C. — MOELLE
Sclérose en plaques (83-86-ioo-io9-ii2-ii6-i44)
Dans un travail avec Egger reposant sur l’élude de vingt-deux cas de sclérose en plaques^ nous avons attiré l’altenlion sur les symptômes suivants, insuffisamment mentionnés ou non décrits jusque-là : la fatigabilité pr<^coce, l’épuisement rapide de certains groupes musculaires; l’hypotonie, phéntwnène inconstant, les, troubles de la sensibilité superficielle 6i surtout profonde, sur lesquels je reviendrai plus loin, les troubles fonctionnels passagers des nerfs de la viii' paire, de la vn* paire, de la ni* et même du nerf optique, de même caractère que les phénomènes d’épuisement rapide.
J’ai étudié deux cas de sclérose en plaques avec agnosie tactile à la main, et j’ai pu, chez certains de ces malades, voir le régime des réflexes se transformer suivant l’évolution ou la multiplication des foyers de sclérose. J'ai insisté sur l’inégalité'des réflexes des deux côtés du corps et sur les différents segments d’un membre.
Le début de la sclérose en plaques peut être insidieux et se traduire seulement par des troubles sphinctériens et génitaux; j’ai consàqré un mémoire avec F. Rose à cette question (i2i) et nous avons montré que, conformément aux vues d’Oppenheim, de-Muller, .et contrairement à la description de Charcot, les troubles sphinctériens sont presque habituels dans la sclérose en plaques (68 p. loodes cas).. Ils peuvent prédominer à un tel point qu’on a pu parler d’un^ forme sacrée de la sclérose disséminée et qii’ils peuvent faire hésiter le diagnostic. Pour eux comme pour les autres signes de la maladie, c'est l’évolution par accès avec retour à la normale et récidives qui constitue l’élément diagnostique principal, et qui peut différencier cette affection des myélites syphilitiques, bien qu’on
Syndrome des fibres longues (192)
Ce syndrome rare des libres longues a été décrit pour la première fois par Thompson et
Dans notre observation anatomo-clinique rapportée avec Schoeller, nous avons mis en relief les troubles dissociés de la sensibilité (conservation fi peu près complète des sensibilités superncielles.^ierto des sensibilités profondes), les troubles ataxo-cérébelleux et les
localisation des altérations aux faisceaux indiqués (lésions des fibres radiculaires longues des cordons postérieurs, légère altération du faisceau pyramidal).
Étude graphique du clonus du pied (89-90)
Pour différencier le clonus du pied symptomatique des maladies organiques des faux
graphique qui nous a montré que le clonus des maladies organiques se distinguait par la régularité du tracé, l’égalité de hauteur et, de distance des traits inscrits, la vitesse, en-
plus rapides et irrégulières. Cotte étude, a été reprise plus tard par E. Levi, Sollier, Salomonson, qui ont perfectionné la méthode.
Troubles nerveux dans l’intoxication oxyoarbonée (146-157-164-172).- L’intoxication oxycarbonée ne détermine pas de lésions parenchymateuses des nerfs. Il n’existe pas de névrite oxycarbonée. L’intoxication provoque, dans les centres nerveux,
même, dans les nerfs, les paquets vasculo nerveux, les muscles et le tissu conjonctif, des
du sympathique qui a des origines centrales dans cette région. Cette glycosurie fut abondante, 200 à 3oo grammes par vingt-quatre heures; dans les deux cas, elle s’accompagnait du cortège des troubles fonctionnels ordinaires, polyurie, polydipsie; elle ne put être
Modifications dynamogéniques des centres nerveux inférieurs dans les troubles moteurs hystériques (216)
Nous avons constaté, -ainsi que MM. Babinski et Froment l’avaient indiqué, la diflicullé
même l’impossibilité que l’on rencontre, pendant la phase d’anesthésie, complète,-à
réllexes disp&raissent. Il en est de même pour les réflexes tendineux. Nous avons pensé que l’immobilisation, chez les sujets hys'tériques qui peuvent réaliser l’oubli complet delà fonction à un degré que l’individu normal est incapable de reproduire, pouvait engendrer
tabilité des centres, mais d’un fléchissement de'leur activité i c’est alors l’inhibition relative et persistante des centres qu’il faut invoquer.
