TUMEURS
2° Des arguments histologiques qui consistent en la présence de boyaux pleins formés de cellules claires chargées de graisse, en contact avec les vaisseaux, et en l’absence de formations canaliculaires. Nous avons montré qu’au point de vue architectural, on pouvait rencontrer, dans les hypernéphromes, des aspects canaliculaires et papillaires, et que, d’autre part, au point de vue morphologique, les tumeurs
tumeur. Ceci revient à dire qu’à la forme typique, c’est-à-dire à V épithélioma papillaire et végétant du rein , correspond une forme atypique qui n’est autre que la tumeqr dite hypernéphrome.
L’étude de faits, comme ceux que nous avons étudiés, montre en effet tous les stades de transition entre ces deux variétés de tumeurs et justifie entièrement notre
A propos du « Périthéliome». Revue critique des faits publiés. En collaboration avec Pierre Ameuille. Bulletin de V Association française pour l’étude du cancer, 16 janvier 1911, p. 29; — 20 mars 1911, p. 143> ; — Premier Congrès international de Pathologie, Turin, 1911.
Nous avons repris, avec notre collègue Ameuille, l’étude du périthéliome. En nous appuyant sur des cas personnels et en faisant la révision critique des cas publiés
Le point de départ de nos recherche présentait, sur deux : fragments pris au h;
points de cette tumeur, l’aspect de l’épithélioma végétant avec amas conjonctivo-
affaire à un épithélioma malpighien des plus nets, avec formation de globes cornés. Il s’agissait donc d’un épithélioma du rein ayant son point de départ dans le bas-
Dans une autre tumeur de la région fessière, si vasculaire qu’on avait pu, à l’œil nu, la considérer comme un angiome, un aspect périthélial typique existait en plu-
Nous avons encore retrouvé des aspects périthéliomateux plus ou moins typiques dans une série de tumeurs épithéliales ou conjonctives ayant subi des processus de dégénérescence.
Après avoir passé en revue les cas qui, dans la littérature, sont étiquetés périthéliomes, nous sommes arrivés à cette conviction que l’aspect périthélial peut être réalisé dans un nombre de circonstances trop différentes pour permettre de reconnaître au périthéliome une entité propre dans le cadre des tumeurs.
Nous avons distingué les différentes alternatives suivantes :
1° L’aspect périthélial peut être dû à la structure histologique normale de l’organe où siège la tumeur. C’est le cas des tumeurs des glandes carotidiennes, coccygiennes, surrénales. Ici, à l’état normal, les cellules que l’on rencontre dans ces
le prof. Pierre Marie, Revue Neurologique, 30 décembre 1905, p. 1183.
II. — Les Cholestéatomes. Bulletin de V Association française pour l'étude du cancer,
III. — Sur les réactions cytologiques produites dans les tissus par les dépôts locaux de cholestérine. Société de Biologie, 5 juillet 1923, p. 18.
Dans un même ordre d’idées que celles du périthéliome, j’ai entrepris l’étude
formuler les propositions suivantes :
connaît déjà certains effets de ces dépôts locaux de cholestérine : le xanthélasma, l’arc sénile, les lésions de l’athérome.
3° Il est donc logique d’admettre que l’infiltration cholestérinique, qu’elle soit
d’une néoplasie par suite des réactions morbides qu’elle détermine dans les tissus; à cette néoplasie revient le nom de cholestéatome qui serait à la cholestérinémie
4° Il n’y a pas lieu d’admettre de vrais cholestéatomes et de faux cholestéatomes, les premiers étant représentés par des masses inflammatoires dégénérées (ceux de l’oreille par exemple) et les seconds par dés endothéliomes à dégénérescence cholestérinique (ceux des méninges par exemple).
5° Les cholestéatomes des plexus choroïdes du cheval ne représentent pas, comme on l’admet généralement,- le type de la tumeur endothéliale ; ils rentrent dans la classe des fausses tumeurs inflammatoires dont la caractéristique est l’infiltration
d’admettre qu’ils peuvent être représentés par des tumeurs de nat
b logique d’origine
t, à transformation kystique presque
eurs épithéliales épendymaires, tumeurs épithéliales par inclusion
fœtale (sorte de kyste épidermoïde du cerveau), et peut-être aussi endothé-
7° Il en est de même pour une série d’autres tumeurs comme les épithéliomas glandulaires et les. tumeurs des glandes sexuelles qui, surtout sous la forme d’embryomes, présentent assez souvent des régions riches en dépôt de cholestérine.
giques assez bien définis, pour mériter de prendre place dans le cadre nosographique sous le nom de « cholestéatome ».
les tumeurs vraies que par les néoformations inflammatoires.
