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III. - ANATOMIE

1. — Anatomie du rectum. — Dans la Chirurgie du rectum, que nous avons publiée en collaboration avec M. Quénu, nous avons, en quarante-six pages, résumé les recherches que nous avions faites sur l’anatomie de cet organe. Trente-cinq des figures ou planches, qui illustrent ce chapitre, ont été dessinées directement d’après des préparations, dés moulages ou des coupes après congélation.

Notre but a été, non de donner une description complète de l’anatomie du rectum, mais d’apporter des documents personnels sur quelques points, qui nous avaient paru mériter des études nouvelles.

2. — Les anastomoses des nerfs du membre supérieur et leur importance au point de vue de la conservation des fonctions sensitivo-motrices après des sections nerveuses. — Le point de départ de ces recherches a été une constatation faite au niveau de la paume de la main. Disséquant les nerfs de cette région, nous avons été frappé par la fréquence d’une disposition que nous avons noté 29 fois sur 45 et qui, jusqu’alors, n’avait pas été mentionnée par les divers auteurs de traités d’anatomie. Elle consiste essentiellement en des divisions suivies de reconstitutions de troncs nerveux, qui affectent ainsi des dispositions en ellipse.

1* Le type le plus simple est muq boutonnière d’une des branches terminales du médian ou du cubital, dans laquelle passe une des artères digitales, quelquefois l’arcade palmaire superficielle. La boutonnière n’a guère plus de 5 à 10 millimètres de long; elle est constituée par la division du rameau nerveux en deux parties à peu près égales, qui s’appliquent sur l’artère, qu’elles embrassent, et se rejoignent presque immédiatement pour reconstituer le tronc nerveux. C’est de beaucoup la disposition la plus fréquente.

le nom d’hypertrophie pa-

à tort avant la publication de notre mémoire, sous rotidienne.

Cette variété d’angiome apparaft dans les premiers temps de la vie. L’affection, unilatérale, se traduit cliniquement par les symptômes d’une hypertrophie parotidienne avec développement vasculaire considérable (réductibilité partielle, gonflement par les cris, teinte bleutée de la peau, quelquefois par un nævus cutané concomitant, etc.).

Elle débute par une dilatation des capillaires préexistants de la glande, mais ne tarde pas à subir la transformation caverneuse. Au niveau des parties angiomateuses, les acini sont plus petits, tassés, puis disparaissent, les canaux excréteurs résistant seuls à l’atrophie qui frappe l’élément glandulaire.

3. — La pharyngectomie dans les cancers oro-pharyngés. — Même dans les cas de cancers étendus, la pharyngectomie peut donner des guérisons définitives. lly a donc lieu de recourir à Vintervention malgré les risques auxquels elle expose. L’opération est d’autant plus logique que le cancer du pharynx est un cancer qui se propage de proche en proche et qui se généralise peu.

Les procédés de choix sont ceux qui permettent d’agir à la fois sur la tumeur et les ganglions ; ces procédés diffèrent suivant que la tumeur occupe le pharynx inférieur ou l’oro-pharynx.

Pour les tumeurs du pharynx inférieur nous préférons à la pharyngotomie sus ou sous-hyoïdienne et à l’incision médiane, avec ostéotomie ou hémirésection de l’hyoïde, la pharyngotomie latérale sus ou sous-hyoïdienne.

Pour les tumeurs de l’oro-pharynx, la simple incision sous-angulo-maxillaire, avec résection partielle où totale de la branche montante du maxillaire, nous semble indiquée. L’opération est faite dans la position demi-assise et les vaisseaux sont liés à mesure qu’on les rencontre. La trachéotomie préliminaire n’est pratiquée que dans les grosses tumeurs menaçant d’asphyxier le malade dès le début de l’anesthésie.

ün enlève ainsi, en bloc, la tumeur, les ganglions et les territoires lymphatiques intermédiaires. Dans ces dernières années j’ai pratiqué l’opération en deux temps (voir traitement du cancer de la langue).

4. — Traitement du cancer de la langue. — Un des dangers de l’ablation des cancers de la langue est l’infection du’tissu cellulaire profond du cou par le contenu septique de la cavité buccale.

Pour l’éviter, quand le plancher n’est pas envahi, que la langue peut être attirée en avant, dans un premier temps j’enlève à l’exemple de Butlin, par les

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