La commotion médullaire (2i8-2i9-225-226-227-23o)
De 1915 à 1918, nous avons étudié avec i. Lhermitte, au point de vue clinique et anato*
description anatomique précise de cette affection, qu'autrefois on tendait à confondre avec l’hémalomyélic.
Nous avons distingué la commotion indirecte et la commotion directe. La commotion indirecte de la moelle est causée par la déflagration d’un explosif, un éclatement d’obus à distance du sujet, sans choc sur la colonne vertébrale ou les régions voisines. La commotion directe est réalisée dans les cas où un projectile ou un traumatisme violent a frappé la colonne vertébrale ou les parties osseuses voisines, sans toucher la moelle ou ses enveloppes.
lions épendymaires. .
où elles revêtirent la même forme. Il s’agit là d’une forme rare de névrite ascendante sep- .tique qui esté opposer à la névrite ascendante à forme sensitive très discutée d’ailleurs, laquelle, en dehors des causalgies, s’est montrée exceptionnellement rare.
Lésions traumatiques des nerfs par projectiles de guerre
Nous inspirant des travaux publiés par les aüteurs américains et les médecins qui avaient observé des faits de celte nature pendant la guerre russo-japonaise et la campagne
une thérapeutique chirurgicale'. Après Waither (novembre 1914), nous avons indiqué (décembre 1914) la voie dans laquelle nous nous étions engagés. Nous avons insisté,
figuré des cas de supipléa radial; l’adaptation du di du membre inférieur, dai
ce du médian par le cubital, des nerfs médian et cubital par le it antérieur, des jambîers -antérieur et postérieur à la motricité
a garde, maintes fois, dans nos travaux, les médecins contre la rapide et facile des fondions motrices après les interventions
- exemple, certains sujets atteignent une dextérité telle que la t d’opposition paraît évidente. Nous avons proposé de reconnaître
restauration du mouvement d’opposition paraît évidente. Nous avons proposé de reconnaître la fausse opposition (mouvement d’adduction forcée du pouce par les muscles innervés par le cubital) en recherchant ce que nous avons appelé le signe du poing. On fait fermer le poing, le pouce étant placé au-dessus du quatrième doigt comme dans l’acte de montrer le poing; le mouvement est impossible pour le sujet qui fait une fausse opposition par adduction.
la béquille », par rétraction des fléchisseurs de la jambe. Ce sont là des complications évitables des blessures de guerre, sur lesquelles nous n'avons cessé d’appeler l’attention, d'autant plus qu’en dehors des troubles dus aux conditions physiques mauvaises, peuvent . s’ajouter des phénomènes pithiatiques, qui doivent êlre pris en considéralion pour l’évaluation des incapacités dans les attitudes vicieuses.
ENDOCRINOLOGIE
syndrome monoglandulaire (insuffisance testiculaire) aux syndromes plyriglandulaires.
D’autre part, il existait dans la littérature médicale quelques faits de dystrophie à type myxœdémateux ou eunuchoïde que M. Gàndy, dans son travail de 1906, a ajoutés aux deux cas qu’il présentait pbur constituer un nouveau type de 4 ystrophie : Vinfantilisme tardif. Pour M. Gandy, il s’agissait d’une affection dont rorigine devait être cherchée dans.une lésion thyroïdienne laquelle engendrait le myxœdème et l’infantilisme par dysorchidie secondaire. M. Gandy ne pouvait étayer sa conception pathogénique que sur des hypo-
du^système nerveux
système neryeux.et pour éjclairer certaines questions de pathogénie encore incomplètes, il
l’existence d’un syndrome hypophysaire, consécutif à l'hypertension intracrânienne sur lequel nous avons tout spécialement attiré l’attention. Il est dô à la compression de l’hypophyse par distension de l’infundibulum qui se gonfle comme un ballonnet et remplit toute ,Ia selle turcique, en aplatissant peu à peu la glande. ^Ce syndrome, nous l’avons
par Apert et R. Porak dans un autre cas de tumeur épiphysaire. Aussi avons-nous énoncé
e médecine, appuyé notre conception d’une observation de S. Zandren (rgai), it que dans un cSs d’absence de la glande pinéale la symptomatologie se réduisit à t de développement physique et intellectuel.
