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APPAREILS ET ORGANES. DIVERS

Des sarcoïdes sous-cutanées. — Contribution à l’étude des tuberculides ou tuberculoses atténuées de l’hypoderme. — En. collaboration avec J. Darier. Archives de Médecine expérimentale et d’Anatomie pathologique , n° 1, janvier 1906, p. 1.

forme relativement rare de tumeurs bénignes multiples, à siège hypodermique, dures et souvent indolentes, apparaissant d’ordinaire insidieusement et évoluant lentement sur une région quelconque du tronc ou des membres,, notablement plus fréquentes dans le sexe féminin. Leur caractère le plus spécial est fourni par leur structure histologique qui est très analogue et 'presque identique à celle des .tissus tuberculeux; mais on n’y rencontre pas de bacilles de Koch et l’inoculation aux animaux donne un résultat négatif. Si donc ces néoplasies sont bien de nature tuberculeuse, il faut admettre qu’il s’agit d’une tuberculose atténuée et ou doit les classer dans le groupe qu’en dermatologie on appelle les tuberculides.

Ces tumeurs diffèrent très nettement, du point de vue clinique, des sarcoïdes de Bœck. Elles ont, par contre, une évolution et une constitution- histologique tout à fait analogues.

Leur début est insidieux; tantôt isolées, tantôt réunies en cordons ou en placards, leur volume varie d’un grain de plomb à une grosse noix. Elles évoluent très lentement sans tendance à l’extension indéfinie, à la généralisation, ou à l’ulcération spontanée, sans influencer l’état général des malades ; en un mot elles ont les attributs symptomatiques des tumeurs bénignes.

Comme la clinique le fait déjà prévoir, la tumeur est quelquefois bien circonscrite, mais d’ordinaire plus ou moins adhérente aux tissus voisins, quelquefois même diffuse et en tout cas difficilement énuçléable. Son tissu est grisâtre, fibreux, ou même très résistant et scléreux ; à la coupe, il paraît se continuer avec des travées interlobulaires

Sur les coupes examinées à un faible grossissement, on voit que la néoplasie siège principalement dans 1- hypoderme ; qu’elle envoie des prolongements dans diffé-

cylindroïdes accompagnant les vaisseaux et englobant les glomérules sudoripares et leur canal:; qu’elle s’insinue sur les côtés et en bas dans les travées conjonctives intralobulaires devenues scléreuses, et dans les lobules adipeux auxquels elle tend à se

La masse principale,du néoplasme est formée d’un amas cellulaire tantôt étendu, apparaissant sur la coupe sous forme de nappe, tantôt congloméré en petits amas ou nodules infiltrés dans les lobules adipeux.

En somme, l’architecture générale du tissu cellulo-adipeux est conservée, mais dans ce tissu la néoplasie s’est infiltrée, sous forme soit de petits nodules, soit de nodules plus gros remplaçant presque totalement les cellules adipeuses ou se substituant complètement au tissu primitif.

Les éléments constituants de la néoplasie sont de trois ordres

1° Des cellules épithélioïdes, qui sont en majorité; elles ont un grand noyau ovalaire faiblement colorable ; un corps cellulaire irrégulier, polygonal, fusiforme, muni parfois de prolongements.; un protôplasma ;granuleux plus ou moins acidophile, quelquefois vitreux ou au contraire spongieux; elles sont souvent manifestement dégénérées, et dans ce cas leur noyau est très pâle, leur limite est peu nette; elles semblent parfois s’agglomérer ou confluer pour constituer des cellules géantes;

2° Des cellules géantes d’abondance très variable, extrêmement nombreuses en certains points, ailleurs clairsemées, ou absentes ; leur dimension varie du double d’une cellule épithélioïde ordinaire à un volume vingt à trente fois supérieur; les

ils sont disposés sans ordre ;

3 Ô Des lymphocytes qui souvent se groupent en amas sur les bords, ou en couronne autour des cellules épithélioïdes.

