en vue de faire obstacle aux irrigations d’eau d’égout que l’assemblée départementale, d’accord avec l’administration préfectorale, avait résolu de pratiquer sur les terrains perméables de la plaine de Créteil. Bien que très partisan de l’épuration agricole des eaux d’égout, j’estimais qu’il n’était pas sans danger, au point de vue de l’hygiène publique, de l’entreprendre en amont des agglomérations, et j’avais acquis la conviction que la ville de Paris et le département, associés en cette affaire, ne trouveraient pas d’un seul tenant les surfaces considérables qui leur étaient nécessaires pour la mener k bien. Supputant les frais énormes, les difficultés matérielles de toutes sortes, qu’imposerait la mise à exécution du projet des champs d’épuration et des usines de refoulement multiples, les résistances des populations, les conditions économiques mêmes auxquelles il se heurterait, j’avais, dans ce mémoire, proposé de renoncer à l'opération déjà commencée et de s’y livrer sur une région incomparablement plus favorable, essentiellement agricole, la plaine de Beauce. Là, des surfaces im-

menses, perméables, souvent arides, offraient les moyens d’épandre, non d’une façon intensive et à titre onéreux comme sur les alluvions riveraines de la Seine, mais à la demande de la grande culture qui achèterait les eaux fertilisantes. L’administration préfectorale, après bien des résistances, a fait dresser un avant-projet technique et financier tendant à la mise à exécution de cette idée. Cette étude a montré qu’il fallait élever les eaux à 100 mètres pour les porter sur le plateau de Beauce ; d’où des frais considérables. Mais elle n’a pas tenu compte des ressources créées par la vente des eaux, ni de la réduction des frais généraux importants et nombreux résultant de la concentration sur trois points seulement du personnel et des organes nécessaires. En réalité, mon projet a échoué, parce qu’il venait dix ans trop tard et qu’on était déjà engagé à fond sur un autre avec lequel, bon gré, mal gré, il faudra tâcher de vivre.

Nécessité de réglementer et de snneiller la pratique de l'épandage agricole des eaux d’égout, à proximité des propriétés bâties (112).

Le Conseil d'hygiène, publique et de salubrité de la Seine, auquel j’avais présenté ce travail, l’a soumis à l’examen d’une commission qui m’a confié le soin de le rapporter et en a accepté, ainsi que le Conseil, les conclusions essentielles.

Voici ces conclusions ; t* désigner une commission permanente de surveillance chargée de contrôler, au point de vue de la salubrité, les irrigations pratiquées dans la plaine de Créteil; 2* ajouter aux prescriptions déjà établies pour la plaine de Gennevilliers, par le décret du ■23 février 1893 : a) l’obligation pour les maraîchers d’assurer le nivellement convenable de leurs terrains, ainsi que le bon état d’entretien des fossés et des rigoles servant à l’adduction des eaux ; b) la surveillance, par la commission permanente de contrôle, des puits situés sur les territoires soumis à l’épandage; c) la défense de se livrer au colmatage du sol pendant la saison chaude ; i) la défense d’épandre à moins de 100 mètres des agglomérations- En outre, le Conseil a exprimé le vœu ; 1" qu’il soit interdit de déverser dans les

égouts des eaux industrielles dont la température sera supérieure à 20", sauf pendant les mois de juin, juillet et août, où cette température ne devra pas excéder 30° ; 2° qu’il soit établi des réservoirs de chasse dans les égouts dont les eaux ont été captées pour être soumises à l’épuration agricole.

Au sujet des conditions à imposer aux compagnies de vidanges qui pratiquent l’dpandage de leurs eaux résiduaires (116).

Les plaintes dirigées contre ces établissements ne visent pas tant l’infection de la nappe souterraine que les mauvaises odeurs provenant des surfaces irriguées. La difficulté à résoudre consiste donc à déterminer le procédé d’épuration qui satisfait le mieux à toutes les exigences de la pratique. — Dans ce but, j’ai proposé au Conseil cChygiène et de salubrité de la Seine de prescrire : 1° la transformation, en tourteaux solides, par expression dans des filtres-presses, des résidus boueux qui se déposent, des liquides sortant des appareils distillatoires; 2° l’épuration agricole des eaux résiduaires sortant des filtres-presses, avec obligation, avant le départ de l’usine, de diluer ces eaux, de telle sorte que leur teneur en azote n’excèdé point celle des eaux d’égout employées pour la culture, les exploitants devant justifier qu’ils disposent de surfaces agricoles toujours bien irriguées et bien cultivées ; 3° l’obligation de détruire par la combustion, après réfrigération et condensation préalables, tous les résidus gazeux qui n’auront pu être fixés par l’acide sulfurique ; 4° l’obligation de traiter en vases clos toutes les matières de vidange, depuis leur arrivée h l’usine jusqu’à leur sortie comme eaux résiduaires. —Sur le rapport de mes savants collègues, MM. les professeurs Schloesing et Riche, les dispositions principales de mes conclusions ont été adoptées, sauf celles concernant la dilution des eaux résiduelles et la culture des terrains irrigués.

Sur les proprUte’s alimentaires de la vesse-de-loup gigantesque (S).

A l’époque où j’ai communiqué les résultats d’expériences personnelles faites sur ce point, le lycoperdon giganleum (D. C.) était encore considéré par beaucoup de personnes comme un des champignons les plus dangereux. — J’ai voulu démontrer une fois de plus son innocuité et ses propriétés alimentaires pour l’homme et pour les animaux quand on prend soin de le récolter et de le consommer dans des conditions satisfaisantes.

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