fonction hypophysaire, causé par les tumeurs de la glande, nous avons signalé que, dans deux autopsies, nous ne trouvions qu’une augmentation de volume considérable des diverses glandes, et surtout de l’hypophyse qui revêtait le type adénomateux, du corps thyroïde, des parathyroïdes et des surrénales. Les ovaires seuls étaient atrophiés. Les organes hémo-iymphoïdes eux-mêmes étaient hypertrophiés (ganglions, rate). D’autres auteurs ont insisté sur les altérations primitives des surrénales.
Nous avons signalé égalenient l'existence des déformations acroraégaloïdes traduisant un étal dystrophique pluriglandulaire sans qu’on puisse en préciser la nature, et étudié un cas d’acromégalie .développé pendant l’adolescence et qui n’avait pas entraîné le gigantisme; ce qui prouve que la dystrdphie hypophysaire ne tient pas toujours sous sa dépen' dance l’évolution du tissu osseux. ■
un jeune homme chez qui l’état du crâne permettait de penser à une dystrophie du type
à coup et le malade succomba brusquement. Chez ce sujet, on trouva à l’autopsie une tumeur épithéliomateuse typique du thymus et différentes lésions endocriniennes traduisant un épuisement fonctionnel de ces glandes. Nous avons émis l’opinion que le syndrome mye^thénique était cau,sé ici par une insuffisance glandulaire résultant de l’action des sécrétions thymiques altérées. Enfin, nous avons vu avec Sézary l’asthénie accompagnant
Hérédité dysthyroïdienue et dystrophies infantiles (3oi)
On a invoqué pour expliquer bien des dystrophies musculaires et nerveuses (maladies familiales et hérédiaires, myopathie, myotonie, scléroses combinées), des dystrophies héré-
biliaire. Dans le rein, toutes les formes de néphrites ont été obtenues depuis la néphrite aiguë jusqu’à la sclérose rénale atrophique. Nous avons même réalisé la maladie amyloïde
des nerfs (état tigré) et de la moelle. Dans un cas d’intoxication prolongée, la toxine tétanique a provoqué chez un chien des foyers de myélite subaiguë disséminée, évoluant vers la sclérose, 'sans dégénération secondaire des cordons et se rapprochant des lésions de la sclérose'en plaques au début. L’animal présentait des signes de spasmodicité et des troubles de l’équilibre. Dans une aulre intoxication provoquée par la toxine pyocyanique, nous avons vu, avec Charrin, se développer une atrophie musculaire en rapport avec une poliomyélite antérieure.
En intoxiquant des lapins avec du venin de vipère très dilué, nous avbns constate, avec Charrin, l’apparition lente d’une paralysie progressive, avec atrophie musculaire, en rapport avec des lésions poliomyélitiques et névritiques.
EnCn, avec Phisalix, nous avons reproduit d’une façon constante chez le chien des méningo-encéphalo-myélites supparées par l’inoculation d’un petit bacille provenant d’une septicémie des cobayes; dans quatre cas, l’exsudat était seulement séreux (méningite séreuse), mais contenait le bacille et quelques polynucléaires.
Tous ces faits, qui, à l’époque où ils furent publiés (1896-1897), constituaient une contribution originale à la pathogcnie des lésions viscérales et nerveuses causées par les
lésions du système nerveux. ' ' .