Comme on le voit, ces éléments sont précisément ceux qui entrent dans la consti-

Notre attention a été en outre attirée par les diverses modalités que peut présenter Vinflammation chronique du tissu adipeux. On sait en effet que la présence d’amas épithélioïdes ne suffit pas à caractériser la nature tuberculeuse d’un processus qui se développe dans le tissu adipeux. Les travaux de Flemming, de Czajewitz, de Marchand, etc., ont montré qu’au contact d’un foyer inflammatoire ou de nécrose, on pouvait voir une transformation de la cellule adipeuse en cellule géante ou en cellule épithélioïde.

En résumé, dans les sarcoïdes sous-cutanées, il s’agit d’une néoplasie composée, pour une part d’altérations inflammatoires du tissu adipeux, et pour une part de tissu

l’Hospice Paul Brousse, l’étude des broncho-pneumonies :séniles. Cette étude, basée

sénile, la broncho-pneumonie occupé une place beaucoup plus importante que ne l’admettent généralement les auteurs classiques. Elle nous a;conduits ensuite à isoler, dans le groupe des broncho-pneumonies séniles, un typé spécial, infarctoïde dont nous avons défini les caractères morphologiques et pathogéniques.

De l’ensemble des constatations anatomiques que nous avons faites ressortent les faits dominants qui suivent :

1° Chez le vieillard les lésions de la broncho-pneumonie revêtent souvent, tant au point de vue macroscopique qu’histologique, les caractères de l’infarctus pulmonaire infecté;

2° L’examen minutieux et systématique des vaisseaux dans le voisinage des zones pulmonaires altérées montre l’existence de lésions artérielles importantes : thromboses partielles ou totales. :

hépatisatii

jeune reperméabilisé par-un' ou deux néo-capillaires.

Nous avons précisément insisté sur ce que cés thromboses se présentaient souvent à un stade d’organisation conjonctive avancée; leur place chronologique, leur moment d’apparition, par rapport aux lésions pulmonaires, ne fait donc aucun doute :

matoire du parenchyme et il .est impossible de faire de l’hépatisation la cause de l’oblitération vasculaire.

Quant aux thromboses anatomiquement plus récentes, celles où ■ la lumière vasculaire est comblée seulement par un caillot fibrinô-léucocÿtâire, nous ne pensons pas davantage qu’on puisse les interpréter comme secondaires à la lésioh inflamma-

ur préparer le te

onstaté que des thromboses partielles, mais qui pourtant sont capables, par les troubles circulatoires qu’elles entraînent, de créer un terrain favorable au développement de lésions inflammatoires.

Cette notion d’oblitérations vasculaires, partielles ou totales, précédant l’éclo-

Le vieillard, en effet, qui paie un si lourd tribut à l’infection broncho-pulmonaire^ présente aussi de fréquentes lésions vasculaires, qui ne sont pas d’ailleurs uniquement localisées au poumon, mais qui siègent là, comme dans d’autres organes : rein, cœur, rate, cerveau. La syphilis, la tuberculose, J’artério-sclérose déterminent

Introduction à l’étude histo-pathologique d

boratio

meuille. i

se Médicale, n<> 10, 1« fé-

La lecture des coupes de poumon pathologique paraît entourée de difficultés spéciales, si l’on en juge par l’embarras dans lequel elles mettent souvent les débutants et même les médecins qui n’ont à faire d’anatomie pathologique que d’une façon occasionnelle.

Cela vient peut-être de ce que, pour l’interprétation de ces coupes, l’esprit de l’observateur se reporte trop volontiers à la classification nosographique, et cherche à trouver un ensemble de lésions caractéristiques d’üné maladie déterminée au lieu d’analyser les transformations que la maladie a fait subir à chaque élément histologique du poumon. Cette tendance, faite pour avoir dès l’abord une idée d’ensemble, pour juger par intuition en quelque sorte, est aussi dangereuse en anatomie pathologique qu’elle le serait en clinique.

Le clinicien, aussi bien le clinicien expérimenté' que le débutant, analyse systématiquement les différents signes perçus et en discute la valeur, avant de poser les conclusions auxquelles ces constatations l’amènent. L’histologiste doit faire de même. Il doit laisser s’estomper les notions acquises lors de l’étude synthétique des maladies et examiner analytiquement les altérations que peuvent présenter chacune des différentes parties constituantes du poumon : alvéoles pulmonaires, conduits

ns jugé utile de grouper dan

Infarctus, anévrismes et ruptures du cœur; leur fréquence chez le vieillard. En collaboration avec P. Ameuille. Société médicale des Hôpitaux, 13 mai 1910, pi 47.