Le terme de cholestéatome ne peut donc être conservé qu’à la condition d’être pris dans un sens uniquement morphologique.
Contribution à l’étude des tumeurs méningées. Trois cas de sarcomes méningés, Société anatomique, novembre 1905, p. 859, et Archives générales de Médecine, n° 51, 1905, p. 3211.
L’étude histologique de trois cas de sarcomes méningés m’a suggéré les considé-
es tumeurs développées aux dépens des méninges, communément appeléi .mes, sarcomes angiolithiques ou endothéliomes méningés, seraient mien lées : sarcomes à type endothélial avec blocs hyalins ou calcaires d’origine va
En effet, le terme de « psammome » est trop général et ne s’applique pas à tous les cas, puisqu’il implique la notion d’une tumeur sablonneuse, aspect qui peut manquer souvent. Celui de « sarcome angiolithique » ne rappelle que la présence des blocs calcaires ; il ne fait ni mention des corps hyalins si nombreux dans certains cas, ni du point de départ originel de ces tumeurs qui proviennent vraisemblablement de l’endothélium arachnoïdien.
2° L’examen histologique de ces tumeurs m’a conduit à accepter en partie l’opinion de Robertson, à savoir que les corps concentriques ont vraisemblablement une origine endo-vasculaire. Mais j’ai interprété différemment la formation, des blocs hyalins dans la cavité vasculaire. Ces corps concentriques sont, pour moi, le résultat d’endophlébite thrombosante hyaline capable de subir ultérieurement une transfor-
avec L. Comil et R. Leroux. Revue
a permis de m
ir deux faits qui ne
paru particulièrement intéressants :
1° Du point de vue anatomo-clinique, il est surprenant de noter l’existence d’une destruction considérable du lobe frontal, notamment de la région rolandique gauche, qui ne s’ëst accompagnée, ni d’hémiplégie, ni d’aphasie persistante.
2° Du point de vue histologique, la tumeur présente un intérêt tout à fait particulier; en ce sens qu’elle ne rentre pas dans le cadre des tumeurs méningées habituelles et qu’elle soulève un problème histo-pathogénique intéressant.
A un faible grossissement, la tumeur est formée de masses lobulées, arrondies, avec réticulum fin mélangé de fibres collagènes; cés niasses sont .limitées par de is collagènes périphériques.
nt, on voit : d’une part des tourbillons d’apparence : arrondis ou ovalaires, de petite taille, affectant la n syncitiale; d’autre part des plages sans architecture, caractérisées par
’a pas affaire ici à une tumeur pouvant être rangée dans le s méningées habituellement rencontrées, du type Le. L’aspect syncitial fibrillaire de la tumeur, sa disposition
tées inguino-pubiennes révélatrices d’une tumeur de la vessie. En collaboration avec P. Ertzbischoff et Fumet. Bulletin de V Association française pour d’étude du cancer, n° 3, mars 1922, p. 141.
Diagnostic histologique des tumeurs. En collaboration avec R. Leroux in Travaux pratiques d’Anatomie pathologique , 2 e série. — Un vol. de 352 pages avec. 129 figures, Masson et C le , édit., Paris, 1921.
déduction : c’est la base du diagnostic histologique. Rappelons toutefois que pour ce diagnostic, surtout pour celui des tumeurs, les images optiques fournies par le microscope ne sont qu’un des éléments nécessaires à la solution du problème. Si cette donnée est parfois suffisamment caractéristique pour conduire à elle seule au diagnostic, elle n’acquiert le plus souvent de valeur, que rapprochée des notions de siège du fragment, de l’orientation des coupes, du volume, de la durée et de
Ce livre comprend deux parties :
Dans une première partie, nous avons cru utile de rappeler brièvement les notions anatomo-pathologiques nécessaires à la conduite, au microscope, d’un diagnostic