Nous avons montré, dans cette communication, que l’infarctus du myocarde est chez le vieillard une lésion fréquente, beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit généralement. Il y a lieu d’en tenir compte en clinique, et de le rechercher à l’autopsie d’une façon méthodique, sous peine de le méconnaître. Si l’on se contente des incisions classiques du cœur, on risque de passer à côté de ces lésions, qui apparaissent au contraire évidentes sur la série des coupes transversales étagées de la base à la pointe.

Recherche du faisceau de His à l’autopsie. En collaboration avec P. Ameuille.

Riforma medical n» 17, 1910.

La biopsie et ses applications à la pratique médico-chirurgicale. Journal médical français, 16 juillet 1913.

Procédé clinique pour le dosage des liquides pleurétiques et péritonéaux. En collaboration avec E. Peyre. Société de.Biologie, 31 juillet 1920, p. 1200.

Diagnostic histologique et histo-bactériologique de la syphilis. En collaboration avec R. Leroux. Journal médical français, n° 8, août 1923.

Technique des autopsies et des recherches anatomo-pathologiques à l’amphithéâtre.

En collaboration avec P. Ameuille. Un volume de 432 pages avec 137 figures

et 4 planohes hors texte. Doin, édit., Paris, 1909.

Ce livre a- été rédigé essentiellement en vue de l’enseignement et s’adresse aux étudiants, stagiaires ou externes qui débutent dans la pratique des autopsies.

Dans les cours complémentaires d’autopsie que j’ai organisés à la Faculté, j’avais pu constater combien il était difficile de donner aux élèves, les notions indispensables pour leur permettre de faire eux-mêmes, convenablement une

J’avais auparavant, avec mon collègue P. Ameuille, cherché à simplifier

assistaient nos élèves, — trop courtes et trop rares, étant donné le grand nombre des élèves de la Faculté de médecine de Paris — ne me permettaient de leur donner que des indications sommaires, et plusieurs d’entre eux nous deman-f daient où ils pourraient trouver développée la technique qu’on venait de leur

C’est donc parce que nous nous sommes rendu compte que ce livre répondait à un besoin que nous l’avons écrit.

Les nombreux dessins qui en forment l’illustration ont tous été exécutés sous nos yeux, d’après des croquis ou des photographies prises à l’amphithéâtre ou au laboratoire ; leurs légendes ont été très détaillées, afin de permettre à qui voudra de nous suivre dans les différents temps que nous décrivons, comme on feuillette un atlas, sans être obligé de lire entièrement le texte.

Toujours imbus de ce principe que notre livre s’adressait à des débutants, nous avons adjoint à la description de l’autopsie des organes, un rapide exposé d’anatomie descriptive normale et pathologique, afin que l’élève soit guidé dans les principales lésions macroscopiques qu’il pourra rencontrer à l’amphithéâtre.

C’est donc une méthode personnelle de la technique des autopsies, que nous avons exposée dans ce volume.

Après une introduction où nous discutons les avantages et les inconvénients de la dépendance ou de l’indépendance des services cliniques et anatomo-pathologiques : méthode française, uniciste; méthode allemande, dualiste, que j’avais pu étudier sur place au cours d’une mission scientifique en Allemagne, notre livre est divisé en trois parties :

1° Autopsies en général; 2° Autopsies spéciales; 3° Examens de laboratoire nécessaires ppur compléter une autopsie.

Travaux pratiques d’Anatomie pathologique en quatorze séances. En collaboration avec I. Bertrand. Un volume de 264 pages avec 124 figures (3 e édition), Masson et C‘ e , édit., Paris, 1924.

Il y a six ans que parut ce livre dont une seconde édition fut traduite en anglais en 1922 par le professeur Mac Farland (de Philadelphie) et dont une troisème édition est rapidedement venue nécessaire.

Conçu dans un but unique ment pédagogique, ce petit volume est destiné à servir de guide aux étudiants qui suivent les travaux pratiques d’Anatomie pathologique à la Faculté de Médecine, ainsi qu’à la préparation de leurs examens pra-

lequel il est présenté, et qui

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